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Biographie

Sounds Like Violence

Andreas Soderlund : Chant/Guitare
Daniel Teodorsson : Basse/Guitare
Daniel Petersson : Batterie

Sounds Like Violence nous vient de Suède et leur rock énergique et tellement bien foutu a vite été repéré par l'écurie Deep Elm (Clair de Lune, Latterman,...). Empruntant aussi bien à l'emo qu'au rock'n roll mais toujours à travers un esprit punk rock survitaminé, le groupe appose son empreinte sur non moins de 3 disques en cette année 2004. En premier lieu sur le sampler Deep Elm n°5 (This Is How I Kill My Tears) sur lequel ils ouvrent le bal avec 2 titres, puis sur un triple Split avec les excellents Desert City Soundtrack et Settlefish puis enfin sur l'EP The Pistol qui annonce un album plus que grandiose.
2005 voit l'apparition d'un nouveau morceau, "Nothing", sur le sampler The New Crazy, u ntitre annonciateur de la sortie le 12 février 2007 de leur premier full-length, With Blood On My Hands, licencié cette fois-ci en Europe par Burning Heart Records (Hell is for Heroes, Samiam,...).

16 / 20
1 commentaire (17/20).
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The Devil On Nobel Street ( 2009 )

Sorti de nulle part, Sounds Like Violence nous revient donc en 2009 avec un tout nouvel album, le second, qui est l'une des excellentes surprises de cette année. Un album qui a été confié à Ryan Hewitt (Alkaline Trio, We Are Scientists, Red Hot Chili Peppers, Blink-182) et dont la sortie s'est faite une nouvelle fois chez Burning Heart Records.

Pour bien comprendre The Devil On Nobel Street, il faut prendre connaissance du postulat de départ énoncé par Söderlund en ces termes : "“This record is built more around melodies that no one has ever dared to mix in with rock music. We wanted to take the Guns N’ Roses, The Cult and Nirvana inspiration to a new level."
Du point de vue la mixité, SLV touche effectivement au but en conservant les ingrédients de cette pièce-maîtresse qu'est The Pistol, écouter pour cela "Holy Schizophrenia!", en y creusant profondément les tonalités arrangées sur With Blood On My Hands : beaucoup et même énormément de choeurs qui donnent un côté opéra-rock façon Queen, de l'orgue ("Beast"), du glockenspiel ("1993"), pas mal de piano ("Bankruptcy", "$ 5900"), des expérimentations à la The Cure sur "Get Out of Bed". Bref, beaucoup beaucoup de bon, du meilleur en progression sur le disque, jusqu'à aller mettre sa fessée à The Killers sur la très poppy "The Emperor's New Clothes", pour enfin se terminer comme tous les disques de Sounds Like Violence, en apothéose, sur "1993".

Pour conclure, pas de déception, juste du renouveau et un quote-promo qui va bien : "Where With Blood On My Hands went for the jugular, The Devil On Nobel Street will pierce your heart."

A écouter : "1993"; "The Emperor's New Clothes"; "Beast"; "Bankruptcy" et toute la disco !
15 / 20
2 commentaires (9.75/20).
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With Blood On My Hands ( 2007 )

Malsain, amer et venimeux. A l’instar de son prédécesseur, With Blood On My Hands est donc loin d’être des plus guillerets. Sounds Like Violence y poursuit sa lancée et propose deux fois six titres percutants, mélodiques, tout en y conservant effectivement ces atmosphères douloureuses et sincères. En somme, l’identité même du groupe… 

Si l’écoute de The Pistol avait été dévastatrice pour la plupart, créant une dépendance certaine, celle de WBOMH s’avère, dirons-nous, plus…insidieuse.
Une première approche, à priori décevante, mais qui, au travers des "Nothing", "Directions" ou "The Greatest", distille déjà son venin. Au grès des écoutes, les riffs continuent de resserrer leurs crocs, tandis que basse et batterie étouffent et broient plus encore chacun des osselets. Masochisme quand tu nous tiens…Abasourdi, ou inconscient, difficile de ne pas succomber à ce mélange de détresse, de sarcasme, de rancœur  et de haine déversés avec véhémence par Soderlund. Chacune de ces mélodies inspire le chaos, et expire ses regrets, ses ruptures, ses adieux….toute sa souffrance.

