Titre : Oceania Année : 2012
Nombre de titres : 13

Tracklist
01. Quasar / Stella Polaris And The People Mover         
02. Panopticon         
03. The Celestials         
04. Violet Rays         
05. My Love Is Winter         
06. One Diamond, One Heart         
07. Pinwheels         
08. Oceania         
09. Pale Horse         
10. The Chimera         
11. Glissandra         
12. Inkless         
13. Wildflower
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Label : Reprise Records
Collection : 6 membres possèdent cet album.
Moyenne lecteurs : 13.5/20 (2 avis dont 2 avec commentaire)


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Commentaires

chris17 16 / 20 Le 17/06/2012 à 15H30

Bonne analyse de SebMaki.

Réaction à chaud également (après l'avoir écouté en boucle).
Cette album est effectivement dans la lignée de Teargarden. D'ailleurs, Song For A Son aurait eu facilement sa place dans Oceania. Il ne reste que peu des Smashing Pumpkins des années 90. Ce n'est pas la peine d'essayer de ressentir les frissons d'un Adore ou d'un Machina (mon meilleur album tout confondu ?).Même Zeitgeist est complètement oublié. Au final, un album très sympas et réussi à écouter en fond sonore, mais absolument pas à la hauteur des autres albums. J'ai eu plus de frissons en 4 chansons sur American Gothic que sur Oceania.
À noter que l'instrumental est très réussi, de bonne qualité, avec de bons effets, dont certains rappellent Siamese Dream, Zeitgeist ou The Futur Embrace.
Mentions spéciales pour The Celestials, Quasar, Panopticon, Glissandra et surtout The Chimera. My love is winter, Oceania, et Violet rays ne sont pas mal non plus.
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Réaction à froid:

Album magnifique. On sent encore que Corgan à de l'inspiration, largement pas autant qu'avant, mais quand même. Les longs titres un peu plus prog sont encore de la partie avec Pinweels et Oceania. Par contre, ça manquant cruellement de chaleur de la part du groupe en Live à Lille.

SebMaki 11 / 20 Le 13/06/2012 à 01H21

Réaction à chaud :

En lisant la citation de Billy Corgan qui annonce "Oceania" comme le meilleur album des Smashing Pumpkins depuis l'album "Mellon Collie and the Infinite Sadness" sorti en 1995, on sent un léger doute germer dans le bulbe : Billy Corgan, meilleur songwriter de sa génération (c'est lui qui l'a dit), tenterait-il la douteuse manœuvre artistico-commerciale du "retour aux sources pour reconquérir ses fans de la première heure" en nous servant une pâle copie resucée du double album qui avait confirmé leur succès mondial en 1995 ?

Le groupe n'étant plus vraiment ce qu'il était il y a maintenant 17 ans (le seul membre d'époque encore présent étant le frontman Billy Corgan), quelle serait la raison de ce voyage dans le temps, sinon l'aveu d'une boucle bouclée et d'un urgent besoin pécuniaire ?

Après écoute de ce nouvel album, je rassure tout le monde : Oceania n'est pas une mauvaise imitation de Mellon Collie, ni même une bonne imitation, d'ailleurs. Ce n'est pas le but du disque.

Bien sûr, il n'échappera à personne ayant écouté attentivement les premiers albums, que le morceau d'intro de ce nouvel opus ("Quasar") évoque un mélange des succès de la première heure ("Cherub Rock", "Silverfuck") avec d'autres titres plus récents ("Tarantula", "SuperChrist"). Bref, pas de dépaysement brutal pour ce début d'album, c'est bien du Smashing Pumpkins. Avec un petit goût de réchauffé, mais ça s'avale quand même. A noter, les arrangements variés qui donnent un bon relief à la chanson.

C'est peut-être cela que Billy voulait dire : un album soigné, ambitieux, peaufiné en détail, comme l'était Mellon Collie en son temps.

Et à l'exception d'une intro ou d'un riff par-ci par-là ("The Chimera" dont les riffs pourront rappeler "Rocket"), c'en est fini des rappels aux anciens albums.

Qu'on se le dise, Oceania, c'est du Smashing Pumpkins nouvelle version, avec l'apport de nouveaux musiciens, et un Billy Corgan qui n'a plus 20 ans depuis environ 25 ans.

La globalité de l'album est dans la lignée des deux premiers volets de "Teargarden by Kaleidyscope" sortis en 2010, et ça tombe bien, vu que ce nouveau disque a été annoncé comme un nouveau volet du projet "Teargarden". Les mélodies se font parfois plus joyeuses, avec beaucoup moins de rage contenue, mais toujours empreintes d'un mélancolie typique au songwriting du frontman chauve à la voix de canard. Voix, d'ailleurs, légèrement moins pincée que sur les premiers albums, question de mixage ou d'interprétation. Le style global est plus pop, calme, radio-friendly, assez éloigné en somme du rock dépressif parfois énervé pour ados dépressif des années 90 (oui, c'est un cliché !).

Certains morceaux véhiculent leur dose d'émotions, comme la très planante "Violet Rays", ce qui rend l'album pour le moins intéressant, mais pas forcément plaisant pour tout le monde.

Niveau batterie, avec Mike Byrne pour remplacer Jimmy Chamberlin derrière les fûts, on pourrait s'attendre à un changement radical. Il y a un changement, c'est sûr, mais rien de diamétralement opposé, le but d'un batteur dans les Smashing semblant avant tout de devoir coller aux compositions du maître Corgan. En témoigne le projet solo de l'ancien batteur (The Jimmy Chamberlin Complex) dont les parties de batterie ne ressemblent pas vraiment à ce qu'on pouvait entendre du même batteur sur les morceaux des Pumpkins.

Un élément très présent sur ce nouvel album qui risque d'en surprendre plus d'un (spécialement ceux qui n'ont pas suivi les premières sorties du projet "Teargarden") : le bon vieux synthétiseur façon années 80 à peine revisitées dont les différentes variations tonales envahissent une bonne moitié de l'album. Celles et ceux qui ont été pris de nausées en écoutant "Pomp and Circumstances" ou "The Fellowship" en remettront une couche à l'écoute de ce florilège de synthés fluos aussi sucrés que de la barbe-à-papa. Tellement glucose, tout ça...

A saluer cependant, un effort du sieur Corgan d'avoir évité cette fois-ci de combler tous les moments sans paroles avec des "owh" des "lalala" ou encore des "shanana", contrairement aux différentes sorties depuis 2007 (écoutez des morceaux comme "Tom Tom", "Rose March" ou encore "Window Wake My Mind", si vous ne voyez pas de quoi je parle).

Bref, pour résumer les choses, Billy Corgan a monté un nouveau groupe qui s'appelle exactement comme l'ancien et l'album qui en découle n'aura peut-être pas exactement les mêmes admirateurs. Par contre, il est une chose qu'on ne pourra pas enlever à la (nouvelle) bande à Billy sur cet album : le fait de s'être investi à fond pour proposer quelque chose de nouveau et de travaillé.

Voilà mon avis, pour ce qu'il vaut. Deux centimes ? C'est pas si mal...