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Biographie

The Craftmen Club

Originaires de Guingamp en Bretagne, The Craftmen Club est fondé par Steeve Lannuzel (Chant / Guitare), Yann Ollivier (Batterie / Chœurs) et Marc Corlett (Basse / Chœurs). C'est en 2001 que sort leur premier ep, Prototype Rock'n'Roll avant de doubler leurs travaux avec Jesus Is A Hit-And-Run Driver Man l'année suivante. On y découvre un groupe de Rock  d'inspiration Blues et Folk mais avec surtout une énergie communicative qui se retrouve d'autant plus lors des prestations live des bretons. The Craftmen Club s'est d'ailleurs produit aux Vieilles Charrues et aux Transmusicales à leurs débuts.

En 2004, leur rencontre avec Jon Spencer change la donne et leur permet d'enregistrer leur premier disque I Gave You Orders Never To Play That Record Again, au studio Baloon Farm à Rennes qui sortira dans les bacs l'année suivante. S'enchaine une cinquantaine de dates à travers toute la France afin de défendre leur nouvel album. Pourtant, en 2006, The Craftmen Club décide d'arrêter les concerts pour un moment et de se consacrer à leur second disque. Axé sur l'histoire du personnage de western, Gary Blood, le groupe élargi ses influences et enregistre en partie à Waimes en Belgique ainsi que dans leur studio à Pontrieux. C'est ainsi que Thirty Six Minutes voit le jour en ce début d'année 2009.

C'est quatre années plus tard que The Craftmen Club revient avec Eternal Life qui parait chez French Wine Records.

Chronique

15 / 20
3 commentaires (16.5/20).
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Thirty Six Minutes ( 2009 )

Difficile de croire qu'avec ce second album, The Craftmen Club vient bien de Bretagne. Quand on écoute Thirty Six Minutes on y entend un Rock qui a la fougue d'un The Strokes, la musicalité et les couleurs d'un Sixteen Horsepower et le ton bluesy d'un Jon Spencer Blues Explosion, bref, bien loin du Rock frenchy qu'on a l'habitude d'entendre. Tout ce melting pot d'influences forme The Craftmen Club, trio qui sonne décidément très américain.

Le disque tourne autour du personnage central de Gary Blood dont sa famille vient de se faire sauvagement assassiner. Forcément le cowboy ne va pas en rester là, va prendre sa revanche et The Craftmen Club est là pour nous le prouver avec une bande son digne des meilleurs western spaghetti. En témoigne Hold Out Your Hands et Desert Land, épopées à dos de cheval avec son banjo qui nous transporte loin, en plein désert du Névada sous un soleil de plomb. C'est avec un titre comme Les Chiens qu'on se croirait presque en plein milieu d'un cabaret-bar où la baston ne devrait pas tarder à arriver quitte ensuite à faire parler la poudre et faire danser les gringos sur Sexodrome. Le groupe abat aussi un Rock'n roll survitaminé avec par exemple To The Surface et avec le très entêtant et Strokesien, Back In Town. The Craftmen Club maitrise ses influences avec panache en imposant d'autant plus sa patte sur chacune de ses compositions. Ils s'essayent même à deux titres en français (Les Chiens, Gary Blood) qui s'en sortent étonnamment bien, rappelant même le chant de Kémar Gulbenkian de No One Is Innocent.

Du groove et de l'énergie voilà grossièrement la formule proposé sur ce Thirty Six Minutes. La solution est toute trouvée pour palier à ces groupes de Rock sans saveur qui écument le paysage Rock français. C'était pourtant pas bien compliqué. Très typé années 70 (ressortez vos vieux Led Zeppelin) mêlant à cela une atmosphère désertique à rendre jaloux les groupes de Stoner, vous avez tous les ingrédients pour taper du pied au rythme de la caisse claire sur le sol de votre saloon (euh salon, pardon). Le chapitre ce clôt sur l'hypnotique et plus doux Death Song, le voyage touchant à sa fin, notre héros ayant accompli sa vendetta.

Ce second opus des guingampais est une belle réussite dans sa façon de délivrer des titres Folk-Rock marquants et électriques mais surtout dans le fait d'insuffler une ambiance phare-ouest dépaysante dans chacun de ses titres de ce Thirty Six Minutes. Espérons qu'ils se fassent une place de choix sur la scène Rock française car ils le méritent grandement!

A écouter : en plein cagnard ou au saloon, au choix.