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Biographie

The Gates of Slumber

  Karl Simon fonde The Gates of Slumber sur les cendres du groupe The Keep fin 1998, dans le but, parait-il, d’offrir autre chose que le Stoner, très en vogue à l’époque. Pour info, le nom est tiré de la compo Gates of Slumber sur l'album A Descent into Hell de Cianide. Les débuts ne sont pas faciles, et il faut près de deux ans pour qu’un line-up puisse être conservé suffisamment longtemps afin d’enregistrer une première démo, Blood Encrusted Deth Axe. Cette stabilité ne sera malheureusement qu’apparente puisque le groupe se désagrège peu de temps après.
  C’est en 2002 qu'il refait surface avec un nouveau line-up et une nouvelle démo, Sabbath Witch, qui reçoit un accueil enthousiaste. Pour l’anecdote, la pochette de la démo est un collage qui mélange l’artwork de l’album éponyme de Black Sabbath à celui de Die Healing de Saint Vitus. Du coup, direction la scène, avec un premier concert en 2003. Suivront le Born Too Late Fest (Unearthly Trance, Revelation, Pale Divine…) et le Doomination Tour (Mourning Beloveth, The Prophecy, Orodruin…), qui seront marqués par de nouveaux bouleversements au sein de la formation. Ceci n’empêche pourtant pas la sortie d’une nouvelle démo en 2004, The Cloaked Figure, puis d’un premier album intitulé The Awakening qui voit le jour après une signature chez les Belges de Final Chapter.
  C’est le début d’une période d’activité intense pour le groupe qui signe deux EP entre 2005 et 2006, Like a Plague Upon the Land et God Wills It, suivis de près par un nouvel opus, intitulé Suffer No Guilt. Une compilation de raretés voit le jour en 2007 ; notez que son titre, Villain Villain, est une parodie de Hero Hero de Judas Priest. Trois splits suivront, respectivement en compagnie de The Dream is Dead, Spiritus Mortis et Crowing Glory, sorte de mise en bouche avant la sortie du troisième album du groupe, intitulé Conqueror. Il s’agit d’un concept-album autour de Conan le Barbare, figure récurrente de la musique de The Gates of Slumber. Ce disque sera suivi d’un EP, The Ice Worm’s Lair, puis d’un genre de best-of.
  C’est en 2009 que sort le quatrième opus de la formation sous le titre de Hymns of Blood and Thunder.
 
Line-up :

Karl Simon (guitare / chant)
Jason McCash (basse)
"Iron" Bob Fouts (batterie)

Chronique

Hymns Of Blood And Thunder ( 2009 )

Après plus de dix ans, on peut aujourd’hui affirmer que The Gates of Slumber a fait son nid au sein de la scène doom metal grâce à des sorties de qualité (et des éditions vinyle rouge et noir ultra die hard, ça aide à devenir culte).  Avec ce nouvel album intitulé Hymns of Blood and Thunder, le groupe continue dans la droite lignée de ses sorties précédentes, donnant ainsi dans un doom metal qui n’en est même plus vraiment. On pense davantage à du heavy metal qui aimerait se la couler douce tout en restant massif et hyper efficace… comme sur les albums précédents au fait, même si de manière générale, le tempo est beaucoup plus enlevé qu’avant.

  De manière générale, les fans ne seront pas vraiment dépaysés. Si ce coup-ci tout ne tourne pas autour de Conan, encore une fois on reste dans le trve metal ultra-épique-mais-sérieux (et viril, c’est pas Dragonforce), genre le combattant avec des sentiments, tout ça. Ca se traduit par de véritables morceaux de bravoure tellement metal qu’on en aurait les fesses moites (le trio gagnant Beneath the Eyes of Mars, The Doom of Aceldama, Descent into Madness…). Globalement, ça envoie le bois de partout à grands renforts de riffs énormes, de refrains à reprendre en chœur (Chaos Calling, Blood and Thunder) et de soli qui donneraient envie de porter un futal en cuir (The Bringer of War). Histoire de rappeler toutefois que le groupe ne déconne pas, on trouve même une piste instrumentale, intitulée Age of Sorrow, sur laquelle le guitariste est tellement too much qu’on ne peut qu’adhérer. Et il reste même des traces de doom (The Bringer of War, Iron Hammer), donc tout va bien. En clair, les fans de doom comme de metal plus traditionnel (si ça veut encore dire quelque chose) peuvent y aller sans crainte (en warrior, quoi).

Dans l’idée, imaginez Grand Magus sur Iron Will en plus lent et sans second degré, mais avec le même talent pour pondre des titres qui donnent envie de mouliner de la hache. On l’a dit, le délire trve est assumé, et donc ceux qui n’aimaient pas ça au départ n’auront que peu de chances d’accrocher maintenant. Avec ce disque, on sait où on va (ce titre, quoi). Les fans du genre trouveront par exemple de l’émotion (et presque quelque chose d’ozzien) dans ce chant de guerrier harassé par ces incessants conflits. Les autres se fouteront juste de sa gueule. Toujours est-il que ce disque est maîtrisé de bout en bout sans aucune faute de goût (y en a qui rient, là), et on ne peut qu’applaudir le groupe pour ça, car peu arriveraient à rester crédible en jouant ce genre de musique tellement parodié. De fait, il faut assumer de placer une piste semi-acoustique avec une elfe au chant au milieu du fracas des épées, ce que le groupe réussit sans problème sur The Mist in the Mourning.

  Au final, il est bien ce disque ? Bah ouais, idéal pour quiconque souhaiterait écouter un très bon album, qui plus est facile d’accès. Avec Hymns of Blood and Thunder, The Gates of Slumber continue de tracer sa route dans le sang de l’ennemi, entre doom metal poisseux et heavy metal acéré. Pour les fans d’étiquettes ridicules, on pourrait appeler ça Heavy Doom, c’est d’accord (par contre pas de pitié pour les hérétiques adeptes du ‘post-doom’).

Tracklist: 01. Chaos Calling, 02. Death Dealer, 03. Beneath the Eyes of Mars, 04. The Doom of Aceldama, 05. Age of Sorrow, 06. The Bringer of War, 07. Descent into Madness, 08. Iron Hammer, 09. The Mist in the Mourning, 10. Blood and Thunder

A écouter : Beneath the Eyes of Mars, The Doom of Aceldama, Descent into Madness