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Biographie

Taking Back Sunday

Taking Back Sunday se forme à Long Island en 1999 avec Antonio Longo, Jesse Lacey (futur Brand New), John Nolan (futur Straylight Run), Eddie Reyes et Steven DeJoseph. La première sortie du groupe est un simple EP, Taking Back Sunday EP, qui voit pourtant les départs du chanteur et du batteur, remplacés par Adam Lazzara et Mark O'Connel. L'Ep ne rencontra pas un énorme succcès, mais le groupe ne lâche pas l'affaire et sort un premier album Tell All Your Friends chez Victory début 2002.

D'autres changements de lin-up viennent pertuber la vie du groupe, causant presque sa perte (départ du guitariste John Nolan et du bassiste Shaun Cooper). Pourtant, Taking Back Sunday reprend la route avec un nouveau guitariste (Fred Mascherino) et un nouveau bassiste (Matt Rubano).

Le second album, Where You Want To Be, voit le jour en 2004, tandis que le groupe est en pleine tournée avec Blink-182, et se hisse en 3ème place du Billboard US. Taking Back Sunday profite de son succès grandissant pour contribuer aux BOF de Spider Man2, Elektra et Fantastic 4. En 2006, Louder Now, troisième opus des américains, arrive dans les bacs, épaulé par le single "Whats It Feel Like To Be A Ghost?". La même année, un combo CD / DVD Louder Now: PartOne, composé de lives, est livré par le groupe, suivi par un album de B-Sides Notes From The Past, et Louder Now: PartTwo fin 2007 (clips et lives rares).

Un changement de line-up se produit à nouveau en octobre 2007. Fred Mascherino quitte le groupe pour se consacrer à sa carrière solo tandis que Taking Back Sunday bosse sur son prochain album, New Again, qui voit le jour en juin 2008.

Courant 2010, le combo annonce le retour de certains anciens membre, pour un retour au line-up de 2002. Rapidement, l'enregistrement d'un nouveau disque est annoncé, sobrement annoncé Taking Back Sunday, qui arrive en Juin 2011. Celui-ci est promu au travers de quelques singles / clips, permettant également à Taking Back Sunday de s'embarquer pour une tournée célébrant les 10 ans du groupe. L'enregistrement de leur sixième album est annoncé via Twitter en juin 2013, annoncé sur Hopeless Records avec le maintien du line-up originel. Happiness Is sort en Mars 2014, contenant 11 titres de Pop Rock inscrits dans la continuité des opus précédents.

11.5 / 20
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Tidal Wave ( 2016 )

Taking Back Sunday a toujours eu un goût assez particulier pour les artworks, comme une sensation rétro dans l’ensemble. Sur Tidal Wave, le combo semble vouloir rendre hommage aux années 90s, en espérant que le ras-de-marée promis soit bien présent au niveau sonore. Il faut dire que les Américains ont tendance à se révéler totalement inconstants sur leurs dernières productions : du fade éponyme aux plus intéressants Happiness Is ou New Again, il est difficile de retrouver le niveau de Louder Now ou Tell All Your Friends.

Lorsque se lance ce Tidal Wave, ce sont sous de beaux augures : un « Death Wolf » assez rythmé, pas inoubliable mais prouvant que le combo en a encore dans le ventre. Le hic, c’est que tout le disque n’arrive pas à se retrouver dans cette même veine. On y reconnait les mimiques du combo (« Holy Water » ou « In The Middle of It All ») mais c’est extrêmement facile : on devine aisément le riff suivant, l’arrivée du refrain ou du passage un brin emporté. Cet opus brasse avec lui les écueils de Happiness Is, les déconvenues de New Again mais a toutefois plus de saveurs que le cru 2011.
En tout transparence, l’écoute de Tidal Wave est pourtant agréable si elle est survolée : « In the Middle of It All » a un refrain catchy, « We don’t go in there » reprend des airs Emo ou « Tidal Waves » reste entrainant sur sa courte durée. Cela contrebalance avec le larmoyant « I’ll Find A Way To Make It What You Want », qui restera vite dans les oubliettes aux côtés de « Homecoming ».

