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Biographie

Sleep Terror

Sleep Terror émerge en 2002 à Seattle par l'intermédiaire du multi-instrumentiste Luke Jaeger, s'attachant les services du batteur Marco Pitruzzella (Six Feet Under, Vile, The Faceless), et fera rapidement sensation dans le milieu du Metal technique, Jaeger ayant tendance à shredder comme un cochon mais avec une certaine dextérité. Sleep Terror se distingue par une fusion assez improbable entre Death Metal, Funk, Surf, Jazz, Progressif et même un peu de guitare latine. De 2004 à 2014 le one man band relatif sort une flopée de démos, toutes compilées en un objet. Les choses sérieuses commencent avec la sortie du premier album, Unihemispheria, en 2015, suivi d'un second en 2018, El Insomne, plus court mais consistant, et d'Abreaction l'année suivante, dans la continuité directe du précédent.

Chronique

Abreaction ( 2019 )

Le multi-instrumentiste Luke Jaeger trimballe sa guitare huit cordes depuis 2002 mais ne sort son premier album, Unihemispheria, qu’en 2015, accompagné de Marco Pitruzzella (Six Feet Under, The Faceless) derrière les fûts. Autant dire qu’il y a du niveau et que celui-ci a eu le temps d’arriver à maturation pour nous exploser en plein faciès, par une tambouille Mort Metal, Surf, Jazz, Funk étonnamment digeste. El Insomne, court album pondu en 2018 sera dans la continuité peaufinée de la recette, suivi de très près par ce qu’on peut envisager comme sa suite directe et tout aussi courte, Abreaction. Les deux arborant d’ailleurs un visuel gratiné (par Visual Amnesia).

La durée est certes réduite mais néanmoins gavée de contenu, de blasts, de shred des enfers, de basse slappée (parfois à la vitesse de la lumière), de double pédale thermonucléaire, de groove retro funk apte à remuer le boule d’experts comptables, ou même de guitare surf ou latine intégrée dans ce gâteau gourmand. Car oui, comme son prédécesseur Abreaction est une pâtisserie instrumentale, fruit d’une rencontre improbable entre Necrophagist, Secret Chiefs 3, et Step In Fluid au milieu d'un western de Tarantino. On pourrait craindre l’étouffe-chrétien mais l’ensemble est assez bien agencé pour éviter les crises de foie (mais pas de folie), et on osera même avancer que ça glisse tout seul, comme une bonne glace à l’italienne. L’alliage latin-surf de Luckluster est là pour nous faire avaler la première pilule, histoire de mieux déchausser les molaires avec Hanging by the Thread et ses breaks joliment pétés. Tandis que le morceau-titre s’efforce à synthétiser toutes les matières présentes sur le disque, Solace in Solitude ou Cleared for Disaster rappellent quelques mouvements de Primus dans ses orgies funk déviante, agrémenté de scratchs pour le second, ou encore cette huit cordes prompte à optimiser le décollage de nos épidermes (Eternal Winter, The Placebo Defect et sa brutalement généreuse conclusion).

On regrettera cependant une batterie un poil trop mécanique, faisant parfois songer à une boite à rythmes, ainsi qu’une légère sensation de manque une fois arrivé au bout de la friandise. Alors on suce quand même ses doigts car le contenu est nourrissant, mais on espère déguster de plus grosses parts de Sleep Terror à l’avenir.

A écouter : en se pourléchant les babines.
Sleep Terror

Style : Death Metal / Funk / Surf / Jazz
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Origine : USA
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