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Biographie

Surrender

Groupe originaire de Berkeley, formé en 2005. A son actif, Surrender a une tournée US en 2006 et de nombreux gigs sur la côte Pacifique. A ce jour, les californiens ont sorti une démo, deux ep, un split avec Act Of Sedition et son premier album, Paper Thrones, qui voit le jour en 2009.

Chronique

Paper Thrones ( 2009 )

"...To torch a palace just to see it burn, to topple empires just to hear them fall...". Mettre fin à cette comédie où des rois et des reines font la loi sur leur trône de papier, coiffés d'une couronne de plastique et l'oreille au téléphone portable. Sans regret aucun.
 
Les mots de Surrender sont sans détour lorsqu'il s'agit de pointer du doigt les malformations d'un système aberrant où il n'est même plus possible d'identifier nettement l'ennemi. Des diatribes évoquant presque la jacquerie sur un peace punk faussement enjoué, incontestablement épris de Crass ou Omega Tribe, mais chargé toutefois d'une mélancolie nécessaire (le somptueux "Last Days"), sur laquelle viennent s'échouer quelques gouttes de dub ("Ice Age"). Après quelques essais manquant parfois de densité, Paper Thrones se révèle être une petite bombe portée par un songwriting efficace et nerveux ("The New Monarchy", "Surrender") sur laquelle flotte un nuage de sédition provoquée par le double chant masculin/féminin - le premier tenant plus du spoken word, le second entre Ashley Marshall  et Yvonne Ducksworth - et une batterie pesante qui résonne inlassablement, annonciatrice d'un éventuel soulèvement.
Récemment découvert lors de la dernière tournée européenne Surrender, avec ce premier album, accouche d'un brûlot addictif où la rudesse du ton n'est que la partie émergée d'un ensemble plus riche qu'il n'y paraît. Des mélodies où les fins gourmets retrouveront les senteurs de Signal Lost ou Jingo de Lunch ("Last Days") - les intonations de la miss y sont pour beaucoup -  ainsi qu'un côté catchy véhiculé par un savant mélange fugazien entre une guitare espiègle et une basse épilleptique ("Still Waiting"), tout concourt à la réussite d'une production qui ne souffre finalement de pas grand chose, excepté peut-être un artwork pas des plus terribles.

A force d'écoutes, au delà de son aspect rustre, Paper Thrones parvient à nous apprivoiser et à laisser dans l'air toute une quantité de phéromones qui seront simples à digérer. C'est aussi et surtout une invitation à ne pas baisser les bras quand la tendance actuelle est plutôt de s'en servir pour s'y enfouir et ne plus voir la réalité en face.

Tracklist : 1 Guillotine, 2 Surrender, 3 Eulogy, 4 New Monarchy, 5 My History, 6 Ice Age, 7 Still Waiting, 8 This Is Not A Song, 9 This Is Not A Song II, 10 Song For SD, 11 Inertia, 12 Last Days 

A écouter : Last Days, Still Waiting, The New Monarchy