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Biographie

The Casualties

Jake - guitare
Jorge - chant
Meggs - batterie
Rick - basse

Les Casualties voient le jour à New York en 1991, date à laquelle sort leur premier single 40 Ounce Casualty. Miné par de fréquents changements de line up, le groupe parvient tout de même à sortir un premier album For The Punks en 1996, suivi de Underground Army trois années plus tard, avant de se stabiliser autour de la formation actuelle.

Les Casualties enregistrent Stay Out of Order en 2000 et Die Hards en 2001 avant de signer chez SideOneDummy (Suicide Machines, MXPX, 7 Seconds) qui leur procure une plus grande exposition. Bill Stevenson (Descendents, Black Flag, All, Good Riddance...) leur offre ses services pour la confection de leur cinquième opus On The Front Line qui les propulse sur le devant de la scène punk US.

12 / 20
1 commentaire (15/20).
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Made in NYC ( 2007 )

Certes l'idée de capturer sur dvd le dernier concert de la tournée US des Casualties au Knitting Factory de New York était intéressante. Le retour des enfants du quartier valait bien que Side One Dummy mette les petits plats dans les grands. Trois caméras, un club bourré jusqu'à la gueule et un public entièrement acquis à leur cause, toutes les conditions étaient réunies pour immortaliser ce moment.

Même si les Casualties ne sont pas des foudres de scène, le résultat de Made in NYC est somme toute assez convaincant. Il permet notamment de mesurer la place et la notoriété que le groupe a pris sur la place punk new yorkaise après plus d'une décennie de labeur. La scène est envahie plusieurs fois lors du set et Jorge n'a pas besoin de faire grand chose pour déclencher les choeurs, quand ce ne sont pas les nombreux stage-divers qui s'accaparent le micro. Bref, le concert s'écoule paisiblement, sans aucun temps mort, recelant même quelques bons moments tel que le remplacement de Jake par un gamin du public pour l'exécution de "For the Punx", ou la présentation du quartier de Coney Island High par Jorge lors de courtes séquences intercalaires. Mignon tout plein.
Toutefois, on pourra toujours se demander quel est l'intérêt de sortir un nouveau dvd même pas un an après Can't Stop Us. Autant ce dernier pouvait aisément s'expliquer, The Casualties fêtant plus ou moins leurs quinze années d'existence, autant Made In NYC apparaît plus suspect et reniflant le mercantilisme à plein nez. Car, sous une apparence bien en adéquation avec l'esprit punk, on a finalement droit à une accumulation de clichés vraiment trop pourris pour être honnêtes - un camping-car tout droit sorti d'une nouvelle de Bukowski, les membres du groupe qui flyent comme des dingues dans la rue et un artwork top moche - les Casualties en font tellement qu'ils en deviennent presque caricaturaux.

Du pour et du contre donc dans ce Made in NYC à l'opportunisme un peu trop évident. Les fans ultimes que cette attitude dérange pourront toujours se rabattre sur l'édition audio fournie avec le dvd en faisant semblant de n'avoir rien remarqué.

A écouter : z'tes pas obligs

Can't Stop Us ( 2006 )

Forts de quinze années d'expérience, The Casualties font figure de vétérans de la scène punk US. Au fil du temps, les new yorkais ont su imposer leur style désuet tout en redonnant un coup de fouet salutaire au genre. Transfuges de Punk Core Records (Defiance, A Global Threat, Action...), un des derniers éleveurs de créteux et d'iroquois, ils officient désormais sur le label SideOneDummy qui, l'an dernier, leur offrait la possibilité de célébrer ce qui s'apparente à un anniversaire par la sortie d'un dvd.

Conçu sur le mode du dyptique, Can't Stop Us relate les pérégrinations des Casualties lors de leur tournée au Mexique et au Japon.

