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Biographie

Stuntman

Formé en automne 2002 à Sète, quelques changements de line up, une première démo, un premier album, Among The Ruins (sur Prototype Records), un EP, Signed In Blood (toujours sur Prototype Records), diverses apparitions sur des compilations puis une cinquantaine de concerts et deux tournées à travers la France. Voici les premiers pas du parcours de Stuntman.
En 2009 le combo enregistre treize nouveaux morceaux répartis sur un nouvel album, The Target Parade, et un split avec Chere Catastrophe. Stuntman a récemment partagé l'affiche avec Coalesce à Zürich, ce qui en dit déjà long sur leurs influences.
Début 2014 le groupe balance la sauce sur un nouvel album : Incorporate The Excess.

Incorporate The Excess ( 2014 )

C’est vérifié, la scène française n’a que peu de choses à envier à son homologue outre atlantique. On avait Calvaiire, Birds in Row ou Daggers dernièrement, et Stuntman vient rajouter sa pierre à l’édifice. Incorporate the Excess, c’est donc un hardcore chaotique dans la lignée de Converge ou Botch. Assez classique si l’on s’arrête juste à ces mots puisque 90% des groupes de cette scène doivent s’y rapporter. Il reste à chacun de sortir un peu des chantiers battus ou de s’y inscrire plus profondément encore pour tirer son épingle du jeu, et cela semble être le cas pour ce nouveau Stuntman.

Il va sans dire qu’en 6 titres (je ne tiendrai volontairement pas compte de l’intro « Broken Mirrors Lacerate »), Stuntman a intérêt à se défouler efficacement s’il veut s’ancrer dans l’inconscient collectif : amener « The Patriot, the Elite, the Icon » sans l’idée que l’ombre de Converge plane dessus (musicalement et vocalement) s’avère difficile mais pas impossible. Car au-delà de l’aspect sonore, on est face à un aspect plus viscéral (« Bag of Dicks » ou « Chaos Sheperd ») qui permet au quatuor, à défaut d’être différent sur l’aspect sonore, de se démarquer légèrement sur les paroles. Bien plus direct que Calvaiire, mais en gardant ces sensations de haine constante, Stuntman use pourtant des recettes assez classiques inhérentes au genre (le break de « Bag of Dicks », la partie rythmique de « Roll the Skull ») et au cassage de nuque.
Heureusement que « Scarecrow Warfare » s’étale sur la durée ( 8m41) et tient en haleine sur sa seconde moitié, avec cette boucle sonore noisy se mouvant peu à peu vers un assemblage de bruits qui confirme que l’évolution peut se transformer en régression artistique. Non pas que la musique deviennent inintéressante, elle se déshumanise totalement et devient une répétition mimétique, avec cette sensation que la chaos reprend le lead. N’est-ce pas là au final ce qu’on recherche ? Se laisser porter par un désordre musical ?

Incorporate the Excess est donc un disque qui s’inscrit pleinement dans son ère. Il est difficile de savoir ou donner de la tête entre les différentes sorties actuelles mais on peut néanmoins en retenir quelques unes histoire de se centrer sur les plus intéressantes. Et entre Forceps de Calvaiire ou le prochain Daggers, le Stuntman peut se tailler une petite place.

A écouter : Scarecrow Warfare

Split avec Chère Catastrophe ( 2009 )

Baffe A.

C'est désormais vérifié, Botch et Coalesceont copulé sur les plages de Sète. Stuntman porte sur le front l'ADN de ces 2 forceps qui n'ont qu'une envie, te claquer les tempes. Si leur nez n'est clairement pas (encore) aussi fin, les gaziers compensent par une bonne grosse dose de testostérone injectée directement en intraveineuse. Sûrement la faute à un chanteur qui en a vraiment gros sur la patate. Ultra glaireuse, la voix ne se gène pas une seule seconde pour cracher à la gueule et dégouliner le long de l'échine. Bref, du metal hardcore à son meilleur niveau, qui sait apporter du mouvement à son riffing, et qui sait maintenir une toile de fond, ici malsaine, voire carrément glauque. Ca colle un max sous les pattes sans se vautrer dans le pataud. Même si ce ne sont pas les meilleurs morceaux de Stuntman, il n'y a pas de baisse de régime observable sur ces 3 tranches de lard bien grasses. Le genre de trucs qui passent bien quand on est affamé ou qu'on a les dents longues.

Baffe B.

Du heavy stoner balancé avec une énergie résolument hardcore.  Des morceaux qui dépassent à peine la minute trente, pas le moindre chant sauf un "WAAAAAAAAAAAAA !" général sur "Spring fellow hawk". Tu commences à voir un peu mieux le tableau ? Chère Catastrophe c'est du punk avec une haleine de whisky ou du stoner joué sous speed, le tout avec une technicité surprenante et un feeling groovy permanent. Sur scène, ça doit être la grosse éclate, le genre de groupe dynamique qui te colle une raideur à la nuque pour la prochaine quinzaine. Des comparaisons on peut en faire des caisses, mais à ce stade, c'est déjà écrit en gras entre les lignes.

A écouter : Baffe A - Baffe B