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Biographie

Swift

Swift réunit quatre amis tout droit venus de Winston Salem en Caroline du Nord avec Gary au chant, Mike à la guitare, Billy à la basse et Jamie a la batterie. Le combot américain a vu sa formation naître en 1998. Après avoir vendu plus de 2400 exemplaires de leur démo Thought are Thought , et accumulé des centaines de concerts dans leur contrée, les voici qui débarquent avec Waging War lancé depuis juillet 2003. Oreilles curieuses d'en savoir plus, c'est par là que ça se passe…

Chronique

Waging War ( 2002 )

Avec Waging War, Swift mérite qu'on s'intéresse à eux d'un peu plus près. En effet, même si une première écoute à la volée peut en laisser perplexe plus d'un, on y gagnera finalement à se pencher sur le cas de ces ricains.
Ce qui vous marquera en premier chez Swift, c'est sans doute l'une de leur grande source d'influence qui est incontestablement Deftones. En effet, l'écoute de la rythmique de The Handshake, l'intro de Nurse, ou encore les riffs et la complainte de Gary aux vocals sur DR Shaw ne font pas tiquer : la source d'inspiration est frappante.
Mais cataloguer Swift comme une pâle copie de Chino Moreno et des siens serait sans doute un peu trop facile. En effet, on notera tout d'abord des vocals étonnamment variées qui s'équilibrent parfaitement, oscillant entre un chant posé et placé et un autre ton beaucoup plus violent et plaintif. Cependant, là aussi certains pourront noter les similitudes à la Deftones avec le brin de voix énervée sur Nurse qui rappelle étrangement Adrenaline. Mais après tout, qui n'a pas été influencé par la vague Deftones & Cie ?
Mais là aussi ce rapprochement serait une vue un peu rétrécie du contenu de Waging War. En effet, de nombreux morceaux se détachent de cette influence et créent l'identité même du groupe avec notamment What Tears Are For qui restera sans doute l'un des morceaux les plus représentatifs de ce skeud. Entre mélancolie et rage, le mélange semble être fait en bonnes proportions et en contentera plus d'un, à condition de ne pas être allergique à un peu de sensibilité et de ne pas avoir des boutons à un peu de brutalité. Swift donne en effet dans la pluralité et l'éclectisme et termine sur une note de nostalgie avec 3 Fools et son intro en acoustique, sur laquelle la voix de Gary donnera des frissons aux auditeurs émotifs !
Finalement, avec Waging War, Swift offre un skeud accessible à nombre d'entre nous, du bon son qui se laisse tranquillement écouter mais qui demanderait parfois un peu plus d'identité et de personnalité… affaire à suivre.

A écouter : The Handshake - Lovesick - Dr Shaw