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Biographie

Sons Of Invidia

En provenance de Mulhouse et ayant mûrement réfléchi à un projet de groupe, les frangins métaleux Nico et Jon n'ont qu'une envie : un projet musical aux sonorités old school oscillantes entre dixit "un vieux W.A.S.P. poussiéreux et un Annihilator chevelu le tout saupoudré de samples à la In Flames".
Voilà pour le pitch de base. Avec l'arrivée de Félix à la basse en 2006 et d'Olivier aux fûts en 2008, le line-up du projet est désormais stable, chacun ayant apporté sa petite touche artistique et ses aspirations musicales : Thrash / Hard-Rock / Heavy / Hardcore. Le groupe, sous le nom d'Invidia, sort une première démo 6 titres en 2009 et commence à écumer les scène locales, avec l'arrivée d'Erwan, le lead guitariste. Les Sons Of Invidia tracent aujourd'hui leurs sillons dans un Metal bien à eux où chacun apporte sa patte et son influence. Cette fusion métallique, où les samples sont de plus en plus présents, crée un alliage brutal et mélodique qui caractérise l'esprit du groupe qui sortira en 2011 son premier album intitulé Brain Damage Game.

Chronique

14.5 / 20
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Brain Damage Game ( 2011 )

Pour un premier album auto produit estampillé "Thrash / Heavy / Indus", les mulhousiens de Sons Of Invidia nous offrent avec leur Brain Damage Game une performance plutôt inattendue. N'ayant jamais douté du talent de cette jeune formation, il est tout de même assez risqué de sortir, surtout en auto production, un album alliant sonorités indus avec du thrash / heavy. Non pas que cet alliage métallique soit des plus incongrus, mais tout simplement parce que ces deux genres bien distincts sont des standards musicaux assez différents, et qu'en faire un premier album est plutôt couillu. Vouloir mélanger des influences old school du côté de W.A.S.P. et Annihilator avec des samples à la In Flames, voilà un projet assez ambitieux !

C'est donc avec beaucoup de doutes quant au projet que je me lance dans l'étude de l'objet. Un didjeridoo, des samples de radio brouillée, des chants grégoriens et d'obscurs dialogues en guise d'introduction me mettent tout de suite dans l'ambiance, je sens tout de suite que l'ambiance globale de l'album sera très soignée. S'enchaîneront bientôt (Dogma) une série de premiers coups de butoir et de riffs bien gras, juste avant les premiers breaks. On est dans le vif du sujet, et on peut annoncer sans trop se tromper que ces deux premiers titres sont franchement convaiquants, juste ce qu'il faut de testostérone bien ajustée dans la voix, une basse chatouillant agréablement les oreilles, des riffs thrash / metalcore de gratte plutôt bien huilés et une batterie millimétrée avec soin. Ce sera le cas sur l'ensemble de l'album : à quelques titres près il n'y a franchement pas vraiment matière à se plaindre musicalement, c'est vraiment du bon boulot. Le groupe a su distiller sa musique intelligemment. Les instruments sont bien mis en avant, et les samples sont tout simplement parfaits, ils renforcent la musique du quintet de façon assez surprenante : tour à tour discrets ou percutants, ils n’entachent en rien la musique du groupe et amènent des changements d'ambiance qui font la richesse du projet.
Là où le bât blesse, mais c'est très personnel, c'est la qualité du chant sur l'album : certains titres passent très bien : Darkest Autumn et Dogma notamment, mais la plupart du temps, on a l'impression que le frontman se cherche encore niveau style, les passages growlés sont très bien effectués mais les passages clairs font trop souvent penser à du Disturbed des mauvais jours, et donnent un sentiment d'avoir une seule moitié d'âme au groupe. Dommage mais pas handicapant car certains aimeront, j'en suis persuadé.

L'album dans son ensemble est très cohérent, les montées en puissance variées et toujours bien exécutées, et des titres comme Darkest Autumn ou The Awakening sont de vraies pépites qui ne laissent présager que du bon pour le futur du groupe. La capacité qu'a le groupe à s'investir dans des compositions toujours percutantes en mélangeant des styles différents est indéniablement leur force principale : le thrash, le heavy, le metalcore, le post hardcore ou encore le stoner, tout cela baignant dans un jus d'indus des plus savoureux nous donne au final un album bien copieux et alléchant !

A écouter : Dogma, Darkest Autumn, The awakening
Sons Of Invidia

Style : Indus Metal / Thrash & Heavy
Tags : - - -
Origine : France
Site Officiel : sonsofinvidia.com
Site Officiel : sonsofinvidia.bandcamp.com
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