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Biographie

The NY-Hill Stillness

Tulle. Un instant. Musique, politique. Éphémère. Comme pour ne pas perdre l'authenticité. The NY-Hill Stillness fut un groupe d'hardcore/screamo actif entre printemps 2007 et décembre 2009. Il enchaina les tournées en Europe de l'est, comme en Angleterre avec des groupes comme The Plague Mass ou Crocus. Il fut aussi au cœur d'un beau film indépendant, Des rêves pour l'hiver d'Antoine Parouty. Il nous a légué deux ep - The Last Digust Never Comes (2008) et Shiny Dirt (2009) -. Un 3e était dans les tuyaux avant que le groupe ne splite, mais il n'est jamais sorti. The NY-Hill Stillness fait parti de ceux qui ont compté.

15.5 / 20
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Shiny Dirt ( 2009 )

Concentré dans 3 titres à la densité monstre et dans un artwork somptueux, The NY-Hill Stillness livre ce qui sera son ultime production avec la rage des fous qui vont à la salle d’électrochoc.
 
Car ce Ep a de la gueule, c’est indéniable. Une vraie gueule, qui marque et qui s’inscrit dans la mémoire. Comme un visage émacié, creusé, les pommettes saillantes prêtes à recevoir les coups et la pupille ingurgitée de sang. Dans la vie comme dans sa musique, The NY-Hill Stillness n’est pas en effet pas du style "crust de salon". Les compositions sont faites à l’empirisme ; avec de l’asphalte et du goudron sous les semelles et des pages de Vaneighem en tapisserie. Et pourtant malgré le côté roots/sans compromis de ses protagonistes, le quatuor de Tulle trouve ici le moyen de sortir une production du meilleur cru qui permet d'envoyer la claque rude et démente que le précédent ep laissait présager pour l’avenir. Anatomie.

Les tonalités âpres et nauséeuses du hardcore de The NY-Hill Stillness peuvent alors se répandre avec amplitude, d’autant plus que le combo a décidé pour sa dernière livraison de jouer la carte du format postcore en étirant ses tracks pour leur donner une allure tentaculaire. Exit donc le credo de la seule urgence et la brièveté. Ici, The NY-Hill Stillness fait apprécier une variété de rythmes considérables (les "cassures" sont terribles), laisse hurler les distorsions ("Cranes"), emprunte des sentiers mélancoliques (introduction de "Hollow Day" et sa voix lointaine et étouffée) et plaque des riffs incantatoires ("Dryness"). Qu’on ne croit pas pour autant que ses auteurs aient rangé la mitraille. Le chant demeure screamé et appuyé par des chœurs coreux, les déflagrations en tempo de base sont de mise et l’explosivité est résolument punk. Il y a comme du I Am John Spartan, du Crocus, du Bokanovsky et du The Plague Mass à la fois. Il y a de la fureur aussi, dans son sens étymologique. "Isn’t this violence ?"

On compte sur les doigts d’une main les ep de cette qualité qui sortent par année dans l’hexagone. Ce 3 titres est un immanquable. Et à peine parti, The NY-Hill Stilness est un groupe qui me manque déjà. So long…

L'ep est gratuitement disponible ici.

A écouter : avec le poing fermé

The Last Disgust Never Comes ( 2008 )

The NY Hill Stillness a suffisamment de sueur aux membres pour décoller du papier peint à mains nues. Ca tombe bien, The Last Digust Never Comes n’est pas là pour jouer au milieu des devantures fleuries.

The NY Hill Stillness épous(t)e donc la poussière, prend la ville à rebrousse poil et se lance dans la froideur des ruelles désertes à coup de grandes travées rythmiques. Street reality. Ca va vite, très vite, claquant une bonne paire de vitres au passage (pas le temps de se regarder dans un miroir) tout en brisant les 4 parterres sondés par une batterie amatrice de forage. Diviser (la partition) pour mieux régner.
The NY Hill Stillness réussit donc le tour de force de jouer un hardcore sans encolure, serré, notamment grâce à un song-writing pessimiste mais atypique et intelligent, qui lui permet  d’allier dynamisme et épanchement (les chœurs de "Lifelong Stake"). La devise : jouer le front baissé, tout en ayant les idées hautes. Les amateurs de Baudrillard ou des théories situationnistes se retrouveront donc dans le propos du groupe, et savoureront dans les débris de tempo (la magistrale ouverture de "Ad Nauseam") le reflet d’une société morcelée et à la dérive.

Amoureux du DIY ; sauvage, fougueux et à la limite de la haine dans le timbre, The NY Hill Stillness secoue sans ménagement ("The Digger"). Probablement plus inspiré sur les variations de l’excellent "Lifelong Stake" que dans certains passages un peu trop monolitiques / répétitifs ("Incense"), The NY Hill Stillness se sert des mosh parts pour marteler son art (de vivre), portant haut le flambeau des valeurs que le hardcore ne doit jamais perdre de vue : Humilité et réflexion.

En écoute sur myspace.

A écouter : "Lifelong Stake"
The NY-Hill Stillness

Style : Hardcore Punk
Tags : - - -
Origine : France
Site Officiel : desrevespourlhiver.com
Myspace :
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