Peut-être que les attendes ont changé avec le temps, que la tournure prise (et assumée) par le combo ne rentre plus dans ce que les anciens fans ont aimé, mais il est délicat de voir Taking Back Sunday osciller entre le banal et l’acceptable. Sans demander de manière sempiternelle le même disque sans âme, on pourra trouver fort dommage que le groupe replonge dans certains travers régulièrement.
Tidal Wave se situera donc à l’entrecroisée de tout cela. Parfois intéressant, à d’autres instants terriblement banal, le disque sera sans doute parfait pour les stades (« Death Wolf », ou « You Can’t Look Back ») mais on attend largement plus de Taking Back Sunday. Si vous voulez vraiment un truc intéressant, on me murmure que Foxing, Modern Baseball ou Tigers Jaw devraient vous plaire.

A écouter : Préférez Louder Now.

Happiness Is ( 2014 )

Après la semi-déception de l’éponyme, Taking Back Sunday revient avec Happiness Is et un line-up qui semble se stabiliser avec les musiciens déjà présents sur Tell All Your Friends. Entre-temps, le combo s’est offert un changement de label (byebye Warner / Interscope, bievenue chez Hopeless Records qui gère également Silverstein, Yellowcard, Enter Shikari ou Guttermouth) et le producteur Mike Sapone (MC Lars, Brand New et les premiers TBS). Une légère évolution autour de leur musique, reste à voir si l’impact se fera ressentir sur ce nouvel album.
Un rapide coup d’oeil sur le tracklist et les éternels 11 titres annoncent le nouveau cycle Happiness Is. Peut-on faire le rapport entre Tell All Your Friends et « They Don’t Have Any Friends » et ainsi entrevoir un retour aux sources ?
On retrouve des titres assez directs, « Stood a Chance » ou « They Don’t Have Any Friends », avec des rythmiques rock ne reniant pas « Sink Into Me » ou « Liar (it takes one to know one) ». Qualitativement parlant, un rapide survol de ce disque permet déjà de discerner des contours plus agréables que Taking Back Sunday, un peu plus proches de New Again. La poignée de titres du précédent opus se transforme en suite d’accords séduisants et enjôleurs. Il faut dire que « Flicker, Fade » pouvait laisser douter de l’intérêt d’Happiness Is : clip assez classique, construction du morceau s’inscrivant dans les purs standards du genre (quelques choeurs, une envolée lors du refrain avec une dernière minute qui pourrait rappeler légèrement la tournure globale prise par My Chemical Romance sur ses derniers opus). Heureusement, on ne s’arrêtera pas à cela pour se forger un avis sur Happiness Is : la séduisante « Better Homes and Gardens » se révèle quasi parfaite alors qu’elle reprend, sur le papier, ce qui faisait défaut sur l’éponyme. Il en est de même pour « Like You Do » et « We Were Younger Then » qui s’inscrivent toujours dans ce registre pop mais avec plus d’efficacité que précédemment.

Toutefois, Taking Back Sunday sait toujours user et abuser de facilité : « All the Way », tube pop-rock radiophonique ultra-calibré fait pâle figure face à « Beat Up Car » ou « It Takes More » et leurs aspects plus emorock (tempo plus varié, utilisation de plusieurs lignes vocales, …). Il est fort dommage que les Américains alternent revival rock et sensations plus FM alors que ce sont les dernières qui peinent à convaincre. Ce n’est pas la prise de position musicale qui est critiquable, mais bien le fait que les morceaux les plus accessibles sont globalement les moins intéressants d’Happiness Is.

Même si on tape toujours dans un emo rock à midinettes, Happiness Is rehausse la barre suite à la demi-déconvenue de l’éponyme. Heureusement qu’au final Taking Back Sunday ne se prend pas la tête et assume complètement cet aspect de sa musique, parce que le combo s’en sort plus qu’honorablement.

A écouter : Like You Do - We Were Younger Then
11 / 20
1 commentaire (13.5/20).

