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Biographie

The Pookies

Forest (chant/basse) et Fred (guitare/chœurs) forment The Pookies début 1999 dans la région lyonnaise. Peu après Loup (batterie) rejoint les 2 compères pour compléter le trio. Après 2 démos inspirées par des groupes de styles et de nationalités différents, On The Ring Records est là pour sortir leur premier EP 7 titres Dirty Flower qui représente les 2 années de travail du combo alors que le succès commence à pointer le bout de son nez...

16 / 20
1 commentaire (17/20).

Stunts, Fights and Mariachies ( 2005 )

Sincèrement, on a frisé la correctionnelle. En tardant à s'intéresser au premier album des Pookies, on a failli passer à côté d'un petit joyau comme on en rencontre rarement. Dirty Flower, paru en 2002, nous avait déjà donné un aperçu du potentiel prometteur des lyonnais. Trois années plus tard, Stunts, Fights and Mariachies dépasse toutes nos espérances.

Difficile de rester insensible à l'intensité qui se dégage de ce premier opus. En vingt minutes et treize morceaux, les Pookies égrenent leur punk rock solidement ancrée dans la tradition, avec un enthousiasme qui semble n'être l'apanage que des power trio. Des guitares hurlantes et véloces, une basse galopante omni-présente et un batteur qui tape comme un sourd constituent bien évidemment l'essence même de l'énergie habitant les lyonnais. Sa manifestation la plus probante apparaît sur les très énervés "1933" et "Green Host", fleurant bon le rock n'roll des Hard-Ons ou même SNFU, période Better Than A Stick in Your Eyes.
 
Toutefois, leur talent ne s'arrête pas là mais se prolonge également dans la capacité à exploiter cette énergie de diverses manières. Ainsi, la force des Pookies est aussi de disposer d'une insolente inspiration sur le plan mélodique, où plane l'ombre de Hot Water Music ("Democratie for Dinner", "Dance Hall Ripper", "Pull Me Over"), leur permettant même de s'offrir quelques incursions pop de qualité ("Over And Over and Out", "Pathetic") sans pour autant perdre de leur superbe au niveau des guitares comme à celui du chant et des choeurs, toujours extrêmement soignés.

Bref, inutile d'épiloguer. Stunts, Fights and Mariachies, c'est du boulot de grande classe, simple, électrisant, passionné, furieux, émotionnel et ce sont encore les Pookies qui en parlent le mieux.

Télécharger : "Not Breathing" , "Dance Hall Ripper"

A écouter : "Pathetic", "Green Host", "1933"
13.5 / 20
0 commentaire

Dirty Flower ( 2002 )

Je ne sais pas si le fait que ce EP soit issu de 2 démos différentes y est pour quelque chose, mais pour ma part je couperais ce cd en 2 parties distinctes (qui ne reflète pas totalement l'ordre d'apparition des compos).
Une première serait composée des morceaux "Let's talk about chicken", "2:30 am", "computer" et la seconde serait donc composée des 4 titres restant à savoir "last bed", ""whoot", "let us play" et "new shoes".

Commençons par les 3 premiers morceaux. Très honnêtement, ce n'est pas ce type de punk rock énormément influencé par Uncommonmenfrommars (pour ne citer qu'eux), que je préfère! Je vais être franc en disant que c'est presque une copie! Maintenant la ressemblance est peut être fortuite... Quoiqu'il en soit, elle est bien là! On retrouve les mêmes riffs de punk rock gentillets passe-partout, une simplicité (sonore et musicale) efficace et presque dépouillée avec une seule guitare et un son de batterie ultra sec qu'on pourrait même presque penser venir tout droit d'un logiciel de samples tellement c'est net...
Les intonations du chant ne sont également jamais très loin de celles des plus français des punkers américains (comparez "Let's talk about chicken" et "Matrix is real") surtout dans les refrains, et on a droit à quelques petites envolées instrumentales comme le UMFM savent si bien le faire pour terminer le morceau de façon un peu plus intense avec les choeurs...

Cependant, à certains moments dans ces morceaux, on assiste à quelques particularités comme le passage de "Computer" où l'intonation de la phrase "I am a hypocrit" est assez décalée et inhabituelle... Enfin bref, ces 3 chansons n'ont pas grand chose de neuf et de très recherché mis à part quelques rares et courts passages. Néanmoins, la simplicité efficace dont elles font preuve raviront certainement les fans d'UMFM.

Passons maintenant à la "deuxième partie" que je trouve nettement plus intéressante! Sur ces titres là, les influences semblent bien plus diverses, de l'indie rock au punk rock plus speed en passant par l'emo punk...

"Last bed" est une petite merveille! Aucune comparaison possible avec les morceaux cités ci dessus tellement ce morceau est plus inspiré! Une ambiance qui se rapprocherait plus de l'emo punk avec des parties punk rock. Le chant est magnifique, plus technique, bien plus travaillé, les voix doublées aidant... La difficulté autrement plus grande de rendre l'émotion est bien maîtrisée et le reste des instruments suit bien! Même si la difficulté n'est pas vraiment accrue au niveau de ces instruments, les quelques variations sont très appréciables et les différentes parties du morceau s'enchaînent très bien, de façon naturelle et cela renforce la présence de l'ambiance assez émotionnel du morceau. Par contre, avec près de 5 minutes, quelques petites parties auraient peut être pu être enlevées ou raccourcies...
"Whoot" continue à peu près sur cette lancée légèrement plus émotionelle qui n'était pas présente sur les premiers titres décrits, sur cette musique moins évidente et plus recherchée. Le rhytme accélère un peu, les parties plus diversifiées, les voix doublées sont toujours là et on remarque que les Pookies aiment bien faire durer le chant principal et les choeurs (parfaits au passage) pendant quelques courtes secondes à la fin des phrases... Celà devient vraiment évident sur "Let us play", le morceau suivant qui surenchérit encore un peu plus dans la vitesse et la technique.
"New shoes" ferme bien la marche avec une intro version emo/indie rock et un morceau qui s'inscrit dans la lignée de "Last bed".

Bref, ce EP de 23 minutes me donne vraiment l'impression de mettre en présence 2 groupes différents: d'un côté un groupe de punk rock simpliste et pas des plus original; et de l'autre, des compos plus recherchées, plus travaillées, plus personnelles et plus abouties! La note aurait certainement été plus élevée si l'intégralité du EP avait été du même acabit! Celà dit ça n'engage que moi.

Update: A la demande de certaines personnes, je rajoute que la ressemblance avec Uncommonmenfrommars peut paraître quelque peu normale vu que Forest (chant/basse) est le petit frère de Trint, Daff et Ed d'UMFM. Mais très honnêtement, je ne sais pas bien si c'est utile de le préciser pour la chronique vu que quand Forest le veut, il sait très bien employer sa voix de sa propre façon de manière à faire disparaître les ressemblances (voir l'autre "moitié" de l'album que je trouve plus réussie...)

A écouter : Last bed ; Let us play ; Whoot
The Pookies

Style : Punk Rock
Tags :
Origine : France
Site Officiel : the-pookies.net
Site Officiel : dirtywitch.free.fr
Amateurs : 9 amateurs Facebook :