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Biographie

Snot

Santa Barbara, fin du printemps 1995, après la déconfiture de son groupe de thrash metal Kronix, Mike Doling décide de monter un groupe avec James Lynn Strait qui était jusqu'alors bassiste dans le groupe punk Lethal Dose.
Ne se prenant pas au sérieux, ils nomment leur formation Snot (morve) et recrutent Shannon Larkin (Souls at Zero) ainsi que Mike Smith. Larkin réussit à faire intégrer ses potes John Fahnerstock et Sonny Mayo (qui officiaient avec lui dans le side project M.F. Pitbulls) avant de partir chez Ugly Kid Joe en mai 1996. Il est remplacé à la batterie par son pote Jamie Miller qui s’était retrouvé à partager une maison avec Strait, Doling et Fahnestock alors qu’il avait succédé à Larkin en tant que batteur de Souls at Zero. Avant ça il officiait dans le groupe punk Mary Suicide et son jeu énergique est tout de suite apprécié des 4 autres. Il complètera le line up définitif qui en 1996 signera chez la major Geffen (au moment ou Lynn Strait purgeait un mois de prison, son deuxième séjour après un an passé derrière les barreaux au début des années 90), avant de sortir son premier album Get Some le 27 mai 1997.
 
Cette promotion, l’aura de Strait et la musique enthousiasmante de Snot leur attirera la sympathie des pontes du (neo) metal qui suggèreront à Ozzy Osbourne d’intégrer le quintet à l’affiche de la Ozzfest 1998 où ils partageront la scène secondaire  avec entre autres Motörhead, System of a Down et The Melvins.
Sur la date de Mansfield, MA, Strait est arrêté après s’être affiché en public, faisant des choses peu catholiques avec une danseuse de Limp Bizkit.
 
De retour en Californie, Snot planche sur son second opus malgré les doutes concernant l’avenir du label Geffen suite à la fusion d’Universal et Polygram. Les premières prises de son débutent en novembre et le 11 décembre 1998 Lynn Strait est à l’origine d’un accident de voiture qui le tuera lui, Dobbs (le bulldog mascotte du groupe) et blessera grièvement d’autres personnes.
 
Les quatre membres restant mettent immédiatement un terme à Snot et avec les morceaux enregistrés pour le second opus, ils invitent quelques amis de Lynn à poser leur voix sur Strait Up (07 novembre 2000) sur lequel apparaît le morceau inédit Absent.
Histoire de rentabiliser encore plus la carrière du groupe, Hip-O Records (sous division d’Universal) publie le live Alive! le 30 juillet ’02.
Après le site internet, une page Myspace en hommage à Lynn Strait est créée en 2006. Elle présente une démo inédite datant de 1995, Lose.
 
Activités post-Snot :
- Mike Doling est devenu guitariste de Soulfly jusqu’en 2003. Il créé ensuite Abloom et Invitro.
- Sonny Mayo a rejoint Amen en mai 1998. En 2004 il quitte le groupe pour intégrer Sevendust.
- John Fahnestock a lui aussi rejoint Amen avant de former d’autres side projects
- Jamie Miller a été l’instigateur avec Mike Smith de Hero, plus tard rebaptisé TheSTART.

Le groupe s'est reformé pour quelques dates (dont certaines avec au chant le frontman d'(HED)P.E).
Lynn Strait : chant
Mike Doling : guitare
John Fahnestock : basse
Sonny Mayo : guitare
Jamie Miller : batterie 


18 / 20
9 commentaires (15.44/20).
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Alive! ( 2002 )

Que dire ?
Lynn Strait est mort en décembre 98, on a eut droit à un Strait Up hommage et maintenant un live, on pourrait s'offusquer de cette engouement commercial mais on préfère se taire. Snot est tout simplement l'un des meilleurs groupes des années 90, et cela avec seulement un album. Ce live vient asseoir cette réputation, enregistrement impeccable d'un live absolument extraordinaire de Snot (en mai 98 à Hollywood), on pourrait parler de Best Of mais pourtant des 12 titres présents sur le live, 11 sont issus de Get Some. Absent qu'on avait découvert sur Strait Up n'est pas aussi une nouveauté. Choose What? est la seul exclu du CD, un extrait des enregistrements studio avec Ross Robinson, mais on en parle à la fin de la chronique.

