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Biographie

Storm The Bastille

Joey Iacona - (Guitare / Chant)
Matt Wirick - (Guitare / Chant)
LJE3 -  (Basse)
Dave Geeting - (Batterie / Chant)

Jeune quartet DIY américain, Storm The Bastille s'efforce à produire un screamo hardcore intense empruntant aussi bien aux fondamentaux d'Orchid qu'à une véritable inspiration personnelle. Après un 7" remarqué en 2006, le groupe prévoit pour 2007 la sortie d'un 10" ainsi qu'une paire de split CDs.
Le groupe splitte en 2011 après une dernière sortie qui n'aurait pas dû voir le jour, Behold.

16 / 20
3 commentaires (17/20).

Dismantled ( 2008 )

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". (Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793).
 
Storm The Bastille, deux siècles après les événements de Juillet 1789, garde en mémoire les principes de la morale jacobine. La prise de la Bastille était une nécessité. Dismantled l’atteste. "Bankrupt and finally forgotten" déclenche donc l’impulsion que la foule attendait. Mouvement de batterie en tête de cortège pour annoncer le tumulte puis cris hystériques qui sonnent l’assaut.  Epoustouflant.  Alors que les récentes sorties du courant screamo jouaient la carte de l’accalmie/post, STB fait fondre les plombs en électrisant chacune de ses secondes et en lui donnant une intensité folle. On retrouve donc  ce quelque chose d’absolument dense, de furieux, qui rappelle le jusqu’au-boutisme de I Wrote Haikus About Cannibalism In Your Yearbook autant que les salves emo de L’Antietam. L’éclat(ement) est alors complet et Storm The Bastille peut donc se répandre sans retenu, la tête de Launay en haut d’un pic, la garde assiégée à ses pieds et la poudre dans le canon. Et que ce soit par une ambiance quasi lugubre distillée via des notes dissonantes à la Funeral Diner ("L.Ron Hubbard is my personal savior") ou par un chant double ravageur qui évoque les insurrections sonores de The Third Memory ("Today will be bring only the worst" et ses chœurs ! ), Storm The Bastille ravage et ravage encore.
 
Avec sa production de feu, l’épaisseur de ses compositions et ses mélodies forgées au basalte, Dismantled constitue une des sorties les plus sensationnels de l’emotionnel hardcore récent et fait passer Storm The Bastille du statut de groupe prometteur à celui de potentiel successeur du grand Saetia dont il se rapproche par l’émotion véhiculée via son chant déchirée ("Endless/Black Again"). La forteresse est pliée, la (emo)violence consacrée.
"Vous vouliez une révolution sans révolution ? " (Robespierre)

 

En écoute sur myspace.

A écouter : "Bankrupt and finally forgotten"

Storm The Bastille 7" ( 2006 )

Dès les retentissements initiaux de ce premier véritable jet de Storm The Bastille, on reconnait la patte de feu Orchid à travers ce grincement de corde si particulier, aigu et acéré, oscillant et tendu. Alors oui, Storm The Bastille pose bien quelques appuis sur les fondations solidement ancrées par Orchid mais dès l'entrée de la seconde guitare, le quartet établit également ses propres jalons sur des bases plus mélodiques. Ce premier morceau, urgent et renversant, qui comme son nom l'indique ("You Can Move But I Have Your Legs") montre que Storm The Bastille galope devant nous sans qu'on puisse raccrocher sereinement le wagon, est une entrée en matière des plus convaincantes. Un de ces morceaux contenant la quintessence du genre dont on ne se lasse pas d'entendre et réentendre les coups d'éclats.

Difficile de tenir la cadence après une telle ouverture et une baisse de régime est bel et bien palpable durant les 2 courts morceaux faisant suite. Sans sonner creux, ces derniers manquent un peu de corps et d'originalité malgré une tension maintenue toujours à son maximum via un double chant dont les frasques épileptiques viennent jouxter Reversal Of Man. Une tension qui augmente d'un cran sur l'ultime titre, plus long que les autres, abrasif et écorché autant que mélodique, il est le témoin que le combo possède les arguments pour maintenir incandescente la flamme de l’intensité et de l’émotion sur une durée conséquente.

Au final, ce premier 7 pouces comporte 2 excellents morceaux et 2 autres plus quelconques mais dont la puissance de feu fait toutefois honneur à la nomination des 4 jeunes américains. En assimilant davantage l'héritage d'Orchid et en se maintenant à leur meilleur niveau, il est légitime de penser que Storm The Bastille pourrait prendre d'assaut bien d'autres territoires.

Ecouter "Water Mountains And Stale Rain" sur leur page PureVolume.

A écouter : You Can Move But I Have Your Legs - Water Mountains And Stale Rain