Dimanche 25 août 2019

Slashers (Punk / Thrash) vient de sortir 13 titres regroupés dans son LP éponyme. Ca se passe par là.

Lundi 24 juin 2019

Dernier jour du Hellfest avec une bonne nuit de sommeil ! Nous vous proposons de découvrir toutes les photos du 3ème jour par ici.

En complément, petit résumé de la conférence de presse du Hellfest d'hier :
- Le Hellfest est toujours une association (avec un budget de 27 million, soit le plus gros de France)
- 37000 personnes étaient présentes au Knotfest, contre 180 000 en cumulé au Hellfest
- Le Knotfest était un événement unique, pas de suite prévue
- Vu la demande, le Hellfest pourrait accueillir 2 fois plus de monde, mais ce n’est pas la volonté de l’association
- Le rôle du Hellfest, d’après Ben Barbaud, est aujourd’hui de devenir une aide pour les groupes à être les têtes d’affiche de demain, comme Gojira ou Architects. L’orga précise que cela fait partie des têtes d’affiche dont on aura besoin dans 20 ans.
- Concernant Manowar : l’orga assure avoir tout fait pour les faire venir. Un procédure est prévue, longue, mais pas d’infos divulguées (« langue de bois » assumée par Ben Barbaud).
- Sabaton était resté le vendredi pour voir Manowar, et le groupe s’est proposé de lui-même pour remplacer Manowar.
- Dates de l’an prochain : 19 au 21 juin, avec un projet de bar Hellfest à Paris (à la place du Dr Feelgood).

Concernant les concerts du 23 juin :
Alors que le soleil atteint son zénith, nous arrivons pour nous délecter du bain de fraîcheur Brutus. Mené par une batteuse-chanteuse dont on a déjà fait les éloges ici, le combo Belge a le mérite de dénoter sur la Warzone, dans le bon sens du terme. Stefanie Mannaerts nous happe tout de suite par sa maîtrise vocale, impressionnante de précision par rapport aux versions studio. Un vrai panel allant de la déclamation énergique aux vocalises arrachées nous est offert, habillé tantôt de notes claires et lumineuses, tantôt de départs furieux. Le groupe du plat pays semble carrément convaincre la Warzone, attentive et réceptive et lance avec brio cette journée en terres Hardcore.

Pour les plus sensibles au soleil, le rendez-vous idéal à l’heure du déjeuner de ce dernier jour se passait sous l’ombre de la Valley avec les très prometteurs Messa originaires d’Italie. Venant défendre leur dernier effort Feast For Water paru l’année dernière. Leur musique sait manier avec parcimonie les codes du Traditional Doom Metal pour y insuffler des nappes de Dark Jazz qui n’aurait pas démériter sur une bande originale d’Angelo Badalamenti, le tout sublimé par la voix enivrante de leur chanteuse. Pour une scène où les groupes ont tendance à trop se repomper entre eux sans apporter rien de neuf, voici une valeur montante qu’il faudra suivre de près.

Comment expliquer Cemican si vous n’y étiez pas ? D’une part, un guitariste-chanteur, un batteur, un bassiste, et une envie de bourriner une sorte de Thrash vénère. D’autre part, deux musiciens de plus qui alternent entre didgeridoo, flûtes en os ou en coquillage, cœurs polyphoniques, et percussions tribales. Tout ce beau monde est affublé de frusques de maya ou d’incas, et arbore des corpse paints vraiment pas dingues. Un résultat atypique, original, mais à l’exécution passable et offrant quelques longueurs, rendant l’expérience à peine « pas mal », malgré une dimension chamanique qui aurait pu rendre ça très cool.

On attendait Yob avec une certaine impatience. Ce qu’on attendait moins par contre, c’est qu’ils nous défoncent littéralement la tronche pendant une heure. Nous avions espéré une set-list planante, piochant largement sur Clearing The Path To Descend et Atma, on nous a servi tout l’inverse, un mur de son massif, parfois violent, souvent frontal et débridé. Le propos est différent, mais le résultat tout aussi incroyable. La palette vocale de Mike Scheidt est plutôt bien restituée, le son est très fort et parfois un peu brouillon, mais la chape sonore qui plane au dessus de nous l’emporte et prend le dessus. Le public est très vite conquis par cette musique purement sensorielle, qui ne parle qu’aux tripes, et applaudira très longtemps le groupe, espérant un peu de rab. Incroyable.

Trivium assume ses récents albums, et grand bien leur fasse. Leur setlist fera honneur aux deux derniers disques, mais on restera sur notre faim quant aux titres cultes d’Ascendency. En terme de fan-service pour les vieux de la vieille, on aura seulement droit aux titres Down From The Sky ainsi que In Waves dans une moindre mesure. Les autres ne nous diront rien, mais force est de constater que certains d’entre eux fonctionnent bien en live.

Nouveau round sous l’Altar, cette fois en présence de Vomitory. Les gars nous envoient un Death Old School très honnête, mais souffrant d’imprécision quant au son des deux guitares. Bon, on fait donc un peu moins la fine bouche des oreilles et on se raccroche au vrombissements saccadés par la batterie. Vient alors un souci sur l’une des guitares, libérant la place au gratteux rythmique et voilà que les lignes de six-cordes se dévoilent clairement. Nouvelle coupure de quelques minutes le temps de remettre tous les musiciens en selle (le groupe en profitera pour lancer des patchs à leur effigie dans la foule, sympa) et Vomitory revient de plus belle, cette fois avec un son clairement audible. Les gars balancent alors sur leurs deux derniers morceaux tous les patterns les plus efficaces existant dans le Death Metal : lourdeur, blast, d-beat, mid-tempo...Tout y passe et on oublie rapidement les quelques cafouillages, aidés par la bonne humeur des zicos.

Si le nom de Wiegedood ne vous dit rien, c’est que vous ne devait pas être familier avec la communauté de musicien Church Of Ra dont les membres du groupe, officiant initialement chez Amenra, Oathbreaker ou encore Rise And Fall, sont affiliés. Proposant un Black Metal atmosphérique sans compromis, les Belges viennent de terminer leur trilogie d’album De Doden Hebben Het Goed qui s’étale de 2015 à 2018, que le groupe interprétera en intégralité lors d’une tournée à la rentrée d’ailleurs. Si personnellement, leurs enregistrements studios me laissent sur ma réserve, il n’en est pas de même avec leur version live, bien au contraire, et leur son n’y est pas pour rien. Heureusement, le groupe n’est pas rare pour un sous, ayant régulièrement été programmé à l’affiche de divers festivals ainsi qu’en première partie de Yob sur leur précédente tournée. De bien nombreuses occasions de s'apercevoir du niveau scénique de ce jeune groupe dont les racines s’éloigne du Black Metal pour le Hardcore, le Doom et le Sludge.

