Biographie

The Death Set

Originaire de Sidney (Australie), The Death Set se forme autour du duo Johnny Sierra et Beau Velasco (initialement dans Black Panda) après une première rencontre dans la ville d'origine des 2 musiciens, Gold Coast. Très rapidement, la première mouture de The Death Set enregistre un EP, To, qui oscille déjà entre Electro et Rock et leur permet d'ouvrir pour Ben Frost

Leur première signature se fait pour une réédition de To chez Morphius Records, mais le combo déménage à Brooklyn puis Baltimore et signe en 2008 chez Counter Records. Un album, Worldwide, débarque la même année et leur permet de se faire connaitre, notamment grâce à un concert au Reeding and Leads Festival.
Malheureusement, l'année suivante, Beau Velasco est retrouvé mort en studio. The Death Set décide de poursuivre l'aventure, estimant que leur ancien compagnon aurait souhaité ne pas voir s'arrêter le groupe. En 2001, Michel Poiccard, leur second album, déboule dans les charts, élargissant encore le panel de registres musicaux empruntés par le combo. Après plusieurs séries de concerts au travers du Monde, The Death Set signe chez Dim Mak pour un premier EP King Babies, annoncé pour le printemps.

Chronique

15.5 / 20
1 commentaire (16.5/20).
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Michel Poiccard ( 2011 )

The Death Set, révélation de 2008 suite à leur Worldwide, a relancé la machine malgré la perte de l'un de leurs membres. Michel Poiccard, incarné par Belmondo dans A Bout de Souffle, révèle une nouvelle fois l'amour de Paris par les Australo-Américains.
Musicalement, on tape quelque part entre Mindless Self Indulgence, les Beastie Boys, Prodigy ou encore The Mad Capsule Market. Autrement dit, de la pop, du hip hop, de l'électro dansante et un peu de punk. L'entrée de "Slap Slap Slap Pound Up Down Snap" ou "We Are Going Anywhere Man" donne envie de sautiller sur place et introduisent des refrains catchy que l'on peut retrouver dans "Too Much Fun for Regrets" ou "Chew It Like Gun Gum". Les beats claquent et résonnent sur des titres dépassant rarement les 2"30, et on y parle de fun, de soirées ("We Are Going Anywhere Man") et de profiter de la vie ("Have You Seen Straight?").
Les 2 titres qui font véritable figure d'OVNI thématique sur cet opus sont "I Miss You Beau Velasco", écrit en hommage au co-fondateur du combo, et "Is It The End Again?" et son ambiance pleine d'espoir et de nostalgie. Une sorte de souvenir que The Death Set souhaiterai faire partager et qui sort un peu du registre "Party Time".
Michel Poiccard ne sera pas l'album prise de tête : ca pulse dans tous les sens la moitié du temps, et l'autre sera essentiellement centrées sur des titres Power-Pop (l'excellent "I Miss You Beau Velasco", le douceâtre "Is It The End Again?" ou "I Been Searching For This Song Called Fashion" et son riff digne de "Scotty Doesn't Know" de Lustra). C'est d'ailleurs la grosse force de cet album, à la manière d'un MSI : ne pas chercher globalement au-delà d'une musique rythmée faite pour animer une soirée, et le pari est réussi.

J'aurais aimé vous dire que cet album sera un incontournable, que votre vie n'aura aucun sens si vous passez à côté et qu'il en va du destin du monde. Ce serait vous mentir, Michel Poiccard est un bon album, qui passera souvent sur la platine, mais son ambition (et son rendu) n'est pas de révolutionner le genre, juste de passer du bon moment avec des trucs piochés un peu partout.
Michel Poiccard est donc un disque totalement défoulant. Entre rythmiques punks, grosses sonorités électro et Rock plus intimiste, The Death Set arrive à occuper pas mal de terrain et s'en sort plus qu'honorablement, en marquant une belle évolution par rapport aux sonorités Power Pop / Punk de Worldwide. "Ahhhh too much fun!"

A écouter : I Been Searching For This Song Called Fashion - Too Much Fun for Regrets - We Are Going Anywhere Man