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Biographie

The Machine

The Machine est un groupe de stoner / rock psychédélique en provenance des Pays Bas, existant depuis 2007 et avec à son actif quatre albums studios. Influencé par toute la vague psyché des années 60 / 70, et celle plus récente, menée par des groupes comme Colour Haze, Sleep ou KyussThe Machine propose quelque chose oscillant entre rock enfumé et stoner groovy.

Ils sortent leur premier album Shadow of The Machine en 2007, qui sera acclamé par la critique et les fans. A l'époque beaucoup plus classique dans leur stoner, The Machine s'est petit à petit tourné vers quelque chose de beaucoup plus atmosphérique, tout en empruntant à Kyuss ou d'autres plus groupes plus dynamiques la puissance et la lourdeur des riffs, avec tout d'abord Solar Corona puis Drie, albums de jams sessions où, tout comme leurs lives, ils improvisent énormément.

The Machine sort en 2012 Calmer Than You Are, sur le label Elektrohasch, sorte de synthèse entre leurs débuts et les jams sessions des précédents albums.

Line-up :

Davy Boogaard - Drums  
Hans van Heemst - Bass  
David Eering - Guitar&Vocals

16 / 20
1 commentaire (17/20).
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Offblast ( 2015 )

Voilà déjà quelques albums que The Machine roule sa bosse, et propulse dans son sillage une bien belle collection de titres stoner psychédélique sur lesquelles vous devriez jeter une sinon deux oreilles. Premièrement parce que les albums Calmer Than You Are et DRIE sont plus que réussis, et deuxièmement parce que ça n'est pas si souvent qu'un combo nous offre un sans fautes dans ce style : entre clones dégonflés, inconsistants ou maladroits, la digne succession tarde un peu à se faire connaître, les galettes de valeur aussi.

Confortablement installés sur une couche grasse et épaisse de rock psychédélique estampillée Kyuss, les hollandais nous distillent avec toujours autant d'amour et de générosité une petite heure de jam magnifique, où groove constant et maîtrise des dynamiques propres à vous décoller le fondement se mêlent à une floppée de riffs bien sentis. Attention à la noyade. 
Moins complexe que le grand frère, l'indétrônable Calmer Than You Are, le petit nouveau revient à des fondamentales de jam, c'est à dire un disque brut de décoffrage, avec un minimum de prod, du break, de la sueur et de la fumée, pour un maximum de sensations garanties.

On pourrait ne retenir que l'ouverture (Chrysalis (J.A.M)) et la fermeture de l'album (Come To Light), une petite demi heure d'avalanche électrique qui ne cesse de monter et ne redescendra que pour mieux nous en mettre plein la tronche. On avait pas entendu une telle cohérence de riffs et de groove, depuis... peut être le dernier album en date de The Machine. Entre deux, histoire de varier les plaisirs, Dry End et son intro presque piquée à Kyuss, tout fuzz, tout gras, tout beau, Coda Sun qui met en avant le manche de David Eering et sa voix dissimulée derrière une flopée d'effets pas subtils pour un son mais tellement bien rendue, puis Off Course pour enfoncer le clou, avec son duel de guitares monstrueux, déposé avec brio sur une strate déjà bien conséquente de basse batterie. Six minutes de pur bonheur.

Bref, les hollandais volants ont tout mis sur ce disque : du talent, de la puissance, de la grandiloquence, de bien belles guitares, un duo basse batterie qui devrait servir de leçon, sur un disque admirable qui devrait rappeler à beaucoup pourquoi le stoner c'est avant tout une histoire de tripes et de spontanéité. The Machine signe et confirme, et se rapproche tout doucement mais sûrement de l'incontournable baffe que tu dois te prendre dans les prochains fest stoner, où ils ne manqueront sûrement pas de sévir. The Machine ou les retrouvailles avec un stoner décomplexé, basique mais ultra jouissif.

A écouter : Oui, je dis oui !
16.5 / 20
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Calmer Than You Are ( 2012 )

Contrairement au stoner classique qui commence sérieusement à tourner en rond, son alter ego psychédélique lui, semble être en assez bonne forme depuis quelques années. Non pas que les sorties s'enchaînent à un rythme effréné, mais plutôt qu'il faut désormais compter sur de plus en plus de formations talentueuses proposant une sérieuse alternative à un Colour Haze assez fade ces temps ci.

Ce que nous propose The Machine, formation hollandaise qui fêtera bientôt ses 10 ans d'existence, c'est du vu et revu, aussi bien chez Colour Haze, Öfö Am, SunGrazer ou encore Electric Moon et Glowsun
Pourtant, parmi les volutes psychédéliques, le chant enfumé et le groove épais que le trio s'applique à faire progresser pendant une petite heure, on distingue sans problème au beau milieu des (nombreuses) dérives instrumentales, magnifiques, et autres trips cosmiques noyés sous une floppée d'effets hallucinogènes propres au genre, une certaine aptitude à faire décoller l'amateur d'enfumage cérébral. 
Le processus fait mouche à tous les coups, et The Machine confirme, qu'avec ce genre de musique, c'est plutôt une question d'affinités que de virtuosité. 
Autrement dit, ne cherchez pas l'originalité dans ce Calmer Than You Are, mais laissez vous emporter par le psychédélisme ambiant et les envolées 70's que le groupe instaurent sur tous ses titres. 
Sans tomber dans le piège du psyché mollasson, qui peut facilement lasser au bout de quelques écoutes, The Machine réussit toujours à alimenter ses propres trips fumeux avec une rythmique dynamique ou un groove dévastateur, si bien qu'au final, des titres comme Sphere (...or Kneiter) ou Moonward, scotcheront litéralement le néophyte comme l'amateur de ce genre de voyage parmi les étoiles. 
Sans s'attarder sur le contenu, retenez juste que globalement tout se ressemble, mais rien n'est identique, et surtout, rien n'est laissé au hasard ! Alternance entre psychédélisme et lourdeur pachydermique de certains riffs ou acidité et hypnotisme ambiant, la recette est invariablement toujours la même, mais ce qui fait la force de cet éventail de petites pépites musicales, c'est la trempe, et le côté accrocheur omniprésents, que certains groupes à bout de souffle doivent secrètement jalouser.

Habitués aux jams sessions, comme l'atteste le précédent opus (DRIE) où impros et titres à rallonge étaient légions, The Machine est ici plus circonspect et se concentre sur quelque chose de plus construit, au profit de structures plus claires, mises en avant par une production intelligente (Moonward / D.O.G). D'autres titres (Scooch ou Grain), sont au contraire plus brouillones et sont, à n'en pas douter, issues des jams sessions que le groupe semble tant apprécier. Ce mélange subtil donne de l'équilibre et de la profondeur à ce quatrième album, sans négliger la qualité et la spontanéité de l'ensemble.

Au final, vous l'aurez compris, cet album n'est pas vraiment essentiel au genre particulier qu'est le stoner / rock psychédélique, dans le sens où il ne fera pas évoluer le style, mais à quoi bon s'attarder sur ce genre de détail quand qualité et fraîcheur de composition sont au rendez vous ? 

Foncez ! C'est de la bonne !

A écouter : Dans l'espace...