Ce live n'est en rien surfait, son de live parfait, ça sent la sueur et donne une pêche d'enfer, les morceaux sont parfaitement joués ; Stoopid, Snot, Joy Ride, I Jus' Lie sont énormes, rien à dire. Lynn Strait tout simplement hallucinant, rapide, puissant, peu de chanteurs dégagent une telle puissance et montrent une telle maîtrise dans le chant. Et le reste du groupe n'est pas en reste, on notera quand même que la batterie est un peu assourdie parfois mais ce point noir fait partie du charme d'un live. On comprend pourquoi les membres de Snot sont tous maintenant dans des formations réputées : Mikey Dolling (Guitare) dans Soulfly, John Fahnestock (Basse) dans Amen, Jamie Miller (Batterie) dans The Start et Sonny Mayo (Guitare) dans (HED)p.e. (et ex Amen).
Lynn Strait communique énormément avec le public, on apprendra entre autre qu'a ce concert il y a eut (HED)p.e. et Soulfly, (rahhh !!), public qui sembel déchainé d'ailleurs, et y'a de quoi, comment résister à la déferlante Absent ? Ou à la fusée Deadfall, parfait mélange de métal, punk, hardcore et d'une dose country/funk improbable mais jouissive.
Que dire de plus sur le live ? Si vous avez aimé Get Some ruez vous sur ce live, si vous ne connaissez pas Snot réparez vite cette erreur, ce live, quasi similaire à Get Some (pour la tracklist) est nécessaire. Et surtout ne vous attendez pas à avoir un live surproduit, ici c'est du brut, du vrai live mais avec un son niquel.
Le dernier titre est un extrait des enregistrements de Snot avec Ross Robinson, qualité sonore pas au top mais morceaux en travail proprement hallucinant, si vous avez jeté une oreille sur Strait Up vous reconnaîtrez le morceau choisi par Serj de System Of A Down (Starlit Eyes) ici nommé Choose What ?.
Une fois de plus ce morceau nous dégoûtera de la mort de Lynn Strait, Snot aurait certainement été LE groupe actuel sans ce tragique accident.

I fuck the website andI fuck the visitors.
Get Some Motherfuckers.

A écouter : Deadfall, Absent, Joy Ride, ...
14.5 / 20
10 commentaires (13.7/20).
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Strait Up ( 2000 )

Album hommage à Lynn Strait sorti deux ans après sa mort, on retrouve sur ce CD historique tout les meneurs de la scène Néo Métal américaine, et plus particulièrement Californienne. En vrac: Jonathan Davis de Korn, Max Cavalera de Soulfly, Fred Durst de Limp Bizkit, Serj Tarkan de System of a down, Corey Tailor de Slipknot, Dez de Coal Chamber...
 
Tout ce beau monde réuni pour donner un dernier hommage à Lynn à travers leurs textes personnels et la musique de Snot, reformé pour l'occasion. Déconcertant au début à cause des chanteurs que l'on a plus l'habitude d'entendre sur des tonalités différentes, mais après plusieurs écoutes Strait Up prend toute sa dimensions. Cet album ,outre le fait qu'il soit une formidable réunion du gratin néo pour la mémoire d'un non moins formidable chanteur, est également l'occasion de découvrir nos chanteurs préférés dans des situation nouvelles. Jonathan Davis plus aérien et beaucoup moins cerné par un son lourd est excellent, Serj toujours aussi bon, Fred Durst décevant dans une prestation qui veut trop se la jouer Limp Bizkit; M.C.U.D. de (hed)pe vraiment génial; Max Cavalera hurle toujours autant, Dez dans un style très Snot et donc vraiment bon, RKL le seul groupe pas connus de l'album donne une prestation impressionnante et très proche d'un Snot; Corey Tailor dans un style complètement différent de Slipknot et beaucoup plus mélodique; le reste des groupes tous aussi bons (Sugar Ray, Incubus, ...). Hommage de Ozzy Osbourne qui nous gratifie d'un monologue dont on se serait bien passé. Mais le meilleur est pour la fin avec un morceau inédit de Snot, initialement prévus pour une BO ce morceaux qui s'intitule tragiquement absent est une pure tuerie, du Snot comme on aime et comme on aurait aimé entendre, et là, on se dit qu'on a perdu beaucoup...
 
