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Biographie

Suicidal Angels

Nick Melissourgos - Chant, guitare
Orfeas Tzortzopoulos - batterie
Chris Drax - guitare
Angel Kritsotakis - basse
Groupe fondé en 2001 par leur leader Nick Melissourgos, alors agé de 16 ans, Suicidal Angels s'est forgé une sèvère réputation dans le Thrash old school. Après plusieurs démo, c'est Rotting Christ, groupe grec de référence qui leur donne leur chance et leur proposant la première partie de la tournée. De grands groupes font alors appel à eux lors de leur venue en Grèce comme Kreator, puis Nile, puis beaucoup d'autres. 
Avec en 2016, quatre démo et 6 albums studios aussi bons les uns que les autres, le quatuor fait partie d'une référence au niveau de la scène internationale.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (17.5/20).
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Bloodbath ( 2012 )

De la guitare saturée d'un petit son bien ronflant, une production de qualité et simple, un rythme rapide qui fait bouger les cervicales et qui donne la pêche, pas de doute, c'est un groupe de Thrash ! Suicidal Angels sort Bloodbath en 2012 chez NoiseArt Records. Quatrième album du groupe, que réserve cet opus ?

Dès les premières notes de la piste une, on sait à quoi on a affaire, et l'air de rien c'est très important. Ce caractère frénétique et truculent qui caractérise nos albums de Thrash favoris, cette belle époque fin 80, début 90 ou mettre une galette dans un lecteur provoquait le même effet que de mettre les doigts dans une prise électrique. Le tout adapté avec les méthodes d'enregistrement et de production modernes, autant dire que la première impression est très bonne. Référence parmi les références, on pense forcement et implicitement à Slayer tout au long de l'écoute. Certes, Bloodbath est moins une copie conforme de la formation de Tom Araya que peux l'être Eternal Domination, premier album de Suicidal Angels, sorti quelques cinq années plus tôt, il n'en reste néanmoins la base de l'influence des Athéniens. Même certains noms de titres pourraient parfaitement se retrouver sur un Slayer : Morbid Intention To Kill, Skinning The Undead, Legacy Of Pain

Outre cette ressemblance, il s'agit globalement d'un tout cohérent, agréable par bien des aspects. La technique est présente avec des passages solos, qui ne sont pas sans rappeler encore une fois, feu monsieur Jeff Hanneman, le travail de recherche et de création a été fait, les thèmes abordés collent au genre et l'esprit est présent en chaque instant. La démarche qu'a entreprise Suicidal Angels de s'inscrire dans le panel des groupes de Thrash est un franc succès concrétisé par Bloodbath. Si on s'attarde sur quelques détails d'écoute on retrouve toutes les marques de fabrique : le fameux coup de médiator en alternance de triolets, les gammes chromatiques, majeures et mineures pentatoniques, alternance entre picking et powerchord, passages quintes et ostinato à la basse,  les réductions de temps à la grosse caisse, même le phrasé du chanteur correspond lui aussi aux codes définis. S'il y avait une school of Thrash, les Grecs en seraient sortis majors de promo à n'en point douter.

Clairement, on a déjà vu mieux niveau originalité, les riffs s’enchaînent et se succèdent sans surprise mais non sans saveur. Qu'il s'agisse de l'opening clair de Chaos, des slides composant le refrain de Moshing Crew, ou des touches de Sepultura, Napalm Death ou Metallica saupoudrées par-ci par-là, tout est bien amené pour faire bouger le public, car avant tout Suicidal Angels s'écoute en live. Nous avons donc en somme un très bon album pour les fans du genre. Si la discographie du quatuor grec, et notamment Bloodbath était sorti à la grande époque, on aurait surement parlé de big 5 et non de big 4. Si certains y trouveront un gout de réchauffé, d'autres apprécieront juste de la bonne musique.

A écouter : par tous les fans de thrash