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Biographie

Stereotypical Working Class

  Formés en 1999, les Stereotypical Working Class ont déjà fait du chemin et ça tient peut être à la complicité des membres du groupe puisqu'il unit deux frères, Martin (chant) et Bertrand (basse) accompagnés de deux cousins guitaristes Kratouf et David. Lauréats du FAIR 2002/2003, présélectionnés pour les Découvertes du Printemps de Bourges 2003 et sélectionnés dans le Parcours Fnac Nouvelles Scène Française, les SWC produisent dès 2001 un maxi quatre titres qui attire l'attention de la scène métal/rock lyonnaise. Ajoutez à ce début de palmarès aguicheur, une prestation scénique bluffante en ouverture de Tripod, Mass Hystéria, Pleymo, Watcha, Backfire et même les américains Madball, et vous obtenez le profil des SWC. Ainsi, c'est assez naturellement que les lyonnais se sont entourés au mixage de celui que l'on ne présente plus : Stéphane Kraemer (Pleymo, Watcha, Enhancer) ; non sans avoir invité Bob de Watcha sur Illusions (déjà présent sur leur maxi).
  On prend les même et on recommence. En effet, Stéphane Kraemer aidera à nouveau les lyonnais à confectionner leur nouvel album, Sans Repères, dont la sortie est fixée à mars 2006.

9 / 20
25 commentaires (13.54/20).
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Sans Repères ( 2006 )

  De l’eau a coulé sous les ponts depuis 2003 et la sortie d’Illusions. Le Néo Métal n’en finit pas de manger son pain noir, et son goût acre devient de plus en plus insupportable pour ses figures emblématiques, les poussant à s’imprégner salutairement (ou pas) d’autres scènes ou de leurs influences trop longtemps refoulées par le musicalement correct. La scène française n’échappe pas à la crise et les Stereotypical Working Class l’ont bien compris, il va falloir aller de l’avant.

  A ce titre, les lyonnais vont proposer avec Sans Repères un Néo fortement dilué d’éléments Emo à la manière de ce qu’a pu faire notamment Finch il y a quelques années, Hoobastank ou encore Lostprophets. On se retrouve, hélas, rapidement confronté à la majorité des clichés conformistes inhérents au genre, à savoir les rythmiques délicatement rapides et saupoudrées d’arpèges/accords inoffensifs conduisant aux refrains plus musclés mais cruellement dénués d’ambition. Là où Finch arrivait justement à maintenir un peu plus la pression pour mieux incorporer ses moments poignants, STWC tombe cruellement dans l’écueil critique de la neutralité "mou-du-genou".
  A l’instar de beaucoup de néo métalleux frenchies, le groupe entame clairement son virage "popisant". Il s’avère d’autant plus marqué ici par l’utilisation de la langue de Molière option varièt’ pour illustrer uniquement ses titres les plus complaisants (Silence, Lucide), et par le choix de sous-mixer les rares cris qu’ils comportent sur des passages aussi violents qu’Evanescence (Sans Repères).

  Mais les STWC n’ont pas laissé leurs racines groovy au placard pour autant. Ils mettront en œuvre tous les moyens possibles pour faire jumper les foules grâce à des titres rappelant Limp Bizkit ou les Lostprophets (Bustabraï, Karma, That’s All Right), mais les schémas sont une nouvelle fois trop familiers pour susciter un véritable intérêt.

  Loin de cet amer constat, la voix de Martin tire son épingle du jeu et constitue indubitablement l’atout maître du quintet. Elle est en effet d’une limpidité et d’une justesse remarquable sur la totalité des titres, et même si les lignes tendent légèrement à se répéter, certaines impriment le cortex sans difficultés (Sorrow). Ce qui vient d’autant plus alimenter les regrets, c’est que STWC a toutes les capacités pour proposer quelque chose de bien plus ambitieux. La preuve en est avec No End For A Circle, titre de clôture instrumental atmosphérique et Deftonien, dont la fibre aurait certainement mérité d’être plus exploitée sur le disque.

  Grosse déception au final que ce Sans Repères. Même s’il ne constitue pas un mauvais album, les STWC accumulent tous les plans éculés des styles dont ils se réclament. Il semblerait que l’inspiration ait été freinée par la volonté d’élargir leur auditorat de manière plus immédiate. Espérons néanmoins que les lyonnais reviennent avec un peu plus d’authenticité, chose dont on est intimement persuadé au vu du dernier titre.

Ecouter : Deux titres (Bustabraï et Sans Repères) sur la page MySpace du groupe.