Contrairement à Trivium, Testament fait complètement dans le fan-service. Après une ouverture sur deux conventionnels titres du dernier album en date, c’est un total retour en arrière : les thrasheurs joueront même plus de titres de leur second album (The New Order, 1988 tout de même) que de morceaux issus du plus récent opus, The Brotherhood Of The Snake. On notera aussi un petit “jingle joyeux anniversaire” en l’honneur des 57 ans du chanteur Chuck Billy, moment assez fun. Le frontman est tout sourire, toujours à animer le show avec sa manie du air-guitar sur son mini pied de micro. Bonne humeur, bonne setlist, bon son aussi, le Thrash de Testament est un grand “oui”. Plus mélodique que Slayer, plus bourrin que Metallica, la recette est au top depuis 30 ans.

Nasty : Bas du front, primitif, rentre dedans, primaire, … oui on peut coller tous ces adjectifs à la musique de Nasty. Mais quand on veut un défouloir c'est parfait. Évidemment le pit peut être qualifié des même mots, le tout mené par un leader qui va causer français entre les morceaux et des "c'est la guerre", "bisous bisous". Fun et régressif.

I-MMO-LA-TION. La bande de New-York a ouvert un portail vers les Enfers cet après-midi, entraînant dans sa chute un pit bagarreur du début à la fin (avec quelques intermèdes où la valse était autorisée) et le reste des démons de l’Altar. Immolation a bénéficié d’un des sons les plus propres de la tente, laissant apparaître ses lignes de guitares infernales si caractéristiques du groupe. On a donc le droit à un exposé complet des talents du groupe avec une option Robert Vigna qui met carrément l’ambiance, fendant l’air de sa Flying-V et haranguant la foule dès qu’il le faut. Immolation n’a pas un seul titre à jeter et fait passer le temps vitesse grand (Flying-)V, faisant parfois penser à des élans du Morbid Angel des débuts. Plus de vingt ans après les débuts, les Américains sont toujours à un niveau exceptionnel.

Anthrax commence son set par l’intro de Cowboys From Hell (de Pantera bien entendu), avant d'enchaîner sur leur reprise culte de Got The Time : deux covers pour le prix d’une ! Leur set sera clairement orienté sur cette thématique, puisque les célèbres moshers ne peuvent pas ne pas jouer Antisocial, et qu’ils bouclent la boucle en concluant leur set par l’outro de… Cowboy From Hell.
Entre tout ça, Anthrax place une petite poignée de leurs compos, efficaces mais pas transcendantes non plus, en dehors du mythique Indians qui réussira enfin, en fin de set, à fédérer la foule sur un morceau qui ne soit pas une reprise.

Emmenés par leur nouveau chanteur (Jeff Gutt), les californiens de Stone Temple Pilots essaieront pendant une petite heure de faire souffler le vent des années 90, en enchaînant la plupart de leurs tubes grungy sur une Main Stage déserte. La sauce ne prend pas niveau public, et c’est bien dommage car la qualité est plutôt au rendez-vous. Les nostalgiques de cette époque, ils sont peu, repartent quand même avec le smile après un combo Plush / Interstate Love Song / Sex Type Thing.

Vltimas a attiré l’attention des fans de Death comme de Black avec un line-up surprenant : Rune “Blasphemer” Eriksen (Mayhem, Aura Noir…), David Vincent (Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy…). L’écoute de l’album avait révélée que le trio était parvenu à créer quelque chose d’intéressant. Il fallait maintenant savoir si la formation arriverait à assurer sur scène. Et la réponse est oui. Servis par un son très précis, Vltimas vont jouer leur premier album en entier et très bien, avec l’heureuse contribution d’un bassiste et un guitariste de session. Rune Eriksen est exceptionnel à la guitare, une véritable mitraillette à riffs d’une précision effrayante, notamment sur les syncopes. David Vincent s’en sort comme un bon frontman sans avoir une basse sanglée sur son épaule et impressionne toujours avec sa voix au timbre caverneux et grave. Il ne contente d’ailleurs pas de growler, il fait aussi du chant clair sur Monolilith et s’en sort bien, en plus d’ajouter un peu d’air frais aux compositions. Le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin du set, moment choisi par le groupe pour faire une reprise du titre éponyme de Black Sabbath, qui fonctionne vraiment bien avec la voix de David Vincent.

La prestation de Beartooth sera complètement, mais alors COMPLÈTEMENT occultée par un match de badminton. Oui, oui. Entre Nasty et Beartooth, deux festivaliers déguisés en sportifs des années 70s installent un filet tendus par deux complices, sortent des raquettes et un volant, et commencent des échanges endiablés pendant qu’un groupe de pom-pom-boys en uniforme les encourage. Le public qui attend le prochain concert se joint aux pom-pom-boys, une holà circule en boucle autour du match, les gens sur les gradins deviennent dingues et se lèvent pour applaudir à chaque point, la foule est plus en feu que lors des concerts. La partie s’arrête quand Beartooth commence, mais on est tellement halluciné que ce genre de situation se produise, que le concert sera anecdotique comparé à ce match incroyable et incongru. On pense que c'était bien.

La formation culte norvégienne Emperor est de retour au Hellfest cette année. Après avoir célébré les 10 ans de leurs albums cultes In The Nightside Eclipse et Anthems To The Welkin At Dusk, le set de cette édition 2016 était prévu comme un concert “best-of” et alors qu’on pouvait s’attendre à des passages de IX Equilibrium et/ou de Prometheus, le terme best-of est appliqué au pied de la lettre à savoir “le meilleur de” Emperor qui se trouvent être les deux premiers albums… Même si ce concert ne vient pas chambouler ce que le groupe a pu nous proposer en 2014 et en 2017, pour ceux présents lors de ces éditions, et que le son reste correct mais pas transcendant, on se laisse piéger à embarquer pour leurs ambiances si orchestrales et grandioses. I AM THE EMPEROR !

