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Biographie

The Almighty Trigger Happy

Emmené par le charismatique Al Nolan dès le début des 90s, The Almighty Trigger Happy a ses racines à Toronto, Canada. Le premier album du groupe Killatron 2000 (1994) sort curieusement sur la major A&M Records. Il est suivi de leur oeuvre majeure I'll Shut Up When You Fuck Off, à l'origine éditée par Sonic Unyon en 1996, puis par Bad Taste Records en 1997. Cet album leur vaut de faire des premières parties des plus gros groupes Fat Wreck Chords et Epitaph de l'époque, ainsi qu'une apparition sur le '4 way split' As A Matter Of Fact, aux côtés de Satanic Surfers, Good Riddance et I'll Repute.
Quelques changements de line up et années plus tard, I Hate Us voit le groupe prendre une tournure légèrement différente et les rumeurs de consommation de drogue et autres choses aussi flatteuses circulent autour du groupe. Tout ça aura fin du groupe fin 1999, quelques semaines après la sortie de l'album, et un split CD avec Misconduct naitra encore quelques semaines après la séparation.
La bande reprend du service à l'automne 2003 sous forme de quintet, joue quelques concerts au Canada, resigne avec Bad Taste qui sort une réédition (avec 3 titres bonus + plage multimedia) de I Hate Us (qui devient I Hate Us Even More), puis, en avril 2004, ils annulent leur venue en Europe en première partie de Ten Foot Pole, et annoncent dans la foulée, en juillet, leur (deuxième) séparation.

Chronique

16.5 / 20
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I'll Shut Up When You Fuck Off ( 1996 )

The Almighty Trigger Happy ne faisaient jamais dans la dentelle, et cet album (à l'image de sa pochette et de son titre) en est la meilleure preuve: du "pissed off punk straight in your face" comme ils disent outre Atlantique. Des morceaux à 200 à l'heure, des lyrics directs, une voix rocailleuse façon "fils de Lemmy Kilmister (Motörhead)", une énergie aussi bien héritée du punk que du rock n' roll...

Pourtant la musique de Trigger Happy, bien que puisant ses racines dans divers styles (les quelques riffs et solos hard rock vous en convaincront) est bien punk, un punk qui sait même parfois se faire très mélodique et qui rappelle un peu, d'une part le RKL période From Riches to Rags, et d'autre part ce que devenait à l'époque la scène punk rock suédoise, menée par les débuts des Satanic Surfers.
Fort de ses origines musicales variées, le quatuor produit des chansons qui, tout en présentant un style commun de bout en bout, ne se ressemblent pas comme deux gouttes d'eau; agrémentées de quelques montées et breaks, d'alternances de rythmiques expédiées et de mélopées harmoniques (voire de solos), de choeurs énervés ou à l'inverse façon oozin' aahs (copyright Bad Religion), elles ont le mérite d'être réfléchies même si elles donnent souvent une impression de précipitation directe et rugueuse.
Et la production approximative n'y est certainement pas pour rien; manquant de clarté et de précision, elle renforce ce côté brut et un peu sale.

Trigger Happy est donc une petite curiosité aux multiples influences qui, derrière son côté rugueux, simple et direct, cache de grosses mélodies et quelques subtilités bien senties (à l'image même de son chanteur). Un album de punk mélodique qui sent l'énergie et la sueur... et qui n'excède pas les 25 minutes.

Télécharger "In Hate"

A écouter : "Seasonal Excuse" ; "Shit For Dessert" ; "In Hate"