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Titre : Somewhere Between Heaven and Hell Année : 1992
Nombre de titres : 10

Tracklist
1 - Cold Feelings
2 - Bad Luck
3 - Making Believe
4 - Born To Lose
5 - Bye Bye Baby
6 - When She Begins
7 - 99 To Life
8 - King Of Fools
9 - Sometimes I Do
10 - This Time Darlin'
11 - Ghost Town Blues
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Moyenne lecteurs : 15.5/20 (1 avis dont 1 avec commentaire)
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Commentaires

Baptiste08 15.5 / 20 Le 19/08/2009 à 14H50

Social Distortion enchaîne les albums en ce début des années ’90 (trois albums sortis entre 1988 et 1992). Le succès continue à augmenter (le passage en 1990 sur la major Epic y est sûrement aussi pour quelque chose…), en témoigne le hit single « Bad Luck » largement passé en radio et ayant atteint la seconde place des charts américains lors de sa sortie.

Le groupe semble évoluer sur ce Somewhere Between Heaven and Hell vers un côté légèrement plus sombre. Le titre d’ouverture, « Cold Feelings », est là pour en attester, de même que « Bad Luck ». Mais ce n’est pas nouveau non plus, Mike Ness aime évoquer son passé tumultueux. Dans « Born to Lose », il expose sa vie d’adolescent et la solitude qui l’a accompagné, foutu dehors par ses parents (« my daddy spanked my barred ass ») : ce qui importait, c’était d’être le plus cool possible et de jouer de la guitare dans son groupe de rock mais il n’était pas facile d’être perçu comme un loser. « Born to lose was what they said / You know I was better off dead / Born to lose, you’re just bad news / You don’t get a second chance ». Une nouvelle fois, et c’est bien là une des grandes qualités du bonhomme, il se montre touchant sous ses apparences de gros dur rocker (même s’il n’avait pas encore tous ses tatouages, sa dégaine et celle de ses musiciens valent la peine…) et les morceaux sont empreints de cette sensibilité. « I’m a broken hearted, I’m a broken man », chante-t-il sur le très bon « 99 to Life »…

Sur l’ensemble, j’ai l’impression que le tempo s’est encore un peu ralenti par rapport à Prison Bound et Social Distortion. Le côté ballades punk/rock/country semble s’accentuer, excepté peut-être sur « King of Fools ». « Bad Luck », « 99 to Life », « Sometimes I Do », « This Time Darling », sont autant de morceaux tournant vers ce style.
A l’instar de l’éponyme précédant ce disque, l’harmonica fait son apparition sur le de nouveau très bluesy « Ghost Town Blues », présent en morceau bonus.

Très bon album que nous livre ici Social Distortion, par ailleurs le plus vendu. Néanmoins, lorsque l’on regarde (et que l’on connaît un peu) la discographie du groupe de façon chronologique, on remarque que cela fait déjà trois albums qu’ils livrent ces titres aux accents country et au rythme un peu lent. White Light, White Heat, White Trash montrera quatre ans plus tard ce que Social Distortion est également capable de faire, c’est-à-dire un punk rock énergique, entrevu à l’aube de la carrière du groupe sur Mommy’s Little Monster mais remis au goût du jour du punk des années ’90. Enfin je dis ça en ayant tous les albums en main, presque 15 ans après…

A écouter : « Bad Luck », « When She Begins », « 99 to Life », « Sometimes I Do », « Ghost Town Blues ».