En cette fin d’après midi étouffante, c’est au tour des américains de Lamb of God de débouler sur scène, avec dans leur sac une palette complète de baffes format XXL. La bande à Randy Blythe met le feu à la Main Stage, pour le plus grand plaisir du pit qui répond présent au groove inimitable de la bande de Redmond. Le son est parfait, Randy Blythe est survolté comme toujours, et si on peut regretter qu’ils ne passent que très peu de temps sur les trois derniers albums, ils termineront leur set avec un Redneck d’anthologie… Une des plus grosses claques de l’après-midi, et une de leur meilleure prestation au Hellfest.

Le dernier album des Young GodsData Mirage Tangram, est une vraie réussite mais était suffisamment planant et atmosphérique pour créer un doute sur son potentiel à être joué sur scène sans créer d’ennui. Il a fallu à peu près 10 secondes au trio suisse pour nous rassurer sur ce point. En concert, ces nouvelles compositions prennent une autre forme, beaucoup plus psychédélique, particulièrement quand Franz Treichler empoigne sa guitare. Il n’y a que du bon à dire de ce set : avec un son d’une précision chirurgicale, des arrangements bien pensés servis par une palette de sons électroniques très organique, un superbe lightshow et une performance d’une intensité remarquable, The Young Gods ont conquis la Valley, tristement peu remplie à cause du chevauchement avec SlashTear Up The Red Sky est particulièrement marquante avec son explosion de guitare sur la deuxième partie du morceau, un véritable souffle qui emporte tout sur son passage. Kissing The Sun met le feu au poudre avec son indus dopé aux guitares samplées et fait danser le public. Un des plus beaux concerts du week-end.

Darkthrone ne fait plus de live depuis plus de vingt ans et n’est pas décidé à en faire. Très bien, Carpathian Forest est là pour y remédier, certes avec un bagou moins prononcé que le duo légendaire, mais ce fut un grand plaisir de voir ces joyeux drilles peinturlurés. Enfin, grand plaisir plus particulièrement pour les deux-trois premiers rangs clairement à fond dans le set, enchaînant toutes les postures les plus evil possible. Avec des têtes de cadavres mal faites plantées sur des piques, un sceptre façon crucifix en os, le groupe Norvégien a lâché du riff Black Metal complètement primitif tout droit issu des 90’s. Entendez des patterns dignes d’hommes des cavernes couplés à des guitares aussi basiques que possible. Hyper Punk dans l’attitude, Carpathian Forest va même jusqu’à nous lâcher un morceau limite Hard Rock, visiblement bien connu des fans. Très honnêtement, on ne partait pas gagnants en se dirigeant vers la Temple croyant juste y perdre quelques neurones, mais nous avons été (très) mauvaise langue.

Après le set de Cult of Luna hier, le deuxième groupe originaire de Umeå en Suède à se produire ce weekend est lui aussi un habitué des places de tête d’affiche. En effet, Refused en est à sa troisième passage à Clisson après 2012 et 2016. Peu de changement tant dans leur actualité que dans le choix des morceaux depuis leur dernier passage mais le groupe met un point d’honneur à proposer quelques variations dans la réalisation des morceaux ainsi qu’un nouveau titre dont on ne sait pas encore s’il s'agit de l’avant goût d’un potentiel nouvel album. The Shape Of Punk To Come reste malgré tout le plus représenté pour notre plus grand plaisir avec un final extrêmement attendu sur New Noise… CAN I SCREAM !?!

Cet ultime concert français (à l’heure actuelle) de Slayer a eu son lot d’insatisfactions. D’abord son début avec la setlist axée sur les deux derniers albums. Nous allions nous endormir quand soudain, War Ensemble nous met un coup de boule.. A partir de là, le quatuor va revenir à la raison en enchaînant les classiques jusqu’à plus soif, mention spéciale pour Gemini, Seasons in The Abyss ou Hell Awaits. Tom Araya s’est bien appliqué à faire le minimum à la voix, à l’exception du fameux cri d’Angel Of Death qui était particulièrement réussi. C’est l’occasion de saluer la contribution de Gary Holt au groupe, qui en intégrant Slayer a fait diminuer significativement leur moyenne de pains à la minute, particulièrement en soli. On peut aussi regretter que ce dernier concert n’ait pas été l’occasion pour eux de jouer au moins une chanson de chaque album, jetant ainsi aux oubliettes les quelques pépites de Divine InterventionChrist Illusion ou le légendairement mal aimé Diabolus In Musica. Enfin, Paul Bostaph a beau ne pas être en reste derrière les fûts, certains de ses fills moins réussis ont rappelé qu’il y avait un grand absent ce soir : Dave Lombardo. Pour le reste, il faut reconnaître que le quatuor a réussi à délivrer une bonne dose de violence sur la Mainstage, en enchaînant des riffs iconiques à un rythme qui en dit long sur leur impact sur la musique Metal, avec un son bien musclé.PS : il y avait des croix renversées en feu !

Tool : Surprise, le groupe débute avec "le pipi c'est du caca mais avec une odeur différente", rendant ainsi hommage à Ultra Vomit. Les fans sont perplexes.
Non sérieusement, Tool ont débuté leur set avec un hymne, Aenema, et ont placé la barre très haut en terme d'intensité pendant 90 minutes qui sont passées comme un éclair. Le quatuor a sans doute eu le meilleur son des trois jours sur les Mainstage, laissant respirer la guitare d'Adam Jones, la basse de Justin Chancellor et la batterie de Danny Carey. Seul Maynard James Keenan est en retrait, à la fois physiquement et dans le mix, ce qui n'a pas été du goût de certains. Le seul vrai défaut de ce concert se situe d'ailleurs du côté du vocaliste, qui a fait le minimum syndical au chant, que ce soit pour interpréter The Pot plus grave ou en dissimulant sa voix derrière un mégaphone pour Vicarious. Les deux nouveaux titres dévoilés pendant la tournée US ont également été joués, révélant un vrai potentiel, particulièrement Invicible et son riff final dantesque. Heavydemment, l'aspect visuel a été une véritable orgie de créativité et d'ingéniosité : lasers, images de synthèse, visuels inspirés par Giger, heptagramme illuminé... Tool ne se contente pas de jouer des classiques mais dégaine également des titres plus rares comme Intolerance et surtout Part Of Me, un titre très musclé tiré d'Opiate qui n'avait pas été joué depuis une vingtaine d'années. La chanson est d'ailleurs un peu remodelée avec le prisme de Tool en 2019, à savoir une touche plus prog' et expérimentale. Il est amusant d'avoir entendu pendant ce week-end un titre vraisemblablement inspiré de 46&Two de Tool (ndr : The Alpha de Dool),  puis de voir l'originale jouée avec maestria. Finissant son set avec des classiques comme Jambi, Stinkfist et Vicarious, Tool conclut un concert magistral, maîtrisé et surprenant, de quoi contenter tout type de fan, ancien ou nouveau.

