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Biographie

Slaughter To Prevail

Jack Simmons, guitariste d'Acrania a invité Alex Shikolai (Alex Terrible sur youtube) à se joindre à lui après la chute de son groupe We Are Obscurity en 2014. Alex et quelques rescapés, commencent à travailler sur un nouveau projet. Le line up est très instable avec des guitaristes qui ne restent parfois qu'une année. Néanmoins, le duo s'entoure d'Anton Poddyachy (Batterie) et de Mikhail Petrov (Basse) pour l'enregistrement du premier album. Jack se retire néanmoins du projet en 2017 afin de se consacrer à ses autres obligations.Slaughter To Prevail parvient néanmoins à signer chez Sumerian Records et à sortir Misery Sermon en 2017. L'album reçoit un accueil mitigé, principalement à cause du coté simpliste de leurs morceaux. Début 2018, il ne reste plus qu'Alex et Mikhail, c'est alors qu'Evgeny Novikov qui officiait dans Katalepsy est recruté aux futs. Après quelques singles convaincants, Jack Simmons décide de revenir dans le groupe en 2020 suivi par son compère Dimitri Marmedov qui avait quitté le navire en 2015. Ensemble ils enregistrent et sortent Kostolom en 2021.

Chronique

16.5 / 20
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Kostolom ( 2021 )

Le groupe du youtubeur russe Alex Terrible sort un nouvel album. Dans une musique qui va vite, tape fort et est très agressive, il est difficile de se trouver une identité marquée, qui plus est quand le genre est l’un des plus populaires à l’heure actuelle. Sur KostolomSlaughter to Prevail parvient cependant à être différentiable dès les premières notes. On va essayer de comprendre pourquoi.

Le premier élément de réponse qui parait évident, est la voix du vocaliste, très connue dans le milieu pour sa puissance et sa tonalité caverneuse, reconnaissable immédiatement. Un peu comme Slipknot à ses débuts, d’ailleurs. Tout comme Corey avant 2002, la voix d’Alex Shikolai est tellement puissante en growl qu’il a du mal à la contrôler en chant clair. Le numéro 8 de Des Moines avait pris des cours de chant entre Iowa et Vol 3 : The Subliminal Verses pour maitriser sa colonne d’air et devenir le chanteur qu’on connait aujourd’hui. Le chant à moitié en russe (et l'accent très prononcé du vocaliste en anglais) jouent aussi dans l’identité musicale de Slaughter to Prevail, cependant, la voix n’est pas le seul élément qui donne au groupe une saveur particulière, et contrairement aux apparencesce ressenti est dû à beaucoup de finesse et d’intelligence de leur part.

On sent l’ensemble de la formation bien plus en maitrise sur ce qu’ils font sur Kostolom. Au niveau des cordes, les compères prennent le temps de faire durer des riffs pour mettre en valeur le suivant afin d’avoir un effet maximum. On a des pauses bien senties, des mesures diminuées qui laissent place à des breaks venus de nulle part. Les lignes de guitare ne sont (pour une essentielle majorité) pas aussi graves que tout ce qui se fait en ce moment chez la concurrence, ce qui fait gagner les mélodies en lisibilité, un peu à la manière de Beneath the Massacre. On a d’ailleurs parfois même droit à des furtivités en sweeping qui rappellent le groupe québécois. Pour en citer quelques exemples, on retrouve ça sur Baba Yaga ou Head on the Plate, qui demeurent avec BoneCrusher (la traduction de Kostolom btw) les chansons les plus abouties de l’album. Avec peut-être une mention honorable pour Ouroboros. Le mix choisi est aussi particulier, très début 2000, et bien que ça puisse sembler curieux au début, c’était vraiment un choix judicieux de leur part de positionner les guitares ainsi, toujours dans un souci de lisibilité globale.

Jack Simmons a beau faire le taf à la compo et Alex Shikolai avoir une voix de nounours enroué, le boss du groupe est désormais Evgeny Novikov, le batteur. Expliquer tout ce qu’il apporte serait compliqué en quelques lignes, mais si on n’a à aucun moment une sensation d’ennui ou de déjà entendu pendant les morceaux, c’est essentiellement grâce à lui. En substance, il trouve toujours un moment pour rajouter un roulement entre deux coups, caler un contre temps venu d’une autre dimension, ou une rafale de double pédale assassine… Les exemples sont nombreux. À coté de ça, ses beats sont très propres, exécutés avec énormément de feeling et beaucoup de maestria, à la manière d’un Eloy Casagrande (Sepultura). Ses nombreuses cloches (au moins cinq) sont, si on y prête attention, ses moyens de ponctuer des phrases musicales et de casser le rythme, et les réponses entre elles sont des pépites qui viennent tinter aux oreilles. Déjà dans Katalepsy il régalait, mais là, c’est vraiment la cerise sur le gâteau.

Slaughter to Prevail peut continuer sur cette ligne-là autant qu’ils veulent. Équipés de leurs masques dentés et dorés, les cinq camarades au line up quasiment entièrement remanié depuis Misery Sermon ont visiblement décidé de frapper un grand coup et de placer la Russie sur la carte du deathcore. Changements gagnants ! Un album très lourd, à écouter et réécouter !

Slaughter To Prevail

Style : Deathcore
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Origine : Fédération russe
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