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Biographie

The Pax Cecilia

Discret groupe originaire de New York, The Pax Cecilia sort une première démo très aboutie en 2004. Différent d’à peu près tout ce qui se fait actuellement en matière de musiques métalliques comme ambiantes, il  se créé vite un style personnel. Le noyau du groupe est composé de cinq à six membres constants, mais leurs orchestrations riches et leur musique ambitieuse impliquent la participation d’un grand nombre d’invités. Sans label, The Pax Cecilia se charge lui même de la promotion de son premier effort, allant même jusqu'à l’envoyer gratuitement à qui leur demanderait une copie. Face à la réussite de l’initiative, le groupe continue sur le même mode de fonctionnement lors de la sortie de son premier véritable album Blessed Are The Bonds en 2007.

Chronique

17 / 20
4 commentaires (18.13/20).
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Blessed Are The Bonds ( 2007 )

The Pax Cecilia est un groupe discret. The Pax Cecilia ne fait pas de vagues. Ou alors celles-ci restent sonores, uniquement. Blessed Are The Bonds, c’est un peu de ça : un album humble, concentré sur son propos, allant chercher au plus profond de nous un délicieux frisson. Un album d’une beauté triste. « Grise », pourrait on dire par opposition au « bling-bling » d’un courant Postcore / Post Hardcore encombré et envahissant. Le Postcore a la cote, il est vrai, et continue de nous apporter de belles choses. Mais il ne suffit pas de s’en réclamer sur une page myspace pour toucher au but. The Pax Cecilia n'en fait rien et joue, tout simplement.

Vous l’aurez compris, ce Blessed Are The Bonds est un très bel album. Autant ne pas s’en cacher, même si chacun saura sûrement se faire son avis. The Pax Cecilia y enchaîne huit titres comme on enfilerait des perles. Sans discontinuer. Piochant ici et là les éléments nécessaires à la composition de son ouvrage, le groupe nous entraîne dans un voyage touchant tout en nuances. Le chant (parfois multiple) y est souvent notre guide au milieu d’un univers musical toujours très mouvant. Atout indéniable du groupe, cristallin et tout en retenue, celui-ci saura tout autant s’écorcher à l’extrême et gagner en puissance, conservant, toujours, son coté touchant et à fleur de peau. Abandonnant totalement toute touche de classicisme, The Pax Cecilia développe ses atmosphères au cours de longs titres (deux chansons en dessous des six minutes) progressifs, s’imbriquant les uns dans les autres comme autant de chapitres d’une histoire unique. Piano, violoncelle ou encore trombone côtoient les habituelles batterie, guitare et basse, participant à part égale à l’élaboration d’une musique au fourmillement réel et riche de détails.

Presque palpable dans ses moments de grâce, le microcosme développé par les new-yorkais laisse l’auditeur le peupler de son imaginaire propre. Ni trop évident, ni suffisant dans ses déclamations, le groupe égraine sa musique peu commune, navigant entre puissantes attaques postcore (The progress, The machine), accalmies Ambient (The wasteland) ou ambitions Post Rock (The water song), voire même quelque peu Folk (The hymn) sans ordre préétabli. Les textes, quand à eux, font entièrement corps avec la musique. Ils nourrissent autant l’univers du groupe qu’ils l’illustrent, insufflant de poétiques mais déchirants tableaux dans les esprits, visant directement l’affect et plongeant plus profondément encore l’auditeur au cœur du monde merveilleusement désolé de The Pax Cecilia.
Entièrement à l'album, The hymn finira cependant par nous amener délicatement vers la conclusion de Blessed Are The Bonds. On jurerait avoir entendu, à un moment, quelqu’un pleurer. Mais était-ce alors l’affliction ou l’émotion qui dominait? Impossible de le savoir... la lumière point déjà au bout du tunnel. Une lueur d’espoir scintille de nouveau chez The Pax Cecilia. A moins qu’elle ne fût toujours présente... Je crois bien que le groupe, lui, ne l’aura jamais perdue de vue.

Evitant avec aisance misérabilisme émotif et plans convenus, The Pax Cecilia s’en va tracer son sillon à la marge, renvoyant la concurrence à ses gammes. On aurait presque envie de s’excuser pour le retard à l’allumage (album dispo depuis avril 2007) tant ce groupe quasi anonyme s’impose avec une évidence déconcertante comme l'un des plus prometteurs du genre.

L'album est téléchargeable gratuitement sur le site du groupe, qui promettait aussi de l'envoyer à qui le demandait par simple mail (stock épuisé).
Il est par ailleurs possible d'y donner librement afin de soutenir le groupe et son initiative.

A écouter : d'urgence
The Pax Cecilia

Style : Inclassable / Postcore
Tags : -
Origine : USA
Site Officiel : paxcecilia.com
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Amateurs : 16 amateurs Facebook :