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Biographie

The Elderberries

L’Histoire est relatée à qui veut bien l'entendre. Les mecs ont bourlingué, débarqué de partout (Londres, Manchester, Québec, France) pour finalement se fixer à Clermont Ferrand en 2002 et fondé The Elderberries. Influencés depuis leur plus tendre enfance par Led Zeppelin, les Ramones et AC/DC, le groupe trouve rapidement la bonne formule, gagne "l'Attention Talent Scène" au Printemps de Bourges en 2005 et accouche en 2007 de Nothing Ventured Nothing Gained. Sortie remarquée qui s’accompagne d’un titre sur la BO du film Hellphone. Hype is born. Et le métro parisien commence à voir fleurir les affiches du groupe, jusqu’à 2009 et la parution de Ignorance & Bliss (qui renvoie au vers "Ignorance is Bliss" du poète Thomas Gray et au titre éponyme des... Ramones).

Chronique

Ignorance & Bliss ( 2009 )

Parce que ça sonne retro ? Parce que la France espère toujours trouver un groupe qui fera démentir le mot assassin de John Lennon ? Parce que ce sont des mecs qui viennent d’un peu partout et que ça en "jette" sur une bio ? Parce qu’ils ont réussi l’exploit de nous faire trouver une nana sexy même avec de la moustache ?

Don’t know exactly… Toujours est-il que The Elderberries a fait son buzz au printemps. Ignorance & Bliss était fait pour, ne le nions pas. 12 titres, 12 griffes témoignant d’une belle maitrise de l’Histoire du rock des 70’s jusqu’à nos jours. Légèrement poussiéreux, le riff un peu tuberculeux et sale, la basse au diapason, les fûts percutés/percutants. Manquait que les chiottes du feu-CBGB pour parfaire l’atmosphère. Bref, de quoi laisser la fermeture de son cuir ouverte et d’arborer son T-shirt Ramones, fier comme un paon. Car c’est ce qui a surtout plu (à la presse dite "rock") dans cette récente vague de groupes hexagonaux (Second Sex, BB Brunes, Naast etc), c’est ce soi-disant "retour aux origines" (sic). Vintage is fashion. Mais empressons-nous de les séparer des sus-cités. The Elderberries est moins wanna be ; plus à même d’auto-dérision dans l’attitude, et paradoxalement, plus à prendre au sérieux quant à son son. Car l’édifice est bien fait, bien exécuté et bâti sur une logique de tubes et de compositions calibrées… pour marcher. Et ça accroche. Ca accroche ("It Doesn’t Really Matter", "Fasle Acquaintance"), sans toutefois faire disparaître un énorme patchwork d’influences suintantes. Queens Of The Stone Age dégouline d’un peu partout ("Lost My Way", "Visions"), The Strokes apparaissent ici ("We Should Be Running"), The Stooges là ("Far Away"). Bis repetita placent.

Il en ressort un travail qui fait pro (Steve Orchard aka Monsieur U2, Travis et Coldplay aux manettes, ça aide), qui a toute la latitude pour passer sur les ondes et qui finalement ne souffre d’aucun vrai temps mort. Désormais plus pop que métal, ce qui lui fait gagner en efficacité, Ignorance & Bliss rappelle que les Elderberries voudrait quand même qu’on continue de l’affilier aux scènes revival rock/garage/old punk. Okay.

En écoute sur myspace.

A écouter : "It Doesnt Really Matter", "Fasle Acquaintance"