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Biographie

The Greenery

Le groupe composé de cinq amis de longue date a été créé à Long Beach en Californie en 2007. Après quelques essais live, le groupe est repéré et fait quelques festivals par-ci par là avant de faire des premières parties de tournées. Ils sont a nouveau repérés lors d'un live par un des agents de Prosthetic Records chez qui ils feront un seul album, Spit&Argue en 2011, leur second opus, It's Looking Grim étant sorti en indépendant. Les derniers signes de vie de The Greenery datent de 2016 avec un trois titres plutôt orienté rock intitulé Little Elephant Sessions. Depuis c'est silence radio total et certains de leurs membres sont partis dans Rotting Out.

Chronique

Spit & Argue ( 2011 )

Premier album du groupe de Long Beach, Spit&argue est sorti en 2011 et complètement à l’arrache. The Greenery jouait dans un festival durant leur tournée  consécutive à la sortie de leur tout premier EP, quand ils ont rencontré un manager qui les a fait signer en quelques jours à peine chez Prosthetic Records. Il fallait enregistrer un album rapidement pour coller au calendrier du label et ainsi est né Spit & argue.

Et c’est au final exactement ce qui ressort de cet album. Un résultat brut, sans fioritures et dans lequel on retrouve l’essentiel, soit exactement ce qu’on attend d’un album de punk hardcore. On trouve ici et là des références à des groupes montants à l’époque, principalement Walls of Jericho et Stray from the Path, mais également de manière plus diffuse, dans l’influence générale à des choses plus anciennes et plutôt tirées du thrash, comme Testament, Suicidal Tendencies ou Corrosion of Conformity.  Pour la touche d’originalité on pourra repasser, mais vu qu’il s’agit d’un premier album et qui plus est, quand on connait le contexte de sa genèse, on ne va pas trop en demander non plus. Pour ce qui est du mix/master la aussi on reste dans l’essentiel, les niveaux sont propres, le son est droit et pour ce qui est d’une prod plus poussée et plus dynamique, c’est passé à la trappe faute de temps et d’argent.

Les thèmes abordés reflètent bien la personnalité de leurs auteurs, insoumission, conflits personnels, critique de l’establishment et skateboarding. En même temps pourquoi se compliquer la vie ? Quand on est un jeune californien d’une vingtaine d’années et qu’un label te donne l’occasion de faire ton album de punk hardcore, tu fonces, c’est tout, si tu réfléchis c’est que soit t’as rien à dire, soit t’es pas dans le bon style. La pochette ? Pareil, tu montres un de tes tatouages et le titre ? Spit & Argue : Cracher et se disputer. On voit bien qu’on n’est pas venu beurrer les sandwiches.

Pour ce qui est de la musique en elle même, c’est rythmé, c’est rapide et c’est bien fait. Le chant crié est maitrisé et correspond au style, les instruments font le job sans trop en faire et quelques secondes guitares viennent rajouter une petite touche de mélodie vers le milieu du spectre sonore. Leurs riffs les plus efficaces sont ceux qui arrivent en mid tempo. Ils parviennent en cassant le rythme à donner un peu de cachet à la compo qu’ils viennent cisailler. On retient quelques riffs de temps en temps, mais aucun d’entre eux n’a suffisamment de personnalité pour que l’on sache identifier le groupe avec certitude en en entendant un de manière inopinée.  Les dix titres, assez courts, comme le veux le style défilent vite et arrivé à la fin de l’opus il y reste un gout de trop peu.

Spit & argue est un album qui sent bon l’amateurisme. Fait avec les moyens du bord, sans vraiment savoir où on va, par des jeunes qui n’ont pas de plan de carrière mais juste envie de faire vivre leur passion pour la musique.  Si vous êtes à la recherche d’authenticité et n’aimez pas le superflu et la mise en scène, vous avez tapé à la bonne porte.

A écouter : Hollow Bodies, Dragged Beneath