Top dimanche :
Bactéries : Tool, Brutus, Lamb Of God
Méo : Yob, Messa, Ddent
Flo : Tool, Yob, Cancer Bats
Lelag : Tool, The Young Gods, Lamb of God
SkaldMax : Yob, Immolation, Carpathian Forest
Pentacle : Enter Shikari, Slash, Beartooth
Neredude : The Young Gods, Tool, Yob
Nonohate : Tool, Refused, Emperor
Zbrlah :Manowar.

Jeudi 30 mai 2019

Slash a indiqué que le groupe bossait effectivement ensemble sur de nouveaux titres; mais il n'a aucune idée si cela aboutira à un nouvel album.

Dimanche 14 avril 2019

Le 53ème Montreux Jazz Festival (du 28 juin au 13 juillet) se dévoile. Joe Jackson (tournée pour ses 40 ans de carrière), ZZ Top (pour leurs 50 ans de carrière), SlashSting, ou encore The Chemical Brothers sont à l'affiche.  

Dimanche 24 février 2019

Mark Morton (de Lamb Of God) vient de partager un nouveau titre de son projet solo : Save Defiance. On retrouve dessus Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash), Mike Inez de Alice In Chains et Ray Luzier (de Korn).

Jeudi 20 décembre 2018

Slash sera aux arènes de Nîmes le 3 juillet prochain.

Mardi 27 novembre 2018

L'affiche du Hellfest 2019 a été dévoilée :
Les têtes d'affiche
Manowar, Kiss, Tool, Dropkick MurphysDef LeppardLynyrd Skynyrd, GojiraZZ Top, Slayer, Mass HysteriaWithin Temptation, Lamb Of God, King DiamondThe Sister Of Mercy, Emperor, Carcass, BloodbathDeicide, Sum 41The Adicts, RefusedFu Manchu, Cult Of LunaPhilip H. Anselmo&The Illegals, ...
Main Stage :
Dream TheaterDemons&Wizards, GodsmackSonata Arctica, GloryhammerLast TemptationWhitesnakeDeadland RitualRichie KotzenKortiniFM, Slash, Stone Temple Pilots, ClutchBlacherry Smoke, EisbrecherNova Twins, + 1 groupe
Main Stage 2 :
- Ultra Vomit, DagobaNo One Is Innocent, LofoforaBlackrain, Klone, ArchitectsBöhse OnkelzEagles Of Death MetalThe Fever 333, Whitechapel, SkindredLike A Storm, Anthrax, Testament, Trivium, Death Angel, Municipal Waste, Insanity AlertAlien Weaponry
Temple :
Hellhammer (!!!), Venom INC., Impaled Nazarene, Diamond Head, Trollfest, UadaAorlhac, Cradle Of FilthCombichrist, Myrkur, Carach Angren, Punish Yourself, Dool, WolfheartShaârghot, Tormentor, Carpathian ForestSkald, WiegedoodLucifer's ChildCemican, Bliss Of FleshHyrgal
Altar :
- Possessed, Pestilence, Kvelertak, Power Trip, Daughters, Sublime Cadaveric Decomposition, Cult LeaderFreitot, Dark Tranquillity, Candlemass, Moonspell, ArchspireAllegaeon, TrepaliumCypecoreDaw Of Disease, Cannibal CorpseVltimas, Immolation, Vomitory, Revocation, Devourment, PsycropticEmbryonic Cells
Warzone :
- Descendents, Me First And The Gimme Gimmes, No Fun At AllHank Von HellThe Interrupters, The DwarvesThe Rumjacks, StinkyLe Bal des EnragesSham69Les WampasThe Living End, Mad sinBatobileThe CreepshowBanane Metalik, Enter Shikari, Cancer BatsNasty, Beartooth, Morning AgainEmployer To Serve, BrutusThe Amsterdam Red Light District
Valley :
- Uncle Acid And The Deadbeats, Graveyard, All Them Witches, My Sleeping Karma, Radio Moscow, ConanValley Of The Sun, The Necromancers, Envy, The Ocean, Cave In, Mantar, Sumac, Will HavenFiend, Coilguns, The Obsessed, YOB, Emma Ruth Rundle, Messa, Gold, Ddent + 2 à annoncer

Mercredi 14 novembre 2018

Tool sera bien au Hellfest 2019, l'annonce vient du tourneur du groupe. Le festival français devrait annoncer son line up d'ici la fin du mois (quels sont vos pronos ?).
Nous on mise sur Def Leppard, Slipknot, RammsteinTenacious DSlashFever 333, Behemoth, Godsmack, Alice In Chains, Power Trip, HalestormWhitesnake, Skindred, Gold, Orange Goblin, Sick Of It All, Birds In Row, Shining, Hangman's Chair, Cult Leader, ...

Mardi 02 octobre 2018

Le nouveau Rock Hard sort ce vendredi, en couv' Mass Hysteria, et au programme : SlashAce Freshley, TerrorSoulfly, Gorod, Nashville Pussy, Behemoth, Disturbed, ... La couv' à voir ici.

Jeudi 20 septembre 2018

Slash feat Myles Kennedy And The Conspirators a dévoilé un nouveau titre : My Antidote (prévoyez du Guronsan pour tenir les 4:16).

Dimanche 05 août 2018

Steven Adler (ex Guns N' Roses) participera à un titre sur le prochain album de Slash, à paraitre le 21 septembre prochain. Ils n'ont rien sorti ensemble depuis Appetite For Destruction.

Vendredi 03 août 2018

Slash featuring Myles Kennedy&The Conspirators sortira son nouvel album, Living The Dream le 21 septembre chez Roadrunner Records. La pochette et la tracklist sont à découvrir par ici.

