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Biographie

The Misfits

Jerry Only : Chant / Basse
Jerry Caiafa II : Guitare
Eric "Chupacabra" Arce : Batterie

Original Misfits reunions :
Glenn Danzig : Chant
Jerry Only : Basse / Chœurs
Doyle Wolfgang Von Frankenstein : Guitare

Formés en 1977 à Lodi, États-Unis par Glenn Danzig, les Misfits enregistrent leur premier single Cough/Cool autour de Danzig (chant/clavier), Jerry Only (basse) et Manny Martinez (batterie). En 1978, ils sont rejoints par le batteur Mr. Jim et le guitariste Franché Coma, le groupe sort le maxi Bullet avec comme pochette un dessin représentant John Fitzgerald Kennedy en train d'être assassiné. Les line-ups se succèdent avec notamment le guitariste Bobby Steele et le batteur Joey Image (Horror Business, Night of The Living Dead - 1979) puis Arthur Googy (batterie). En 1981, les Misfits signent le maxi Three Hits from Hell et le single "Halloween". Walk Among Us (avec Doyle Wolfgang Von Frankenstein à la guitare) voit le jour en 1982. La même année est enregistré le maxi Evilive puis, en 1983, sort l'album Earth A.D. / Wolfsblood. Le 29 octobre 1983, le groupe effectue un concert pour Halloween au Greystone Hall de Détroit, Danzig informe le public que ce sera le dernier concert des Misfits.

Onze ans plus tard, Jerry Only et son jeune frère Doyle Wolfgang Von Frankenstein reforment les Misfits avec Michale Graves au chant et Dr. Chud à la batterie. American Psycho paraît en 1997 suivi de Famous Monsters en 1999. La même année, on aperçoit le groupe dans le dernier film de Romero (Zombie, La Nuit des Morts Vivants) : Bruiser. Dernier chapitre pour ce line-up…

En 2002, une tournée fêtant le 25e anniversaire du groupe réunit Marky Ramone (Ramones) à la batterie, Dez Cadena (Black Flag) à la guitare et Jerry Only. Ensemble, ils enregistrent un album de reprises des 50's sous le nom des Misfits : Project 1950. Ils le défendront sur scène par intermittence jusqu'en 2005, date à laquelle Ramone quittera le projet, remplacé par Robo (qui a fait parti du groupe de 1982 à 1983). Une arrivée compliquée puisque dès les premiers mois, son visa pose problème aux portes de l'Europe, ce qui oblige le groupe à reporter sa tournée.

Après quelques années de repos, Jerry Only décide de repartir sur la route. En octobre 2009, le single "Land of the Dead" est lancé. Robo quitte le groupe et se voit remplacé par Eric "Chupacabra" Arce (Murphy's Law). Le temps de l'enregistrement est alors arrivé : The Devil's Rain sort le 04 octobre 2011.

Pour la première fois en 33 ans, les Misfits se reforment dans leur version originale autour de Danzig, Jerry Only et Doyle Wolfgang Von Frankenstion au Riot Fest de Denver (4 septembre 2016) et de Chicago (18 septembre 2016). Ils seront accompagnés de Dave Lombardo à la batterie (Slayer, Suicidal Tendencies) ainsi que de Acey Slade en seconde guitare. Sur l'affiche est inscrit "They said it would never happen..". En aout 2017, le groupe annonce une nouvelle reformation autour de Danzig/Only/Doyle, elle aura lieu le 30 décembre 2017 à Los Angeles.

Chronique

9 / 20
3 commentaires (3.33/20).
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The Devil's Rain ( 2011 )

Zappons le couplet sur la reformation $$$, le pont du "maquillage + imagerie ridicules", et le refrain "Misfits c'est Danzig et rien d'autre". Intéressons nous à ce que le groupe(?) a mis 12 ans à pondre (Project 1950 exclu). Avec ce dilemme: "Est-ce qu'on doit faire du old Misfits que les fans attendent, ou est-ce qu'on se renouvelle?"
Le voila l'ennui: ils ne sont plus capables de plagier l'horror punk des débuts, mais ils essaient tout de même en le modernisant un brin, le tout sur une prod' rétro '90. Inévitablement, ça pouline un sacré Frankenstein.

C'est donc un power trio largement poppy qu'on retrouve, empétré dans des choeurs "ooh oooohh" indigestes de conformisme et d'omniprésence. A un point tel que "Where Do They Go?" ou "Twilight of the Dead" feraient presque passer les Beach Boys pour les pionniers de l'horror punk...
Fraîchement débarqué et déjà modestement tire-au-flanc, Arce prend apparemment son pied à caler le kit en mode pilotage automatique dès qu'il a enchaîné trois roulements. On lui pardonne, il a dû comprendre bien vite le sort réservé aux batteurs dans cette mascarade. Mais que dire de Jerry Only? Se rappelle t-il seulement de l'essence du combo après toutes ces années? Le voilà entamant des couplets guillerets à la gloire de Frankenstein, des zombies ou de Jack l'éventreur... Presque aussi convaincant que Steevy Boulay dissertant philosophie.

Bon, il y a bien deci delà des mélodies ou refrains qui prennent timidement leur envol après plusieurs essais sur la platine, ainsi qu'une maigre poignée de titres déjà plus épiques, early-Misfits style ("Curse of the Mummy's Hand", "Father", "Death Ray"). Mais pour qui est rompu aux premiers méfaits, la majorité des titres se révèleront certainement anecdotiques. Alors quand en plus les papys font de la résistance parodique pendant plus de 50 minutes... Ca tourne à la série B plus cocasse qu'horrifiante.

A écouter : "Curse of the Mummy's Hand", "Father", "Death Ray"