A écouter : Sorrow, No End For A Circle
15 / 20
5 commentaires (15.8/20).
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Illusions ( 2003 )

Illusions débarque dans vos oreilles un peu à la manière d'une dose de bonne humeur qui ravive et rafraîchit nos neurones engourdis par la fin de l'hiver. Après leur maxi Stereotypical Working Class, le groupe lyonnais du même nom offre en effet un son pas vraiment violent, ni totalement reposant, mais disons… totalement éclectique. La voix de Martin se démarque des autres groupes de métal et témoigne de la décontraction et du sérieux du groupe : les SWC ne se prennent pas la tête et amènent le soleil, mais ils savent aussi vous prendre sur votre point faible émotionnel.
Certes, on connaît déjà Already Lost, Illusion , Last et Miscellaneous mais on redécouvre le gros coup de boost que Stéphane Kraemer a su leur donner. Loin d'être une production parmi tant d'autres, Illusions nous offre des passages forts en émotion un peu à la Incubus (leur coté un peu "funkie"), à l'image de Already Lost ou du langoureux Behind , où la voix suave et quasi plaintive de Martin devient rageuse sur une atmosphère musicale qui prend jusqu'aux tripes. Mais Illusions sait se montrer contrasté et les SWC ne laissent pas la tendresse et la mélancolie gagner l'émoi de ces auditeurs bien longtemps avec la claque mise par Chorar … où l'on ne peut s'empêcher de bondir de notre chaise. Dans ce sens là, Illusions marquera les esprits avec la notable participation de Bob de Watcha sur Illusions (titre déjà présent sur leur maxi) qui amène un vent d'emportement en boostant le tout grâce à sa touche personnelle… bestiale et énergisante ! Ainsi, si certains craignaient un skeud trop timide ou trop "carré", les SWC démontrent que leur sonorité sait sortir des sentiers battus et sait se montrer polyvalente avec des paroles aussi admirablement chantées en français ou en anglais et des ambiances étonnement contrastées en couleurs qui offrent un tout si… syncrétique !
Finalement, Illusions restera dans les mémoires comme un cocktail de mélodies aguichantes et débordantes d'énergie, le tout sur un son irréprochable. Bref, les SWC ont su mettre les petits plats dans les grands et s'offrir un beau cd à la hauteur de leurs moyens.

A écouter : illusion, instinct, chorar
16 / 20
1 commentaire (18/20).
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4 titres ( 2001 )

1er 4 titres et 1er exploit pour STWC. En effet, ce 4 titres est vraiment surprenant, pour un groupe si jeune (19 ans de moyenne dans le groupe) et qui a relativement peu tourné on ne peut qu'être surpris par la qualité ici présente. Et ces gars on veulent! En effet le 4 titres est mixé par Stephane Kraemer et en invité on ne trouve ni plus ni moins que Bob de Watcha, autant taper haut direct... et ça tombe bien : ils en ont les moyens!
 
En effet, ce skeud est un best-of métal des années 90 condensé en seulement 4 titres. Les influences sont nombreuses et surtout variées, ce qui donne un album plein de relief et d'authenticité, car si les influences sont reconnaissables STWC n'en est pas moins unique. Au niveau de ces influences citons: Korn, Deftones, Pearl Jam, Incubus, Primus, Cold, Red Hot, Watcha... Et encore c'est en oublier!
 
Tout comme Counterfeit, de Lyon aussi, STWC joue avec ses trippes et cela donne au groupe toute son identité et sa force. Martin, le chanteur, a une voix peu commune (assimilable à celle de Finger eleven) dans le milieu métal avec une véritable capacité à chanter et à moduler sa voix vers des hurlements à slammer de plaisir, et ces élèments nous font vite penser à de l'emocore.
 
Parlons de ces 4 pistes magiques avec plus de précisions, tout d'abord ALready LOST entre Incubus pour le chant et la ryhtmique et Deftones pour les guitares et la structure de la chanson. La seconde piste, Ilusion est quantà elle plus funk (Et fait fortement penser à Incubus ou encore Red Hot Chili Pepers) mais a un bon coté heavy grâce à Bob qui vient poser ses cris sur ce morceau génial! (d'ailleurs ces envolés hardcore me font beaucoup penser àAmerican Head Charge sur All Wraped Up, mais c'est une pure coïncidence). Last, avant dernier morceau de la galette est la piste la plus hardcore et la plus courte de ces 4 titres, avec un début tout en douceur, voir même très pop mais qui tourne très vite à la furie et nous rappelle furtivement le temps du 1er album de Limp Bizkit. Miscellaneous (dernière piste, déjà? snif) beaucoup plus athmosphérique voit le groupe s'orienter vers une compo plus zen et très mélodieuse mélangée à de la fureur tempérée; cela rappelera un peu les groupes émo nouveaux (dans la veine de Thursday) mais aussi certains groupes comme Cold, Tantric ou encore Puddle of mudd.
 
Au final un 4 titres rafraîchissant qui même s'il puise ses origines dans beaucoup d'autres groupes n'est pas pour autant un plagiat. On remarque aussi que les groupes français assimilent de plus en plus vite les tendances d'outre-atlantique et nous délivrent des CD de plus en plus innovants et impréssionants. Les quelques défauts sont a imputer à la jeunesse du groupe qui cherche encore ses marques, mais qui n'en doutons pas les trouvera bien vite. Un groupe à suivre et qui montre que la scène de province, en l'occurence ici Lyon est de plus en plus

A écouter : ben seulement 4 titres...