Mercredi 07 mars 2018

All I See Is War, c'est le nom du douzième album de Sevendust qui sortira le 11 mai chez Rise Records. Il a été enregistré au Studio Barbarosa à Gotha en Floride avec le producteur Michael Baskette (Alter Bridge, Slash). Voici la pochette.

Mardi 29 novembre 2016

Gutterdämmerung, le film qui regroupe Lemmy, Iggy Pop, Mark Lanegan, Slash et bien d'autres grands noms, sera diffusé dans le cadre d'un ciné-concert en compagnie de Henry Rollins et avec la participation de Justice, Nina Hagen et Volbeat à l’Élysée Montmartre de Paris le 10 février 2017.
Un teaser de cette soirée est visible dans la suite.

Jeudi 09 juin 2016

Axl Rose a confirmé que les Guns N'Roses bossaient sur de nouveaux titres avec Slash et Duff McKagan.

Jeudi 19 mai 2016

Darryl "DMC" McDaniels (de DMC mais vous deviez déjà l'avoir) s'est acoquiné avec Myles Kennedy (Alter Bridge/Slash) et John Moyer (bassiste de Disturbed) pour un titre dont vous pouvez admirez une lyrics video dans la suite.

Jeudi 21 avril 2016

Ca fait un chiffre d'affaire de combien un concert des Guns N'Roses (avec Slash&cie) et Alice In Chains à Las Vegas? 6.2 millions de $ (avec des billets oscillant entre 80 et 350$). A comparer avec Iron Maiden + Anthrax à Buenos Aires qui fait 1.5 million et sensiblement la même à New York.

Jeudi 25 février 2016

Slash serait actuellement en studio pour bosser sur de nouveaux titres de Guns N'Roses (sans Axl). En plus de leur tournée le groupe prévoit-il un nouvel album?

Dimanche 10 janvier 2016

Dans la nuit (pour nous) les funerailles de Lemmy ont été diffusées sur Youtube, un défilé de proches, d'amis, connus ou pas. 2H à la fois triste et drôle où l'on peut voir des têtes bien connus (Slash, Dave Grohl des Foo Fighters, Rob Halford de Judas Priest, Triple H, Lars et Robert de Metallica, Scott Ian de Anthrax, ...) raconter des annecdotes, drôles, sur Lemmy.
Le Youtube officiel de Motörhead ne propose pas la vidéo, mais évidemment on la retrouve, comme ici.

Mardi 05 janvier 2016

C’est désormais officiel, les Guns N'Roses joueront bien à Coachella en 2016. Deux dates sont prévues : les 16 et 23 avril. La grande question est avec qui ? Ce sera avec Axl Rose, Slash et Duff McKagan ! Pour le reste c’est un peu plus confus, nous en saurons plus très prochainement. 

Samedi 26 décembre 2015

Nous vous parlions récemment de la fête donnée à l'occasion des 70 ans de Lemmy (Motörhead), réunissant entre autre ; Slash, Duff McKagan, Gilby Clarke&Matt Sorum (Guns N Roses), Robert Trujillo (Metallica), Charlie Benante & Scott Ian (Anthrax), Zakk Wylde (Black Label Society), Steve Jones (Sex Pistols)… Dans la suite découvrez deux vidéos de la soirée. Ce fut surement une sacrée soirée. 

Mercredi 16 décembre 2015

Le 13 décembre au Whisky A Go Go en Californie a été fêté (avec un peu d’avance) un anniversaire un peu particulier. Celui de Lemmy de Motörhead, 70 ans et toujours là ! Il est immortel ce mec. Pour l’occasion 2/3 potes sont venus, parmi eux : Slash, Duff McKagan, Gilby Clarke&Matt Sorum (Guns N Roses), Robert Trujillo (Metallica), Charlie Benante & Scott Ian (Anthrax), Zakk Wylde (Black Label Society), Steve Jones (Sex Pistols), Steve Vai, Billy Duffy (The Cult), Chris Jericho (Fozzy), Doug Pinnick (King’s X), Franky Perez (Apocalyptica), Sebastian Bach, Whitfield Crane (Ugly Kid Joe), Bob Kulick (Alice Cooper) et Billy Idol

Et voici le gâteau

Mardi 17 novembre 2015

D'après The Pulse Of Radio, la rumeur insistante d'une tournée réunion pour les 30 ans des Guns N' Roses verrait seulement trois des cinq membres fondateurs du groupe se reformer, à savoir Axl Rose au chant, Slash à la guitare principale et Duff McKagan à la basse.

Lundi 02 novembre 2015

Ozzy Osbourne a donné un concert le soir d'Halloween au "Voodoo Music + Arts Experience" à la Nouvelle-Orleans. Il était accompagné notamment de Slash (Guns N' Roses), Tom Morello (Rage Against The Machine, Audioslave) et du bassiste de Black Sabbath Geezer Butler. Un extrait (au son un peu moyen) est à voir par ici.

Mercredi 21 octobre 2015

Le prochain opus de Slash est écrit à 90%. Il est cependant actuellement en pleine tournée et ne prévoit pas de rentrer en studio tout de suite. (Source). 

Vendredi 28 août 2015

Une quarantaine d'années après les fondements de son concept - un supergroupe - voici que The Hollywood Vampires reprend du service. Alice Cooper, Joe Perry (Aerosmith), Johnny Depp, Duff McKagan (Velvet Revolver, ex-Guns N'Roses) et Matt Sorum (Velvet Revolver, ex-Guns N'Roses, The Cult) constituent le noyau live du groupe, tandis que Paul McCartney (The Beattles), Dave Grohl (Foo Fighters, ex-Nirvana...), Brian Johnson (ACDC), Robby Krieger (The Doors), Slash et bien d'autres encore ont posé leur patte sur un album studio éponyme à paraitre le 11 septembre et dont voici la tracklist. Enfin, "My Generation" (The Who) est en ligne sur RollingStone.com.

Jeudi 27 août 2015

"Masters Of Rock", un documentaire d'Arte de 74 minutes sur le Hellfest ! "Loin des stéréotypes, le film est l’occasion pour les fans comme pour les néophytes de découvrir un festival à la personnalité bien trempée.". On y retrouve Slash, Providence, The ExploitedFive Finger Death Punch, Arch Enemy, Korn, Arkona, ObituaryCavalera ConspiracyScorpions, Airbourne, Limp Bizkit et Butcher Babies.

