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Biographie

The Psyke Project

The Psyke Project voit le jour en 2001 à Helsinge, ville perdue du Danemark. Les premiers émois du groupe se font sur des groupes comme Converge, Zao ou Neurosis, tandis que se succèdent tout d'abord les démos, puis les albums, dont le dernier né, Dead Storm, sort en 2009. Aujourd'hui basé à Copenhague, The Psyke Project a joué sur différentes scènes, accumulant petit à petit une popularité qui leur permit de signer chez Lifeforce Records.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (15/20).
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Dead Storm ( 2009 )

The Psyke Project a fort à faire avec son nouvel opus : n’est pas tache aisée de passer d’un Post-Hardcore teinté de Postcore sympathique sur Apnea à un son plus massif, plus lourd, comme on nous en sort par palettes depuis plusieurs années, si bien que rapidement, un disque peut passer de "coup d'éclat" à "pâle copie de". Pourtant, avec ce changement de direction, les Danois ont décidé de durcir le ton et ralentir le rythme. Passons outre les raisons de cette réorientation, laissons les messes basses aux bars de quartier et jetons une oreille sur Dead Storm.

Il faut l'avouer, l'empreinte des majors de promo du Postcore est très présente sur Dead Storm. Neurosis, Cult Of Luna, Amen Ra, ... The Psyke Project s’inspire du haut du panier : entre des riffs pesants tirant sur la bande à Kelly ou de Rosetta, le chant proche des mastodontes de Black Sheep Wall et la froideur digne des adeptes lunaires, les Danois ont presque oublié de prendre une bouffée d'oxygène histoire d'aérer le tout. Pour ceux qui veulent aller à l’essentiel, on peut résumer les 52 minutes en quelques mots : partie rythmique pachydermique, mur de guitares et chant rugueux, et citer quelques morceaux représentatifs de l'album : Cursed With Care (et sa batterie à tomber), Utopia Is Not An Option (sa fin haletante) ou Stockholm Bloodbath (pour son mur de son). Mais la véritable force de Dead Storm se trouve dans son homogénéité : pas un riff en dessous de l'autre, pas de ligne de chant infructueuse et aucune tentative d'accélérer le rythme avortée. The Psyke Project lâche un opus que l'on peut malheureusement esquisser après quelques minutes mais les courbes ne sont, par chance, pas celles d'un plat paysage musical.
Leur musique offre néanmoins quelques brises d’air frais sous ce ciel menaçant : la douce montée en puissance de Polaris, peu originale mais faisant pourtant son petit effet, l’apaisante conclusion de Storms Of The North ou encore le break central de Stockholm Bloodbath. Pas de quoi sauter au plafond, mais de tels instants apportent un petit plus à Dead Storm.
Apnea abordait déjà, en son temps, quelques compos qui atteignent maturité ici. Que ce soit des fragments de PostRock (Not In My Time) ou de PostCore à la Amen Ra (Physical Romance), The Psyke Project n’a fait que développer des idées déjà ancrées dans leur musique. Fort heureusement, il n’est plus question ici d’un chant parfois indécis ou même d’accélérations alambiquées qui tomberont à plat en quelques secondes : Dead Storm est l’aboutissement d’Apnea, ni plus ni moins.

Ne nions pas l'évidence, les incollables de la scène Postcore trouveront toujours à redire sur Dead Storm. Que ce soit les inspirations plus que palpables ou tout simplement certains passages efficaces mais sans grande originalité, The Psyke Project n'a pas comme projet de prendre la tête d'un mouvement que Neurosis a déjà enterré. Le combo se fait juste plaisir, avec élégance et simplicité, sans chercher plus loin qu'un éternel headbang sous une pluie torrentielle. Loin des essais cahoteux dont certains font preuves (A Storm Of Light, Isis), Dead Storm n'est pas une tempête dans un verre d'eau, loin de là…

A écouter : Stockholm Bloodbath Winter - Polaris