logo The Last Shadow Puppets

Biographie

The Last Shadow Puppets

Réunissant deux membres et amis de la scène Indie Rock anglaise (Alex Turner des Arctic Monkeys et Miles Kane des Rascals), The Last Shadow Puppets est un projet parallèle mêlant Pop retro, Rock froid et orchestrations. Un premier album, The Age Of The Understatement, voit le jour en 2008 et se place en tête des charts britanniques. Plusieurs années passent, les musiciens travaillant pour leurs groupes respectifs, le deuxième disque n’arrive pas avant 2016, et est suivi assez rapidement par un EP. 

Chronique

The Age Of The Understatement ( 2008 )

Deux dandys anglais dans un U.R.S.S. en pleine Guerre Froide. C’est ainsi que s’ouvre le clip de The Age Of The Understatement, et malgré moult efforts on n’aurait pas trouvé meilleure façon de décrire la musique de The Last Shadow Puppets

Eux, ce sont deux minets, répondant aux noms de Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys) et de Miles Kane (The Rascals), exilés de leur Albion des années 2000 et projetés dans un vieux générique de James Bond. Enfin presque, en tout cas quelque chose de froid, et daté aussi. Du genre années 50-60 avec des guitares maigrelettes et crunchy, presque Surf, et puis des orchestrations très cinématographiques. On entendra ici et là violons et trompettes se greffer naturellement sur une Pop avoisinant les 0°c, ajoutant du mélodramatique à l’intimiste The Chamber, ou une dynamique de course-poursuite (comme quoi l’agent 007 n’est pas loin) sur Only The Truth

Ce qui est frappant chez The Last Shadow Puppets, c’est cette classe qui transpire pas tous les pores de My Mistakes Were Made For You, cette facilité qu’ont les deux musiciens principaux à rendre hommage à leurs racines musicales. Turner et Kane étaient déjà loin de passer pour des branques dans leurs projets respectifs, mais ils exaltent ici une Britishness insondable et inexplicable pour nous petits Français, toujours à la traîne dix kilomètres derrière. Ce truc transmis de génération de rocker à génération de rocker qui unit les Beatles aux Smiths, à Bowie et à Radiohead, ce talent pour pondre des titres mesurés même quand ils faut s’énerver (Separate And Ever Deadly), cette aura créée avec un trois fois rien de guitare-voix-reverb sur Time Has Come Again. La recette est aussi sophistiquée qu’accrocheuse et convainc tout au long de l’album, avec pour fil rouge le chant du leader des Arctic Monkeys, brillant une fois de plus et sans effort. 

Un petit miracle, malheureusement unique dans la carrière du groupe à ce jour. Everyting You’ve Come To Expect paru huit ans plus tard s’extrait largement du climat passéiste de son aîné, et malgré quelques bons titres, on lui trouvera un aspect bien plus anecdotique. 

A écouter : My Mistakes Were Made For You, Only The Truth