Biographie

Synthetic Elements

Todd McMullan (chant, guitare)
Kyle Hernandez (basse)
Mike Blecha: claviers, guitare, trompette, choeurs
Brett Carson: batterie
Randy Johnson: trombone, planche à laver, accordéon

Elevés dans une petite ville du Colorado désertique, les lycéens Todd McMullan (chant, guitare) et Kyle Hernandez (basse) s'associent au printemps 2001 avec l'idée de former un groupe dès qu'ils auront migré dans les mois suivants vers la capitale Denver.
A leur arrivée, ils découvrent le ska punk au-delà de Less Than Jake / Goldfinger / Rancid et enrôlent Mike Blecha ainsi que Brett Carson. S'en suivent deux ans et demi de tournée et deux albums autoproduits à la clé: Straight From Skanktown (2001) et Out of Order (2003).

A leur retour, ils se posent pour enregistrer un nouvel EP éponyme et bénéficient de coups de pouces de programmateurs locaux et d'animateurs radio.
C'est donc avec une popularité grandissante et 400 concerts au compteur (aux côtés de The Skatalites, English Beat, The Slackers, Mustard Plug, Mad Caddies) qu'ils rentrent en 2007 à Denver pour monter leur propre studio d'enregistrement (Stockout Studios) et mettre en boîte Standing Still qui obtient un beau succès local et commence à faire parler du groupe au niveau national.
Le quatuor qui ne chôme pas et recrute un cinquième membre l'année suivante: Randy Johnson vient diversifier le son des punk skankers avant l'arrivée de leur quatrième opus complet: Trashed Out Paradise en 2009.

Chronique

13.5 / 20
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Trashed Out Paradise ( 2009 )

Zéro mise en scène. Synthetic Elements rentrent plein fer dans les 28 minutes de leur quatrième opus. Sans transitions, les punk rockers chez qui l'on devine clairement un background teinté de street et de ska punk enchainent la dizaine de compos et s'éclipsent sans rappel.
Aussi francs du collier que feu-ZSK sans toutefois en posséder la fibre contestatrice, les Etats Uniens peuvent néanmoins se targuer d'une hétérogénéité manifeste à en juger par le spectre musical qui s'étend de l'acoustique "Falling Away" au "Wooly Bully" boogie, en passant par le ska ("Dancin' Time"), le reggae punk ("Life Will Fade Away"), et même un tribute plagiaire au NOFX des années 2000 sur "The Fire".

Autre atout du quintet, son sens du refrain accrocheur, avec des standards porte-étendards dans la lignée de "Something Worth Fighting For", "They'll Never Understand" ou l'éponyme "Trashed Out Paradise", tous dominés par le braillement reconnaissable de son meneur de troupe que l'on suit sans trop gamberger.
Et c'est bien là tout le paradoxe des disques comme Trashed Out Paradise qui, victimes de leurs qualités, se livrent pleinement dès la première écoute. Aussi simples, efficaces et entraînants qu'ils sont, ils en font rarement des prétendants qui tiennent la durée... excepté peut-être aux yeux des amoureux de Hellcat ou A-F Records.

A écouter : "Trashed Out Paradise" ; "How Far"