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Biographie

Sleeping At Last

Ryan O'Neal : Chant/Piano/Ukulélé/Guitare/Claviers etc.
Dan Perdue : Basse/Piano/Claviers etc.

Sleeping At Last démarre sa carrière en '99 à Wheaton (Illinois) en éditant un premier EP: There's A Quiet Understanding. Ce dernier permet au groupe d'ouvrir pour Switchfoot, The Appleseed Cast et de poursuivre cette aventure par la production d'un premier album, entièrement téléchargeable ici. Capture (2000) a surtout le mérite d'attirer l'attention de Billy Corgan (Smashing Pumpkins) qui perçoit immédiatement le potentiel du trio et le fait signer sur Interscope Records. Le label édite en 2003 le second effort de SAL à l'échelle nationale cette fois, et Ghosts dispose donc au final d'un vidéo-clip pour "Say". S'ensuient des dates aux côtés de Zwan, Yellowcard, Something Corporate et The Format. Point commun avec ces derniers, leur retour à la scène indépendante afin de nous proposer à l'hiver dernier, un second EP, Ghosts of Christmas Past, et deux saisons plus tard leur troisième opus autoproduit: Keep No Score. 2009 voit la sortie d'un nouvel opus, Storyboards, suivi un an plus tard par la mise en route de projets d'EPs, Yearbook, qui verra la sortie d'un disque par mois pendant une année complète.

Storyboards ( 2009 )

Le piratage a parfois du bon...
Certains ont encore du mal à y croire mais preuve en est que sans la "fuite" de récents EPs (October, November, etc.) constituant le projet Yearbook, je ne me serais peut-être jamais rendu compte de la sortie, trois ans auparavant, d'un quatrième effort de Sleeping At Last : Storyboards.
Mieux vaut tard que jamais.

Et ça aurait été en effet bien dommage tant cet album est intimiste, contemplatif, enfantin et faussement naïf à la fois. Ou en un seul mot : attachant.
Devenu duo, suite au départ de Chad O'Neal (Batterie, Percussions), Sleeping At Last se pose logiquement davantage sur ce disque, n'ayant recours aux talents de batteur de Jason Toth qu'à quelques reprises ("Side By Side", "Timelapse",...). Ces titres s'adresseront donc plutôt aux fans de la première heure, ceux qui suivent le groupe depuis ses quasi-débuts et qui font partis, pour certains, de la famille SAL, comme c'est le cas pour que John Goodmanson (Death Cab For Cutie, Weezer, ...) toujours au mixage, ou bien encore Susan Voelz (Mono, Russian Circles,...), elle aussi, véritable orfèvre quant il s'agit d'arranger les cordes qui tissent ce Storyboards.
Mais même si la recette peut paraître similaire de prime abord, l'évolution musicale est nette. Elle peut être subtilement illustrée par l'intervention du très talentueux Jeremy Larson (EP Swim chaudement recommandé) sur "Chandeliers", "Naive"  et "Unmade". Plus notable sur le fantaisiste et envoûtant "Clockwork" qui vaut à lui seul l'écoute de ce disque (le plus bel hommage à Disney qui puisse être. Garanti!). Ou omniprésente par l'utilisation d'un invité de marque, pierre angulaire de l'album : le ukulélé. Celui-ci confère un aspect..."paradisiaque" et par la même très dépaysant à Storyboards. Un dépaysement que pourraient apprécier les amateurs de l'oeuvre de Beirut par exemple; même si plus généralement, ce dernier album de Sleeping At Last plaira surtout aux inconditionnels de Damien Rice, toujours, ou bien encore de Jeremy Enigk (Sunny Day Real Estate), Sigur Ros (Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust), voire de nos petits Syd Matters.

Enfin, une conclusion sans transition, aucune, avec cet extrait joliment dit de "Birdcage Religion" :
"Please be a broken record for me."

A écouter : "Slow And Steady"; "Birdcage Religion"; "Clockwork"
15.5 / 20
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Keep No Score ( 2006 )

Sur les précieux conseils de Corgan, le processus créatif de SAL, couplé à une production irréprochable, engendrèrent en 2003 l’œuvre la plus aboutie du groupe, et probablement même de l’année en question : Ghosts. Une ré-indépendance soudaine, et quelque peu inquiétante, sera mère d’un troisième effort aussi proche qu’éloigné de son prédécesseur. Inquiétant et rassurant...

Proche de par la production qui doit, une nouvelle fois, énormément à Bjorn Thorsud (Dandy Warhols, Zwan,…), tout autant qu’à l’orfèvrerie de John Goodmanson (Death Cab For Cutie, Blonde Redhead,…). Une amitié au cœur de Keep No Score, qu’importe les moyens disponibles, servant ainsi un disque gorgé d’espoir, d’honnêteté et de vulnérabilité. Des valeurs, des thèmes comme l’Amour, la Foi, la Terre, ses enfants, leur œuvre et leur union, dans la droite lignée du fabuleux Ghosts. Et pour peu que l’on ne soit pas sensible aux propos de Ryan O’Neal, son grain de voix, aux faux-airs d’August Cinjun Tate (Remy Zero), et sa teneur, qui n’a bien sûr rien à envier à celle de Jonathan Grant Berlin (Bernard), se suffisent à eux-mêmes ("Careful Hands"). Point de nécessité de comprendre le message, contentons nous là de le ressentir ("Hold Still").

Eloigné, en tout relativité, puisque Keep No Score serait, pour les connaisseurs de Ghosts, davantage le reflet d’un titre comme "Hurry", que de l’ouvrant "Say". Le chant de Ryan y est toujours aussi délicieux, la batterie retentit avec justesse, quant aux atmosphères, celles-ci sont tout simplement divines. Clavier et piano se tressent avec tendresse, faisant malgré tout la part belle à la section corde de Susan Voelz (Poi Dog Pondering). Douze pistes plus douces, plus patientes, égratignées néanmoins par quelques pincements de cordes, en majorité acoustiques, conférant un petit côté Damien Rice à cet album ("Needle & Thread", "Heaven Breaks", "Keep No Score").

Sleeping At Last s’en sort à merveille sur Keep No Score, à en croire que des Anges se seraient réellement penchés sur son berceau. Le trio y approfondit plus encore cette sérénité entrevue sur Ghosts, avec peut-être un peu trop de temporisation cela dit. Mais qu’importe puisque leur indépendance, retrouvée, les rend maîtres de leurs choix, et de leur destin.

Télécharger : "Careful Hands"
Ecouter sur MySpace : "Needle & Thread"; "Envelopes"

A écouter : Careful Hands; Umbrellas; Dreamlife; Keep No Score