Un excellent album une fois passée la surprise du début, un bel hommage que ce CD, toutefois, on peut se demander si ce n'est pas plutôt une démarche commerciale qui a poussé ce CD à sortir, car bien que ce soit un hommage d'amis de Lynn Strait on se demande bien ce que vient faire Corey Tailor ici... Mis à part cela l'émotion est là, mais surtout la musique pour ravir les fans de Snot, et de toute la scène Californienne des 90's.

A écouter : Until next time - I know where you're at - Fueneral Fight - ...
18 / 20
24 commentaires (18.42/20).
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Get Some ( 1997 )

Si le cap des 10 ans est préjudiciable pour une écrasante majorité d’albums, il est en général pour les grandes oeuvres l’occasion de se (re)dire combien le groupe était en avance sur son temps ou à quel point son approche de la musique était singulière.
Dans le cas de Snot, il est frappant de constater comment le quintet était parvenu sur leur premier et unique opus à une synthèse inimitable des musiques alternatives ayant marqué les années 90.

Passons tout de suite un coup de balai devant la porte : oui cet album a été catégorisé ‘neo metal’ par beaucoup à sa sortie (et l’est encore aujourd’hui). Outre les éléments contextuels qui ont facilité ce rapprochement (l’impérialisme de ce genre fourre-tout à l’époque, le fait que Snot étaient potes avec les stars de la Ozzfest etc), on pourrait se demander si des connaissances musicales lacunaires n’ont pas contribué à propager cette vision restreinte et restrictive du combo californien. Car Snot c’est avant tout un patchwork musical formé à partir d’individus aux influences diverses.

Bien entendu, la lourdeur écrasante du metal est l’une des composantes majeures de Get Some (les sonorités fuligineuses d’Unplugged ou I Jus’ Lie sont là pour en attester), et pour rivaliser avec, voire la supplanter, il n’y a guère que l’énergie du hardcore et du punk.
Porté par Lynn Strait, punk dans l’âme et dans l’attitude, le quintet va de l’avant sans trop se poser de questions. Le chant du frontman charismatique et volubile impose sa vivacité et sa puissance autant que l’originalité de son débit modulable à l’extrême. Véritable âme du combo, étendard de ses émotions, Strait délaisse volontiers sa voix grave et suave des passages clairs pour des aboiements secs et aigus, histoire d’accentuer les contrastes et revenir aux sources du hxc.

Aux sources du punk également, d’ailleurs il suffit d’écouter le tragiquement ironique Joy Ride pour se rendre compte de l’impact qu’ont eu RKL (dont le leader Jason Sears est désormais lui aussi décédé) sur leurs amis de Santa Barbara. Leur audacieux breuvage punk / rock ‘n roll / metal figure en place d’honneur dans le livre de recettes de Snot qui confirment en balançant Mr. Brett, brûlot punk hardcore explosif tout en vitesse et en intensité. Une gifle d’ailleurs destinée à Brett Gurewitz (Bad Religion, patron d’Epitaph Records) qui traite du déclin du… punk rock.

Le tableau ne serait pas complet sans évoquer les 3 instrumentaux reposants (Sonny Mayot, guitariste du groupe, s’amusait à coller l’étiquette "hardcore lounge" à la bande) et le côté hautement groovy de la galette qui fait le lien entre les différentes influences. En sus du groove des lignes vocales du leader, les accords saturés cohabitent avec des riffs à la wah wah funky à souhait qui ne feraient tache ni chez Infectious Grooves, ni chez Rage Against the Machine (les singles Stoopid et Snooze Button en sont de parfaits exemples), pour un rendu final à la fois puissant et coulant. Strait ironisait sur cet atout en disant: "Même les filles aiment ça, parce que ça n’est pas dur et rigide. Ca donne du goût et te fait remuer le popotin."

A la croisée des genres et pourtant si homogène, la musique de Snot se paie le luxe d’être difficilement copiable (peu de groupes ont pu s’y essayer du reste) ; une qualité qui, peut être pas si étrangement que ça, rappelle un (autre?) monstre du hardcore.

A écouter : "Mr. Brett" ; "Unplugged" ; "Deadfall" ; "Snot"
Snot

Style : Metal / Hardcore / Punk
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Origine : USA
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