logo Tallah

Biographie

Tallah

En 2017, Max Portnoy (le fils de Mike Portnoy (oui celui qui jouait dans Dream Theater), batteur, contacte Andrew Cooper (le fils d'Alice Cooper ... Ah ? On me dit dans l'oreillette que non !) et Derrick Schneider (fils de Lars Schneider, bon OK, il n'est pas musicien, il est ingénieur agronome mais c'est quand même son père ! ) afin qu'ils le rejoignent à la guitare et à la basse sur son nouveau projet. Ayant enregistré un EP instrumental et cherchant un chanteur Max, envoie Papa Portnoy pour démarcher Justin Bonitz, chanteur sur youtube afin qu'il rejoigne l'aventure. En une semaine il a écrit les paroles, enregistré ses parties et rejoint le groupe. Quelques essais de line up plus tard, voila les quatre compères à cinq Mewzen ( Je vous vois venir mais non son père n'est pas un Pokémon) les ayant rejoint aux claviers et samples quelques mois avant l'enregistrement de Matriphagy leur premier album studio sorti au dernier trimestre 2020.

Chronique

13 / 20
1 commentaire (14/20).
logo amazon

Matriphagy ( 2020 )

2020, quelle année merveilleuse ! Le confinement, l’isolement, la maladie, le revival du Néo Metal … On en verserait presque une larme. Dans cette veine on assiste en crête de vague à Tallah qui armé de ses trois années d’expérience de groupe sort Matriphagy, son premier LP.

Pour décrire simplement cet album de Tallah à un metalhead qui n’aurait jamais écouté, on est dans la démarche diamétralement opposé aux groupes comme Zeal and Ardor, The Lumberjack Feedback et moult autres groupes qui prennent le temps et construisent leur progression musicale à travers plusieurs riffs afin d’atteindre des pics de puissance gratifiants et satisfaisants. Ici c’est l’efficacité directe qui prévaut avant toute autre chose. Il faut que ça pète là, maintenant, tout de suite, et tout le temps. Alors forcement les mélodies s’en ressentent et vu que l’intensité ne change pas il en ressort moins de profondeur. Ce n’en est pas moins inintéressant pour autant, loin de là, car ça bouge, ça transmet de l’énergie et ça réveille ta grand-mère. On assiste en réalité à l'heure actuelle à une polarisation du metal moderne, un début de vergence qui pourrait surement sembler cyclique à travers les époques si on prenait le temps de se pencher sérieusement sur la question.

Du fait de leur démarche artistique, les morceaux qui ressortent le plus sont ceux qui ont les mélodies les plus remarquables, à savoir Matriphagy L.E.D et We, the Sad .La voix est constamment quelque part pas loin entre justesse et sentiment brut, ce qui donne un résultat aussi inattendu que surprenant, jamais juste, jamais dedans mais toujours en souffrance dans ce qu’elle essaye de faire, et c’est ça qui en fait son intérêt. L’instrument le plus mis en valeur est la batterie, qui possède une très belle dynamique de son comme si on était positionné juste derrière les futs à taper comme un sourd. Les guitares (incluant la basse) sont lourdes et ronflent comme des chats obèses, offrant une toile de fond à l’expression de la colère des autres éléments cités précédemment. On termine enfin ce cocktail de Néo metalcore par les quelques parties mélodiques instrumentales effectuées principalement en harmonique, toujours par l’une des guitares ou par le biais des samples.

Dans le global l’album passe bien, même si beaucoup de chansons sont dispensables car elles manquent cruellement de profondeur et de propos, mais quelques unes comme les trois citées précédemment ou Red Light parviennent à susciter un intérêt qui fait y revenir. S’il me fallait recommander une seule chanson pour découvrir, ce serait We, the Sad, car c’est à la fois celle qui est la plus aboutie et celle qui représente le mieux Matriphagy.

A écouter : We, the sad, Red Light, L.E.D.
Tallah

Style : néo metal / metalcore
Tags : -
Origine : USA
Amateurs : 0 amateur Facebook :