Samedi 15 août 2015

Myles Kennedy (leader d'Alter Bridge et chanteur pour Slash) boucle son album solo, qui comptera pas mal de guests. Plus d'infos.

Mardi 11 août 2015

Hollywood Vampires, le groupe de Alice Cooper, Johnny Depp et Joe Perry (Aerosmith), sort son premier album le 11 septembre. Sont annoncés comme invités sur ce disque : Dave Grohl (Foo Fighters), Paul McCartney, Slash, Robbie Krieger (The Doors), Brian Johnson (ACDC), Zak Starkey (The WhoOasis), Joe Walsh (Eagles), Kip Winger (Alice Cooper), Perry Farrell (Jane's Addiction) et même un spoken work de Christopher Lee. Un court extrait est en écoute ici. L'album contiendra 14 titres, dont 12 reprises.

Jeudi 30 juillet 2015

Corey Taylor (Slipknot) a confirmé avoir enregistré des titres avec Velvet Revolver, mais Slash a trouvé qu'il manquait un truc à Corey pour remplacer Scott Weiland (Stone Temple Pilots). Du coup Velvet Revolver est toujours en stand by.

Vendredi 24 juillet 2015

Slash fêtait ses 50 ans hier. Pour l’occasion voici une vidéo retraçant 10 des inoubliables moments (il y en a tellement plus) de la carrière de ce grand artiste. 

Lundi 29 juin 2015

Un journaliste italien a eu l’outrecuidance de poser la question suivante à Slash : "Pensez-vous qu’une réunion du line-up originel des Guns N Roses est possible ?" Réponse : "Cette question est stupide et m’ennuie profondément." Merci Slash

Jeudi 25 juin 2015

Hellfest 2015 : On continue de vous partager les galeries photos / reportages / sur cette 10ème édition du Hellfest.
Déjà avec les notres :
- Photos : Vendredi, Samedi, Dimanche
- Report : Vendredi, Samedi, Dimanche
Ailleurs :
- La gallerie de Sylvain Golvet sur Facebook.
- Andrey Kalinovsky et ses très belles photos.
- Les galleries de Des Errances Photographiques sur Facebook.
- VerdamMnis a publié son report.
- Libération a publié une double page dans Libé, visible ici.
- Les photos de Kevin Niglaut.
- Les photos de Hard Force.


Le festival a publié la quantité de bières et vins écoulé sur le WE : l'équivalent de 953 571 verres (de 28cl) et 14 730 litres de vins, le million, le million!

  

Slash bosse sur un nouvel album, il devrait l'enregistrer au printemps prochain.

Mercredi 24 juin 2015

Slash devrait entrer en studio au printemps prochain, plus de détails en cliquant sur le lien

Dimanche 21 juin 2015

Hellfest 2015, Samedi :
Photos (groupes&ambiance) par Florian Denis et Bacteries
Report (par Grumlee, Pentacle, Nonohate, Lelag, Bacteries)

Deuxième journée, toujours sous le soleil, pour cette édition des 10 ans. Ce samedi sera l’occasion de fêter ça avec un feu d’artifice géant à 23H. Et dans la journée il va y avoir, comme d’habitude, du lourd, entre des retours comme L7, Body Count ou Faith No More, du hardcore qui tape avec Terror, Rise Of The Northstar, Merauder, du stoner qui plane avec ASG, Brant Bjork

Arrivé tout juste à la fin de Der Weg Einer Freiheit, il est déjà l’heure de se diriger vers la Valley pour une des pointures du doom Français : Monarch. Le groupe sait prendre le temps d’installer son atmosphère pesante à grands coups de fréquences batterie/guitares, lorgnant vers la noise et le drone par moment, tandis que la chanteuse captera toutes ces ondes via sa table de larsen en y ajoutant ses propres cris avec une bonne dose de réverbe. Les Français clôtureront leur set dévastateur par leur reprise de Cherry Bomb de The Runaways. Lourdeur.

Autre groupe allemand de Black Metal plutôt sophistiqué, Infestus a ce quelque chose de grandiose et de beau à la fois, rendu d’une belle manière sur scène avec un son clair et propre. On est malheureusement pas trop dedans, la faute à un horaire trop tôt et peu propice à s’immerger totalement.

Même chose pour Ghost Brigade qui n’a pas tellement sa place sur une mainstage qui crame sous le cagnard de 14h. Quelques très beaux moments sur Into The Black Light par exemple parce que leurs compos ont ce quelque chose de magnifique, mais moins sur celles du dernier album qui sonnent un peu mollassonnes. Le fait qu’ils jouent sur une scène trop grande pour eux et un par-terre par forcément dans l’esprit ne les aide pas non plus et ne permet pas de reproduire le tour de force de leur passage sous la Valley en 2010.

Un peu de stoner avec un chant clair bien propre avec ASG. Le groupe a un gros son, et le chant est vraiment au rendez vous (un peu la crainte vu la qualité sur disque), mais sans jamais être trop gras, trop lourd ou trop Stoner routier. Le groupe répond donc aux attentes et semble impressionné par le peuple sous la Valley. La bonne petite sucrerie de 16h.

Onslaught démarre en trombe, avec un solo démentiel dès l'intro de la première chanson. Le paysage est planté, ce sera 45 minutes à 200 bpm, à part le temps d'une petite berceuse en milieu de set. 66Fucking6 et Onslaught (Power From Hell) finissent le boulot : efficacité maximum pour un circle-pit XXL.

Statut culte du Black Metal oblige, le détour sur Mutiilation était quelque peu obligatoire et se révélera nettement moins pourri qu'escompté. Le son est même plutôt bon, les passages tordus rendent bien et en dehors du fait qu’ils pourraient avoir plus d’assurance sur scène (concert de reformation à prendre en compte), c’est vraiment pas mal du tout. 

Airbourne débute comme de tradition avec la musique de Terminator enchaînée sur Ready to Rock. Leur hard-rock burné fait mouche immédiatement auprès du public, jusqu'à ce qu'une panne générale vienne briser cet élan. Joel distribue alors des bières et fait le guignol sur le devant de la scène, histoire de passer le temps, puis le groupe reprend son concert, sans sono, sur deux titres ! Le courant revient pour Girls In Black sur laquelle Joel fera son solo jonché sur les épaules d'un roadie, à raz de la crash barrière. Puis ils enchaînent sur une version doomy de Cheap Wine&Cheaper Women, avant de finir sur Runnin' Wild, agrémentés de bouts de Paranoid et Dirty Deeds Done Dirt Cheap. That’s Rock N Roll.