Le visionnage de la tournée mexicaine laisse une impression assez étrange. Sur le plan musical, cette partie n'offre pas de grande jubilation, la plupart des extraits de concerts étant doublé de bandes sonores studios nous laissant quelque peu sur notre faim. Seuls, quelques extraits de live véritable - la cover de "Filler" de Minor Threat exécutée par Rick sous un petit chapiteau de Juarez vaut à elle seule le déplacement - mais dotés d'un son vraiment médiocre, nous laissent tout de même entrevoir l'intensité de leurs concerts.
Toutefois, l'essentiel est ailleurs. Un des aspects sinon positifs du moins intéressants du dvd tient à sa faculté de retranscrire fidèlement l'atmosphère régnant sur place, atmosphère de révolte sociale permanente, très violente où l'on sent bien que tout peut basculer d'un moment à l'autre, comme en témoigne l'émeute du concert de Mexico City et les problèmes rencontrés lors du concert de plein air dans la même ville. En effet, même si les Casualties sont accueilli en héros, ils n'en restent pas moins aux yeux des mexicains comme les ressortissants d'un pays capitaliste majeur en visite dans un pays aux disparités socio-économiques importantes. Outre l'origine sud-américaine de Jorge Silva, cette tension justifie peut-être leur volonté de chanter en espagnol (le groupe a d'ailleurs enregistré une version ibérique de On The Front Line, intitulée En La Linéa del Frente).

Changement de climat au Japon. Ici l'atmosphère est plus feutrée, relativement calme en regard de la fougue latine. Les scènes vidéos sont plus soignées, les Casualties ayant bénéficié de moyens plus efficaces - une caméra côté public, une autre sur la scène - permettant de nous faire une idée plus précise de leurs sets. En tout une dizaine d'extraits de concerts exécutés dans des salles différentes - même si on a la facheuse impression qu'il s'agit de la même - captés avec un son brut de décoffrage, parfois un peu brouillon, mais au final nettement plus naturel et spontané. Rick et Jake semblent prendre leur pied et Jorge, malgré une attitude statique, n'en manque pas moins d'efficacité en raison de son énorme voix.
Les extraits de concerts sont entrecoupés de scènes à l'interêt assez limité, l'essentiel étant constitué de questions posées aux fans sur la qualité du groupe dont je vous laisse deviner la réponse. Seul passage plus émouvant que les autres, l'étape à Hiroshima et la visite du Peace Memorial Museum qui, apparemment, laisse les Casualties sous le choc.

Au niveau du choix des titres, on appréciera au passage la présence des classiques "Casualty Army", "Police Brutality", "Criminal Class" ou "on The Front Line". Seuls "Leaders of Today" ou "Static Feedback and Noise" manquent à l'appel.

Dans l'ensemble Can't Stop Us constitue une bonne acquisition qui, sans être transcendante, devrait en tout cas ravir les amateurs des Casualties.

A écouter : "Filler", "Criminal Class", "On The Frontline"
15 / 20
2 commentaires (16.25/20).
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Under Attack ( 2006 )

On ne change pas une équipe qui gagne. En renouvelant leur confiance au duo Stevenson/Livermore, déjà de la partie sur On The Frontline, leur précédent opus, les Casualties avaient à l'esprit de faire aussi bien avec Under Attack, sixième du nom.

Force est de constater que les new yorkais ont encore une fois misé sur le bon attelage. Même si l'originalité est loin d'être au rendez-vous, Under Attack impressionne par son street punk vraiment abrasif et à l'enthousiasme communicatif auquel ne sont pas étrangers la vélocité des guitares et le chant vraiment extrême de Jorge Silva. Aussi inspirés dans les passages rapides ("Under Attack", "Without Warning", "No Solution - No Control") que dans les mid tempos, les Casualties parviennent à maintenir l'intensité de l'album à son niveau maximum, tantôt en tutoyant le style hardcore d'Exploited et des Varukers, tantôt en déclenchant de furieux sing along ("System Failed Us Again", "Social Outcast", "VIP"), réussissant là où des formations confirmées telles qu' Anti Flag ou The Unseen semblent montrer quelques signes d'essouflement.

Côté texte, là aussi on reste dans le traditionnel. "Power is Terror...", "We Are The Enemies of This Society...", "Casualties, Times to Take a Stand, United We are Strong...", constituent autant de perles à tendance contestataire, dont l'aspect quelque peu simpliste est fort heureusement atténué par la qualité de la musique. De plus, il y a de grande chances pour que ces phrases lapidaires aient leur petit effet en concert.

Au final, Under Attack ne révolutionne rien du tout mais parvient, grâce à son peps, à entretenir la flamme, tout en permettant aux Casualties de s'installer confortablement dans un fauteuil de leaders de la scène punk us. Trente minutes de folie simple, efficace comme on aime et qui se passe de longs discours.

"Under Attack", "On City Streets", "Without Warning" sur Myspace

A écouter : Without Warning, Under Attack, System Failed Us Again