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Biographie

The Masked Animals

Marco (chant/guitare) et Sami (basse) fondent ce groupe suisse groupe en '97. Un an plus tard, Dominik s'installe à la batteire et le line-up est complet. Le premier opus Seize the World est enregistré et distribué façon DIY en '98. Pour le second album (Are you up shit creek without a paddle? You'd better call the masked animals), le groupe a déjà un peu plus de moyens grâce à leur signature sur le label Floppy Cow Records. Mais c'est avec leur troisième véritable galette sortie en '02 (Sideshow Pleasure) que TMA se dotent d'une prod' digne de ce nom en allant enregistré ux USA avec un membre de The Gamits. Depuis la sortie, quelques concerts en Europe et l'arrivée d'un nouveau membre en juin '03: Titti prend la seconde guitare.

Chronique

Sideshow Pleasure ( 2002 )

The Masked Animals ont choisi leur camp, et c'est indéniablement celui de la rapidité! Que ce soit dans le rythme des compos ou dans le phrasé de Marco et sa voix légèrement spéciale qui sonne un peu comme celle d'un ado.
Les morceaux au dessus de 150 bpm et mélodiques à souhait sont donc le fort de notre trio (désorais quatuor depuis quelques jours (fin juin '03)) suisse. Pourtant, le style ne fait pas vraiment penser à du punk rock californien et rentre bien plus dans la lignée de celui des confrères européens.

Le groupe arrive donc à se forger une identité, et ce en dépit de quelques défauts au niveau du son. En effet, même si la prod' est bien assez propre pour ne pas être gênante, elle est néanmoins plate et constante, si bien que l'album ressort comme un bloc uniforme, sans réels hauts ni bas.
Cette sensation de "ligne droite" est sans doute renforcée par le fait que Dominik ne varie pas énormément son jeu derrière les fûts!
C'est donc dommage puisque du coup, les animaux masqués perdent en puissance et en efficacité.

Et pourtant, les qualités ne font pas vraiment défaut au groupe: mélodies sympas et entraînantes épaulées par des secondes voix/choeurs subtilement incorporés pour rajouter de l'entrain au tout, un chant qui ose parfois quelques originalités comme sur "Ramalamadingdong" (reprise de George Jones ), parfois une belle pêche ("The Black Fucking Shadow of Human Progress", "Hi, I don't like you")... Ils ont aussi de temps à autre une façon un peu particulière de construire leurs mélodies: la basse se charge de tout le côté rythmique, remplissant presque la fonction d'une guitare ryhtmique, tandis que la guitare balance des notes aigües, presque comme un solo qui est ensuite répété plusieurs fois.

Bref, The Masked Animals sont sans nul doute sur la bonne voie et pourraient légitimement se faire une place sur la scène européenne à condition de diversifier un peu leurs compos, leur son, et d'arrêter de pondre des paroles aussi immatures sur 90% des chansons (on a beaucoup de mal à les prendre au sérieux lorsqu'ils abordent par la suite des problèmes de fond sur 2 ou 3 morceaux...)

A écouter : The Black Fucking Shadow of Human Progress ; Hi, I Don't Like You