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Biographie

The Appleseed Cast

Christopher Crisci : Chant/Guitare
Aaron Pillar : Guitare/Chant
Marc Young : Basse
Aaron Cocker : Batterie

Formé en '97 par Crisci, PIllar, Wickersheim (basse) et Ruiz (batterie), la première dénomination du groupe est December's Tragic Drive, en référence aux textes de "Seven" (Sunny Day Real Estate - Diary). Ce n'est que l'année suivante que le groupe opte pour The Appleseed Cast signant cette même année sur Deep Elm Records (Latterman, Surrounded,...) qui sort le tout premier effort du combo originaire de Lawrence (Kansas) : The End Of The Ring Wars.
L'année 1999 voit le départ de Ruiz, remplacé par Baruth, et l'enregistrement de leur second opus, souvent le plus apprécié par les fans, mais aussi celui qui marque les débuts de leur collaboration 4 années durant avec Ed Rose (Brandtson, The Get Up Kids,...) :  Mare Vitalis.

Malheureusement, des tensions se développent entre Wickersheim et le reste des musiciens, et ce dernier quitte le groupe en 2000, remplacé par le coloc' de Pillar, Marc Young. Fort de ce nouveau line-up, et sachant que le groupe dispose d'un contrat de 5 albums avec son label, TAC se lance dans le projet le plus ambitieux de sa carrière avec l'enregistrement d'un double-album, Low Level Owl, dont le premier volume sort le 21 août 2001, et le second le 23 octobre, Deep Elm allant jusqu'à créer se créer un nouveau logo simplement pour marquer le coup.
L'année suivante (2002), Crisci et Cie sortent un recueil de titres composés après la sortie de leur premier effort et qu'ils finalisent en 2002 : Lost Songs; une sortie qui marque la fin de leur deal avec Deep Elm. Durant ce laps de temps, TAC participera à un split CD avec Race Car Riot et Planes Mistaken For Stars, et la tripletteCrisci/Pillar/Rose s'essaie à un nouveau projet musical intitulé Hundred Hands.

Nouvelle signature en 2003 avec Tiger Style Records et intégration officielle de Jordan Geiger au clavier. Le quintet s'attaque à l'écriture et à la composition de Two Conversations qui dispose également de son lot de tensions, cette fois-ci avec Baruth qui quitte finalement le groupe. Ce dernier se place alors en hiatus, Crisci se consacrant à son side-project, Old Canes, Geiger rejoignant son ancienne formation : Minus Story. A la même période, leur label se retrouve confronté à des difficultés financières qui l'oblige à se délester de l'ensemble de son roster.

Puis en 2004/2005, des rumeurs d'audition pour un nouveau batteur s'ébruitent, dont celle de Aaron Cocker, ancien batteur de Old Canes, qui sera malgré tout précédé par Nathan Richardson (The Casket Lottery) avant de figurer au line-up de The Appleseed Cast en 2006.
Il ne participera donc pas aux sessions d'enregistrement du sixième effort du groupe, Peregrine, paru chez The Militia Group (Denison Witmer,...), et dont Crisci dit : "...I don't know if I've felt better about a record this early since Mare Vitalis". I Approve...

Chronique

16 / 20
3 commentaires (17/20).
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Sagarmatha ( 2009 )

La discographie de The Appleseed Cast s'écoute comme lorsqu'on découvre les premières neiges. La même sensation d'apaisement et de nostalgie qui s'empare peu à peu de chaque note, envelopée dans la froideur du matin. L'histoire chaotique du groupe et les flocons nés de chaque tempête témoignent d'un groupe en quête d'un absolu, prêt à s'effacer et à se renouveler à chaque album. Fruit d'un long silence, après une période chargée au début des années 2000, Sagarmatha pourrait bien être le toit sous lequel a toujours cherché à se réfugier TAC.

La magnifique ouverture, "As The Little Things Go", confirme dès les premières notes le virage stylistique pris par le combo. Longue piste presque entièrement instrumentale de plus de huit minutes, le morceau balaie une étendue de glace, les guitares s'époumonant dans l'immensité durant les dernières minutes. Sagarmatha est ambitieux, la plupart des pistes dépassent les six minutes et s'affranchissent bien souvent des schémas traditionnels. Le chant n'est plus la pièce maîtresse, ce n'est qu'un élément de fond, un dernier point de repère, sporadique, avant que ne l'engloutissent les pics émotionnels érigés avec délicatesse tout au long du disque.

Tour à tour incisif ("A Bright Light", "South Col") ou plus aérien ("The Road West" et ses mélodies réverbées contemplatives, "Like a Locus", ses battements organiques), TAC semble goûter à une liberté retrouvée, offrant une froideur insidieuse comme on la retrouve chez Moving Mountains ou les suédois de Jeniferever. Entre les déluges d'étoiles, "The Summer Before" sonne comme une - courte - réminiscence du passé avec sa structure plus classique, son chant typé en écho et ses guitares lumineuses, avant d'annoncer une fin d'album somptueuse, "South Col" et la virevoltante "An Army of Fireflies" en clôture.

Au-delà de la tournure post-rock clairement prise par cet album et l'abandon de compositions directes qui touchent immédiatement au coeur, The Appleseed Cast prend le pari d'étaler son spleen sur des morceaux tortueux et travaillés à l'extrême (rappelant certaines compositions de Low Level Owl), vivifiant ses compositions par des passages beaucoup plus éthérés qui ressemblent à des étendues de glace en plein soleil. On sublime le moment en allongeant l'instant au maximum. Une brise souffle sur cet album. Celle qui ranime les coeurs; celle qui fait frissonner.

A écouter : oui.