Deuxième concert d’Ahab en France en dix ans, après leur passage au Fall Of Summer l’an dernier. On sera une nouvelle fois sous le charme de leur Funeral Doom aquatique. 3 titres sur 4 sont joués de The Call Of The Wretched Sea, on frissonne autant par la lourdeur que par les mélodies épiques. Pour un peu Cthulhu sortirait de sous la scène et nous agripperait de ses tentacules poisseuses. Absolument génial.

Trop de monde se presse sous la Temple pour voir Finntroll. Devant tant d’agitation on renonce et on reste en extérieur déjà extrêmement rempli pour suivre leur concert qui s’annonce comme de la folie furieuse. Son correct, slam dans tous les sens, pogo en veux tu en voilà… Le Folk Metal qui rameute les foule et qui en plus se permet le luxe de ne pas trop être nian-nian. Par contre il va falloir songer les programmer sur des mainstages la prochaine fois, là ce n'est plus possible en terme d’affluence.

L7 c’était de façon étonnante très bien. Où sont passés les réunions pour le fric?

Myles Kennedy n'est pas seulement le sosie de merde de l'acteur Kevin Bacon, mais aussi un excellent chanteur qui fait rapidement oublier Axl Rose. De nombreuses reprises, mais toujours les mêmes, de Guns N Roses sont au programme : Nightrain, You Could Be Mine, Sweet Child O Mine, Paradise City. Mais les propres compos de Slash ne laissent pas pour autant le public indifférent, notamment l’explosif World On Fire ou l’incontournable Anastasia, malgré de nombreuses fausses notes sur les motifs.

Tandis que la plupart des festivaliers semblent se diriger vers la Warzone pour assister au show très attendu de Body Count en cette fin de journée, Killing Joke se prépare sur la Mainstage 2. Quel plaisir de retrouver les Anglais au Hellfest après un passage lors de l’édition de 2009 ! Jaz Coleman, très expressif et fringant du haut de ses 55 ans, ainsi que ses musiciens semblent visiblement ravis de se produire pour nous aujourd’hui à en juger par les sourires qui ornent leurs visages. Le groupe a alors enchaîné les tubes, entre classiques et raretés, tandis qu’un cracheur de feu se baladait de temps à autres sur la scène pour le plus grand plaisir des photographe. Un échauffement de premier choix avant l’arrivée de Faith No More peu après.

Que dire sur Brant Bjork? Il est le summum du cool, il incarne le rock à merveille. Et va balancer un set mixant impro, titre de ses albums (coup de cœur sur quatre morceaux de Jalamenta), le tout avec une grosse patate. Au final Brant Bjork est très bon, on n'en attendait pas moins.

Body Motherfucking Count! Choix justifié stylistiquement de les voir sur la Warzone, mais vu l’engouement, et la masse de fans venus s’agglutiner, une mainstage n’aurait pas été du luxe, vu que 30 minutes avant que le concert ne débute, la Warzone est déjà pleine à craquer. On verra d’ailleurs le staff de Body Count circuler parmi les festivaliers pour vendre les casquettes du groupe (dernière date de la tournée donc besoin de liquider le merch?).
Une fois le groupe sur scène ça sera festival de punchlines, de “fuck”, de provocations, … mais putain que c’est bon, et Ice-T envoie quand même niveau prestance. Il ira même jusqu’à s’asseoir pour discuter avec une jeune fan de 14 ans au premier rang : “Applaudissez-la, à 14 ans vous aviez certainement moins la classe qu’elle, elle pourrait être à un concert de Justin Fucking Bieber mais elle est là”. La setlist est plutôt oldschool, on aura même droit à un Copkiller (avec un flic qui passera à coté de moi, dans la foule, à ce moment là, il a le sens du tempo et l’amour du risque). Gros concert donc, la nostalgie n’y es pas pour rien, mais le gratteux de Body Count est une putain de bête! Et puis Ice-T, qui change de nom pour l’occasion, en Ice Motherfucking T Bitchaz, qui nous présente son fils (aux backing vocals), le dénommé Little Ice (glaçon), ça n’a pas de prix.

Même chose que chez Finntroll pour Ensiferum en terme d’affluence, sauf que cette fois-ci la sauce ne prend pas. Il faut dire que le son exécrable ne les aide pas, mais même avec ça leurs compos au rabais ne donnent pas envie de s’y intéresser.

On préférera largement l’autoroute du riff d’Orange Goblin qui jouent fort, propre et bien. Quel son. Essayer de ne pas headbanger dessus, c’est mission impossible.

Faith No More éclabousse cette dixième édition de toute sa classe. Tous de blanc vétus, les musiciens débutent par un Motherfucker de bon aloi, et après un début un peu mou du genou, et un Epic assez décevant, les 'ricains enclenchent la seconde et enchaînent leurs grands classiques. Mike Patton, en prédicateur du dimanche, ne tarde pas à sermonner le public “Fuck Hellfest, we’ll put some heaven into Hellfest, and you're gonna like it", Patton se réveille, motive, entraîne et joue avec le public comme lui seul sait faire. Hallucinant comme cet homme a su préserver cette voix unique, hallucinant aussi la bonne humeur et les facéties que génère le groupe. Et puis ce son de basse complètement fou... 
Florilège - Avant d’entamer Midlife Crisis, Patton pointe son pouce vers le haut en disant “Heavy Metal”, puis baisse son pouce en disant “Heavy Merdal”, tout ça n’étant qu’un prétexte pour troller le public de Clisson sur la fin de la chanson et de la finir en version funky/easy listening. Au milieu d’Easy, Mike appelle “Sécurité, sécurité” pour échanger sa chemise contre le tshirt d’un des vigiles.
A noter que même si le groupe semble quelque peu bouder The Real Thing (un seul titre joué), toutes les chansons de Sol Invictus, le dernier album en date, passent vraiment très bien. Mention spéciale à Superhero et Cone of Shame. Un des concerts de la journée qu’il ne fallait pas manquer.

