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Titre : Sex, Love and Rock 'n' Roll Année : 2004
Nombre de titres : 10
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Collection : 4 membres possèdent cet album.

Moyenne lecteurs : 16.75/20 (2 avis dont 2 avec commentaire)


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Commentaires

Baptiste08 17 / 20 Le 15/07/2009 à 21H42

Le temps a passé depuis 1996 et la sortie de White Light, White Heat, White Trash ! Retour sur un label indépendant, sortie de Live at the Roxy, double escapade solo de Mike Ness, et surtout la triste mort du guitariste Dennis Danell. On aurait pu craindre la fin de Social Distortion. Et on aurait compris.
Et pourtant. La délivrance arrive enfin en 2004 après plusieurs années de travail, de sessions d’enregistrements et probablement d’hésitations. Sex, Love and Rock ’n’ Roll débarque, livrant un hommage explicite au guitariste, notamment avec une très belle pochette mettant une six-cordes (celle de Ness) sur un autel au milieu de fleurs et de bougies…

Tout ceci sent la tristesse et le désespoir mais c’est la surprise que Social D donnera dès les premières secondes de « Reach for the Sky », petite bombe qui ouvre le bal avec brio ! La vigueur et l’énergie déployée sur l’opus précédent sont toujours présentes, mais cette fois mêlée à une émotion très palpable et compréhensible. Mais ce qui étonne véritablement à l’écoute de cet album, c’est qu’il est le premier du groupe qui, malgré son leader torturé et les circonstances, semble respirer le positif. Mike Ness se tourne à présent vers l’avenir, incite ses auditeurs à aller de l’avant (« Reach for the sky cause tomorrow may never come »). L’enchaînement se fait parfaitement avec « Highway 101 », un titre qui respire littéralement la joie de vivre et le soleil de Californie (« Listen to the boulevard, listen to the falling rain / I believe in love now, with all of its joys and pains / Follow the palm trees, under the California sun / I believe in love now, I believe in love again »). Fermez les yeux et imaginez-vous au volant d’une Cadillac ou d’une Chevrolet des années ’50, roulant sans but précis en écoutant ce morceau, bercé par les rayons d’un soleil ayant commencé à rejoindre l’horizon…
Un seul titre est clairement adressé à Dennis, au son à la fois énergique et mélancolique : « Don’t Take Me for Granted ». Un des rares titres également où Ness évoque vraiment le passé. Son passé, celui où il parcourait les routes en compagnie de son ami avec qui il entretenait une relation unique.
Vient ensuite la très belle ballade « Footprints On My Ceiling », d’une beauté et d’une certaine intensité qui seront également atteintes par le vibrant « Winners and Losers ». Ness est touchant et n’a désormais plus rien à prouver…
Le reste du disque pourrait d’après ce que je viens de décrire paraître anecdotique. Il pourrait en effet, et il l’est d’une certaine manière. Ce qui n’empêche qu’il se révèle très agréable car que ce soit sur « I Wasn’t Born to Follow », « Nickels and Dimes » ou « Live Before You Die », on a l’impression que Ness chante constamment le sourire aux lèvres. C’est de là sans doute que vient ce sentiment positif ! Un vrai régal. Et un album d’amour finalement. « I believe in love now, I believe in love again »; « It’s you I’m thinking of, it’s you I’m thinking of / You might fall in love, it’s you I’m thinking of / We might fall in love / Let’s fall in love » ; « I don’t care about what they say, I’m gonna marry you some day » ; …

Assez bizarre l’effet qu’a eu la mort de Dennis sur la musique du groupe. Ness semble s’être réveillé, tout simplement. Il entraîne Social Distortion dans un nouvel élan, avec envie et la tête haute. Aujourd’hui, après quatre ans et la sortie d’un best of, Social Distortion est assez discret et surtout pas très pressé. Les derniers échos venant de Ness lui-même parlent d’un nouvel album, d’un disque acoustique et d’une nouvelle production en solo, le tout dans un ordre qui n’est pas encore déterminé ! On attend donc quelque chose de plus concret et le plus vite sera le mieux.
Mais peu importe après tout. Qu’ils prennent le temps qu’il leur faudra. Car Social Distortion est vivant et c’est bien là le principal. Et lorsqu’ils auront décidé de s’y remettre, ils ne pourront pas décevoir car ils agiront avec sincérité, comme ils l’ont toujours fait.

A écouter : oh oui...

Skins 16.5 / 20 Le 31/03/2007 à 02H15

Un superbe album et un bel hommage à leur guitariste décèdé.