Malgré cette constante relativement pessimiste, les Suédois se seront permis de petites choses plus ‘lumineuses’, comme l’usage d’un pedal-steel très Loghien sur "The Greatest" et "Death Will Do Us Apart", plus enjouées tels les ‘claps your hands’ ("Cold Cold Blood") and say yeahh ("Nothing"), ou notablement plus rageuses à l’image du ‘You’ déflagrateur de "Longing for a Warm Embrace".
Dernière chose, qui a son importance, Soderlund a fait d’énormes progrès, jouant sur des vocalises plus nuancées, allant jusqu’à un chant doucereux pointant une légère similitude avec le timbre de Karl Larsson, et par la même occasion les premières œuvres de LDOA : "Changes", "The Greatest". Malheureusement il semblerait que le mixage, et autres effets, dont bénéficie sa voix, amoindrissent nettement son intensité ; une perte cependant compensable, si le temps vous en dit, par la lecture de ses textes...poignants.

En définitive, même si l’on est loin de l’efficacité fatale et ô combien simpliste de "You Give Me Heartattacks", constat est fait qu’avec With Blood On My Hands, SLV a su complexifier, ou plutôt homogénéiser sa musique, la rendant plus proche de la paire "Afasi"/ "Perfect", morceaux les plus jouissifs à long terme…et ça n’engage que moi.

Ecouter des extraits sur le site de Deep ELM.

A écouter : "The Greatest"; "Directions"; "Longing for a Warm Embrace"; "Changes"; "Wrong"
16.5 / 20
1 commentaire (16.5/20).
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The Pistol (Ep) ( 2004 )

L'écurie Deep Elm ne peut s'empêcher de nous surprendre une fois de plus. Brandtson, Clair de Lune et Lock and Key nous font déjà parcourir, cette année, les multiples sentiers d'un rock indé teinté d'émotions vives. Les suédois de Sounds Like Violence en remettent une couche et c'est sans aucun doute la plus aboutie et la plus riche. Cette fois ci le voyage se fera à grands coups d’électrochocs rock’n roll.

Certes, Sounds Like Violence ne redéfinie et n'invente rien mais les compositions hybrides et pleines de fougue transcendent sans mal n'importe quels amateurs de rock indé, de garage rock ou d'emo. On reconnaît bien la marque suédoise / nordique dans le ton très garage et très rock'n roll des compositions misant sur une énergie débordante. En ce sens, les amateurs de son bien propret vont assurément grincer des dents tant la musique de SLV est "casse gueule". Non seulement le tout est très nonchalant, la faute à ses mélodies dansant sur le fil du rasoir, mais en plus les vocalises éthérées empiètent allégrement sur le terrain des tons faux en bout de course.
The pistol démarre par "You give me heartattacks", LE titre rock'n roll imparable de la galette. On ressent la rage, le mal être, l'envie d'en découdre avec la vie...le tout sans pleurnicher, bien au contraire, pas de complainte ici. Le titre arbore la structure simple, couplet / refrain sans qu'une quelconque lassitude ne s'installe. Les guitares sonnent et saturent la plupart du temps mais les mélodies ne sont pas en reste. "Cry, Oh Cry" et ses envolées mélodiques engendre inéxorablement frissons et chair de poule. Les amateurs d'emo ou d'emocore sauront sans doute apprécier la tendance.

The Pistol est un disque très riche en émotions grâce aux multiples styles que le groupe aborde et a une énergie intacte pleine de sincérité. Sounds Like Violence sait se faire percutant et mélodique tout en conservant une atmosphère douloureuse à couper au couteau. Sur les 6 titres, l'étincelle qui fait la différence est bien là. On se mettrait à genoux pour avoir une poignée d'intensité musicale en plus. On attend l’album avec une impatience…comment dire…maladive !

La page Deep Elm du groupe avec des extraits : ici. Le clip de "You give me heartattacks" au format quicktime : ici !

A écouter : You give me heartattacks - Cry, oh cry ! - The Pistol