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Biographie

Texas Is The Reason

Garrett Klahn: Chant/Guitare
Norm Arenas: Guitare
Scott Winegard: Basse
Chris Daly: Batterie

Texas is The Reason, c'est la rencontre de quatre musiciens dont l'objectif fut de se détacher d'une scène hardcore un peu trop "macho". Norm Arenas (ex-Shelter), Scott Winegard(ex-Fountainhead), Chris Daly (ex-108) et Garrett Klahn (ex-Buffalo's Cooper) se mettent d'accord sur ce nom faisant référence aux paroles d'une chanson des Misfits: "Bullet".

Le quartet sort rapidement un premier EP, qui suscitera un engouement important dans la scène emo underground. Par la suite, leur rencontre avec The Promise Ring engendrera un split CD sorti sur Jade Tree. '96 et arrive finalement leure première production signée J. Robbins de Jawbox: Do You Know Who You Are ? Un second impact dont le titre rend hommage à John Lennon. Malgré les propositions des Majors, Texas is The Reason maintient son contrat avec Revelation, et tourne aux Etats-Unis aux côtés des non moins influents Sense Field. Finalement les tensions au sein auront raison des New Yorkais en '97.

De cette séparation naitront plusieurs projets. Garrett Klahn formera New Rising Sons, pendant que Chris Daly prendra les baguettes au sein de Jets to Brazil. Scott Winegard, quant à lui, produira quelques groupes, et s'éclatera quelques temps avec des membres de Helmet et Chamberlain, dans une nouvelle formation: Americans.

Concernant Norm Arenas, celui-ci fera un break de 3 ans afin d'affiner sa musicalité, notamment comme DJ. Puis, accompagné de Scott ,avec qui il a gardé contact, il formera New End Original, qui comprend également l'ancien chanteur de Far, Jonah Matranga, ainsi que le batteur de Chamberlain. NEO ne sortira qu'un album, Thriller; de leur côté, New Rising Sons sortiront deux EP's avant de se séparer. Seuls Jets To Brazil continuent leur petit bonhomme de chemin, statuant comme l'un des groupes majeurs de la scène emo US actuelle.

Chronique

16.5 / 20
1 commentaire (10/20).
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Do You Know Who You Are ? ( 1996 )

A l'aube d'une décennie d'existence, Do You Know Who You Are ? n'a pas vieilli, et ce malgré les évolutions majeures encourues ces dernières années par la scène emo.

S’il fallait métaphoriser une première écoute de cette oeuvre, celle ci se ferait par une rencontre inopinée. Une entrevue lointaine, une silhouette obsédante qui attise votre curiosité. Des courbes lisses d’une mélodie instrumentale, comme en témoigne le titre éponyme, signe d’une ère nouvelle pour la scène rock. Une signature qui dessine les contours d’une ballade délicate, de par ses harmonies distillés avec minutie : pas un mot, juste un regard.

Le temps n’a plus d’emprise sur vous, les secondes paraissent des minutes. Vous savourez ces instants, ces pauses qui couvrent l’album; vous êtes en proie à des visions. Seul avec elle, vous la détaillez : la finesse de la batterie, ainsi que la clarté de son instrumentation. La réussite de Jets to Brazil passe sans conteste par son atout charme qu’est Chris Daly. Temps et contretemps cadencent chaque morceau : "Something To Forget" et ses teintes pop rock côtoie "Nickel Wound" et sa quiétude emo.

Déshabillée : cela en devient obsessionnel ; vous êtes incapable de distinguer le rêve de la réalité. Des paroles chuchotées à votre oreille, un complainte emplie d’amertume ; Garret Klahn dispose d’une palette emplie d’expressivité.
A l’image du chanteur de BoySetsFire, il possède cette capacité de transiter avec fluidité entre chant suave et chant éraillé. Le temps vous presse à nouveau, votre impatience grandit à l’image de "The Day’s Refrain", morceau phare de Do You Know Who You Are ? Physionomie parfaite, sa rythmique pop sait prendre son temps, la légèreté de sa basse n’y est pas étrangère et vous entraîne vers une fin dissonante.

Des doutes subsistent, des souvenirs imprègnent certains de ces fantasmes. Cette silhouette vous remémore une connaissance, une relation passée. Vous n’êtes pas le seul dans ce cas,  Texas is The Reason continue d’afficher ses origines musicales.
"A Jack With One Eye" nous martèle de riffs à la fois discontinus et assourdissants. L’orientation du quatuor n’est peut être plus approprié aux auditeurs de la scène punk underground, mais "Back And To The Left Left" finirait de convaincre ces réfractaires: une batterie effrénée, des riffs incisifs sur vocalises en chœurs.

Des remords peut être ? Ce n’est pourtant pas le cas de Texas is The Reason. Avec Do You Know Who You Are ?, ils réussirent la prouesse de marier aussi bien des sonorités punk/hardcore, que des mélodies pop rock aux allures maussades. Dès lors, les influences se suivent, et se ressentent, à l’image du fabuleux Send Us A Signal de Brandtson, sorti l’année passée (A noter que le titre ouvrant cet album se nomme: "You Know Who You Are). Et cette silhouette dans tout ça ? Inaccessible…

N'hésitez pas à en débattre sur le forum.

A écouter : The Day's Refrain, Do you Know Who You Are ?, Something To Forget, Nickel Wound, Johnny On The Spot.