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Biographie

Slit

Slit se forme à Marsa à Malte en 2001. Jo Kerr (Basse), Daniel Bezzina (Guitare), Frank Calleja (Chant) et Gerald (Batterie) essayent de propulser Slit et de faire connaitre le groupe en tournant en Angleterre avec notamment Happy Face, Gutworm ou Rotting Christ et en vendant deux démos (Vision Of Life et Mandra en 2001 et 2002) qui lui permettent de décrocher un contrat chez Retribute Records. Le groupe se démarque par son style très agressif pas si éloigné de formations telles que Threat Signal, Zuul Fx ou The Haunted. En 2005, le groupe signe chez le label montant Anticulture, signature qui lui permet de sortir son premier album : Cronaca Nera. Un an après Slit revient avec Ode To Silence, mais le groupe split en 2008. Slit s'est reformé en 2018 avec pratiquement le même line-up, sauf Daniel Said (BeheadedDying Signals) qui remplace Gerald à la batterie.

Chronique

11 / 20
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Cronaca Nera ( 2005 )

S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à Slit, c'est de manquer de personnalité. En effet, le groupe a un style très personnel : du Thrashcore brutal agrémenté de passages Sludge très cradingues qu'on croirait sortis d'un album de Black Label Society. Les compos sont rentre-dedans, à la manière de Hatebreed qui est très certainement une des plus grosses influences du groupe et ne laissent aucun répit. Le groupe se permet également des incursions dans le Death Metal à la Obituary, ou dans la NWOBHM (Showcase), au travers de passage groovy très bien sentis. Les morceaux sont ponctués de changements de tempi nombreux, censés donner du relief aux compositions. Le Thrash Metal du groupe se rapproche tout de même plus d'un The Haunted que d'un Slayer, à savoir un Thrash Metal moderne donc. Slit fait partie de la nouvelles école, donc fans de Metal poussiéreux, vous pouvez passer votre chemin.

Malheureusement, malgré ces qualités, la sauce ne prend pas. L'album est très ennuyeux car les morceaux sont peu accrocheurs et le chant, à la limite du supportable, n'est pas aidé par la production très plate. Le chanteur a une voix enrouée qui ne contribue pas à rendre les morceaux captivants. De plus, la longueur des titres (en moyenne cinq minutes) rend la pilule très dure à avaler. Le tempo, généralement élevé, ne décolle malheureusement jamais aux moments où l'on s'attend à un déluge de son. Les changements, bien que nombreux, ne se font pas ressentir, à tel point que seule demeure une impression de platitude sur l'ensemble de ce Cronaca Nera. Au final, l'album se révèle indigeste malgré un potentiel certain. Slit tient là les ingrédients d'un bon groupe, mais ne les utilise malheureusement pas à bon escient. Si ce Cronaca Nera n'est pas un excellent album, il dévoile néanmoins un vrai potentiel et qui mérite de continuer de continuer à suivre Slit par la suite.