Taking Back Sunday ( 2011 )

Avec cette reformation du line-up d'origine, Taking Back Sunday avait de quoi émoustiller : retour à l'époque Tell All Your Friends ? On aurait pu espérer, ou simplement souhaiter que le combo continue dans la lancée de New Again. Pourtant, avec ce nouvel opus, les Américains ont en partie loupé le coche. On tombe rapidement dans le mièvre ("Since You're Gone", aux airs de déjà-vu), le trop classique ("You Got Me", pourtant énergique) ou le fade ("Call Me In The Morning", tentative avortée de faire remonter les sentiments à la manière de Brand New) alors que l'on était habitué à un Emo Rock souvent passionné et sincère.
Heureusement, la plate moitié de Taking Back Sunday se voit compensée par une seconde partie plus attirante. On atteindra pas l'extase, mais on passera plutôt une dizaine de minutes agréables, notamment sur "El Paso" ou "This Is All Now", qui apportent un brin d'air frais sur ce disque, malheureusement bien loin d'un Louder Now (dont le single "Makedawnsure" résonne encore). Le plus souvent, le combo joue juste, avec toujours ce soupçon d'énergie qui les a hissé en tête d'affiche : En ressortent des titres comme "Who Are You Anyway", "El Paso" ou "It Doesn't Feel A Thing Like Falling" ; Pas foncièrement des morceaux époustouflants, mais avec un zeste d'entrain et un certain sens des mélodies, sans aller trop au-delà du minimum syndical. La chute a bel et bien eu lieu, fort dommage au vu des précédentes sorties de Taking Back Sunday.

Taking Back Sunday n'est pas foncièrement un album mauvais ou désagréable, mais plutôt un disque en partie insipide. Pleine de promesse, cette réunion du line-up d'origine ne fera pourtant pas briller le quintet, qui s'en sort honorablement grâce à une poignée de titres.

A écouter : Who Are You Anyway - El Paso

New Again ( 2009 )

Taking Back Sunday avait cartonné avec Louder Now en 2006 et New Again, après le douloureux départ de Fred Mascherino, va tenter de s'imposer à nouveau dans les charts américains. Les premiers morceaux ayant filtré ("Carpathia", "Catholic Knees" et "Sink Into Me") ayant rassuré sur l'état de santé du groupe, reste à voir l'album au complet.

A la manière de Louder Now, New Again est composé principalement de riffs simples mais accrocheurs, de rythmiques relativement envoutantes, sans pour autant devenir putassières. Même si quelques morceaux manquent clairement d'inspiration ("Where My Mouth Is" par exemple), les musiciens savent clairement où ils vont et où appuyer pour séduire. Une écoute de quelques compos comme  le rythmé "Lonely, Lonely" ou le sensible "Everything Must Go" suffit à comprendre la formule Taking Back Sunday. Le chant se veut toujours clair, dans la lignée d'un Brendan Boyle (Incubus) sans les parties énervées, la musique clairement orientée Pop face aux premières productions du groupe. On retrouve des compos du calibre de "What's It Feel Like to Be a Ghost?" ou “MakeDamnSure", telles “Cut Me Up Jenny" ou “Catholic Knees", même si New Again manque d’équilibre sur certains passages, contrairement à Where You Want To Be.
Certes les puristes crieront à la mélodie facile, au chant faussement séducteur et aux compos milles fois entendues, mais Taking Back Sunday enrobe tellement son présent et joue tellement dessus que New Again s'écoute avec le plus grand plaisir et sourire possible. En sus, le groupe, au travers de ses antécédents musicaux, n’a jamais caché cette facette de sa musique.

New Again est sans conteste un bon album, au même niveau que Louder Now même s'il s'oriente vers un rock plus facile que ses prédécesseurs. Epaulé de singles comme "New Again", "Catholic Knees" ou "Swing", Taking Back Sunday montre que le groupe a su surmonter le départ de son guitariste et aller de l'avant. Les fans du groupe ne seront pas déçus, les allergiques à la pop fraîche et printanière peuvent déjà passer leur chemin.

A écouter : New Again - Swing - Everything Must Go