On tente malgré tout Mayhem, malgré nos mauvais retours des précédents concerts… et ça sera la même chose. En dehors de l’intro tribale et d’un titre de Deathcrush, le reste est mauvais, plombé par une batterie et surtout une caisse claire au son sur-abusé, au riffs complètement noyés et une voix hyper mal mixée. On s’éloigne assez vite du lieu du carnage.

A 23H, plus de concert, mais un feu d’artifice monstrueux sur fond de AC/DC, Queen et Slayer. Juste avant une vidéo présentant quelques chiffres (et les artworks des 10 années du fest), voilà ce qu’on a retenu : 1 million de litres de bières vendus, 850 000 spectateurs sur les 10 ans, 400 tonnes de metal et de bois. Bon annif le Hellfest!
Et le feu d’artifice : bah oui on devient gamin pendant 20 minutes, mais faut dire que le fest a mis le paquet, belle scénographie, et explosions dans tous les sens.

Obituary, ou l’incarnation du death old school en personne, mettra tout le monde d’accord avec très peu d’arguments : ça joue vite, fort, bien, ça groove, le son est monstrueux et personne ne peut décemment dire du mal de cette prestation ultra… hum... grasse. Et groovy. Mais surtout grasse.

Triggerfinger était un peu l'un des groupes un peu à part de cette prog' de la Valley, plus pop et plutôt habitué des festivals hors metal le groupe va pourtant prouver que sa place n’est pas déméritée. Gros son, gros light, grosse présence scénique, le rock bien blues et bien énergique des Belges fait mouche. Vraiment un groupe de live, et qui arrive à avoir une classe folle.

Cette deuxième journée se termine tout en douceur (!) par une prestation extrêmement bizarre d’un Marilyn Manson qui a l’air, sinon fatigué, complètement cocké jusqu’à l’os. Tonton fétide réussit à sauver la plupart de ses titres in extremis, la voix est percutante, mais l’envie et la niak dans les chaussettes, et les pauses interminables entre les morceaux viendront vraiment gâcher la setlist, à la base pas bien folichonne, entre tubes évidents et nouveaux titres pas très excitants. Dommage, car les zikos sont présents et le son vraiment excellent. Repose toi bien tonton, et reviens nous en forme la prochaine fois.

Top 3
Grum : Faith No MoreOnslaught, Slash 
nonohate : Faith No More, Ahab, Monarch
Bacteries : Body Count, Brant Bjork, Triggerfinger
LeLag : Body Count, Faith No More, Obituary
Pentacle : Ahab, Obituary, ASG

Mardi 16 juin 2015

Le live complet de Slash au Pinkpop Festival 2015 est visible dans la suite. Le guitariste et son groupe se produiront ce samedi 20 juin au Hellfest.

Mardi 09 juin 2015

Comme chaque année, la semaine qui suit le weekend du Rock Am Ring apporte toujours son lot de concerts en Pro Shot. Ceux de Foo Fighters, Slipknot, Parkway Drive, The Prodigy, Lamb Of God, Slash, In Flames, Papa Roach, et Marilyn Manson sont à visionner dans la suite.

Lundi 18 mai 2015

Pour les 50 ans de Trent Reznor (Nine Inch Nails), Loudwire a été interviewer plein d'artistes (de Ministry, HatebreedButcher Babies, Korn, Slipknot, Slash, ...)  pour parler de l'influence qu'il a eut sur leur musique / vie : à voir ici.

Vendredi 24 avril 2015

Slash et Myles Kennedy ont débuté l'écriture du successeur de World on Fire.

Mercredi 11 mars 2015

Slash est selon ses dires déjà en phase de composition pour son prochain album. Plus d'infos.

Jeudi 05 février 2015

Ugly Kid Joe prépare Uglier Than They Used Ta Be son premier album en 19 années, pour l'occasion un financement chez Pledge Music a été mis en place.
Par ailleurs le chanteur Whitfield Crane a un nouveau projet avec Lee Richards ex gratteux d'Another Animal, celui ci s'appelle tout simplement Richards/Crane, un premier clip est dispo dans la suite, il s'agit du titre Black&White sur lequel on retrouve Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash) en featuring et des cameos de gens plus ou moins connus.

Dimanche 25 janvier 2015

Au festival Musilac 2015 on retrouvera Slash, Gojira le 10 juillet, The Chemical Brothers et Alt-J le 12 juillet et Muse le 13 juillet. Les pass sont en vente ici.

Jeudi 22 janvier 2015

Promo sur le shop, et pour une fois c'est une spéciale femme avec plein de merch féminin :
T-shirt : Metallica, Ghost, Motorhead #2, Slayer #2, Slash
Short : HIM, Mastodon, Slayer, Ghost
Bikini : Slayer, Mastodon, Ghost, Motorhead
Leggings : Slayer

Mercredi 24 décembre 2014

Faith No More, Marilyn Manson, Slash, Parkway Drive, Lacuna Coil, H.E.A.T, King 810, Sonata Artica, Aborted, Dragonforce, Ne Obliviscaris, Devilment et Thunder viennent s'ajouter à l'affiche du Graspop Metal Meeting 2015.

Vendredi 05 décembre 2014

Contrairement aux rumeurs Axl Rose (Guns N'Roses) n'est pas mort, le chanteur plaisantant même sur le sujet à travers ce tweet d'une photo en studio. En outre, le guitariste Richard Fortus a déclaré que le groupe piochait dans d'anciens enregistrements, notamment de Slash, dans le cadre du processus créatif du successeur de Chinese Democracy.

Vendredi 28 novembre 2014

Promo sur le shop (black friday tout ça) avec des T-shirt à moins de 4€, par exemple avec Motorhead, Ghost, Slash ou Mastodon, ...

Jeudi 13 novembre 2014

Galerie Photos : Hier soir nous étions au concert de Slash au Zénith de Paris, et pas seulement pour mettre des photos floues sur notre compte Instagram, non, non, bien au contraire même !!! Les photos de Manu Wino peuvent s'admirer par ici.

Vendredi 07 novembre 2014

Un peu de live à présent avec deux titres de Slash : le classique Nightrain et le plus récent Bent to Fly.

Jeudi 09 octobre 2014

C'est Nick Raskulinecz (producteur pour Stone Sour, Alice In Chains, Foo Fighters, Deftones) qui produira le prochain Apocalyptica. L'album est prévu pour avril 2015, au chant on retrouvera Franky Perez (déjà vu chez Scars On Broadway, Slash, ...).