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Biographie

Stance Punks

Tsuru: chant
Kinya: guitare
Tetsushi: basse
Kaki: batterie

Formé en '98 dans la banlieue de Tokyo par Tsuru et Kinya, les Stance Punks ne font leur première apparition que l'année d'après suite à l'addition de Tetsushi et Kaki dans le line up. Ils se font une réputation locale en jouant sur divers toits du quartier Shimokitazawa. Ces performances donneront son nom à leur premier CD, un live enregistré sur ces mêmes toits en 2000.
Après une paire de tournées nationales suit un premier EP éponyme, tremplin à un album éponyme complet en 2000; opus qui se classe à sa sortie à la sixième place des charts japonais. Cette exposition leur entrouvre quelques portes à l'étranger quand une de leurs chanson, "Mayonaka Shounen Totsugekidan", clôt le film Battle Royale 2.

Au fil des tournées au Japon, le quatuor continue à composer (Let It Roll, 2004) et signe sur une jeune sous-division de Sony Music, Kowalski Records. Le DIY se transforme en distribution confortable qui permet à Howling Idol de se vendre plutôt bien. Coup de pouce supplémentaire, une de leurs chansons, "No Boy, No Cry" fait l'ouverture de l'anime Naruto et relance un intérêt international pour le groupe tout relatif.

En '08, le quatuor fête ses 10 années d'existence (et presque autant de singles) avec un line-up immuable; ils feront pour l'occasion le thème de clôture de l'anime Soul Eater (chanson "I Wanna Be) et sortiront un deuxième DVD, cette fois-ci live.
En toute fin d'année est édité un nouvel album: Peace & Destroy., toujours chez Sony/Kowalski.

Chronique

s/t ( 2002 )

"Stance Punks". Ca sonne bien, ça claque, mais ça ne fait pas vraiment sens. Et ça résume assez bien la position ('stance') du quatuor nippon: on balance notre purée habituelle sans se prendre la tête, ça viendra comme ça viendra, au feeling.

Cest précisément cette spontanéité aussi naïve que touchante qui fait le charme du groupe. Parce qu'esthétiquement parlant, Stance Punks ne bousculera pas grand chose... On replonge même parfois directement aux sources des 80s ("Hi no Tama Sengen", "Shounene Bakuhastu"), à l'époque où leurs mentors de The Blue Hearts démocratisaient le punk au Japon.
Du mid tempo ("Ushi na Wareta Sekai", "Subete no Wakaki kuso Yarou") à l'up tempo, les punks martèlent leurs hymnes 'street' la bonhomie au coeur et l'énergie au corps. Les couplets sont basiques, Tsuru fait monter la sauce, et tout ça se finit généralement sur un bon refrain des familles où tout le monde peut enfin brailler à c(h)oeur joie et communier en émotion.

L'autre péché mignon des créteux, c'est la ritournelle qui part en balade pour finir... comme tous les autres morceaux. L'étonnement est donc toujours de courte durée, même si quelques riffs sortent vaguement des accords d'usage. Accords certes rudimentaires, mais légèrement différents de ceux usés jusqu'aux frettes par le punk européen et nord américain. Le J Punk a ses propres bases, des accords de guitares jusqu'aux intonations vocales, en passant par les lignes de basse.

Pas de quoi être franchement surpris néanmoins, d'autant que les structures sont, elles, bien traditionnelles et familières. Reste cette sincérité qui fait mouche, qui donne envie de les accompagner sur les choeurs... même sans comprendre le moindre mot de japonais.

A écouter : "Yume o Kuru no Shi" ; "Rokudenashi no Kara ni"