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Biographie

Skumdum

Pierre Pettersson: Basse/Chant
Chris Tjärnlund: Batterie
Pat Stenman: Guitare

Il était une fois, dans une petite bourgade (ou pas...allez savoir la taille de la ville ) de Skellefteå, trois jeunes adolescents suédois  ayant dans les 14 ans, qui décident de se lancer dans la musique. Il s’agit de Pierre, Chris et Pat. Ces deux premiers décident par la suite de créer un groupe au nom de SkumDum. Qu’est ce que cela veut dire ? Pas grand chose. Ils assemblent ainsi une multitude de mots relativement courts en Suédois, et finissent par trouver leur bonheur. Le chant ne sera par ailleurs pas l’anglais, comme le font moult groupes scandinaves, mais effectivement leur langue natale. Lyriquement parlant, la politique a sa place comme à son habitude, mais comme pour Only Crime, le choix des textes et des mots joue plus sur la mélodie que sur le sens ou le message. Recrutant un batteur du nom de Nisse et une star reconnue mondialement, du nom de … Christian, à la guitare, ils sortent leur première démo, Pest en 1993, enregistré au studio Strul, ainsi qu’un an plus tard, Begar au studio Spiff, cette fois-ci sans Christian. Le style est clairement énoncé. Suivant la voix tracée par le skate-punk suédois: des compos courtes, mélodiques à souhait et extrêmement rapides, ne laissant aucun répit à l’auditeur.

Ne pouvant continuer à trois, ils recrutent un nouveau guitariste pour occuper la place désormais vacante. Il s’agit de Peder (à prononcer avec l’accent...) qui sera présent sur leur premier CD promo', sorti lui aussi en 1994. Après la sortie de  Punkarsel en 1995, comportant par la même occasion une cover de "Lori Meyers" de NoFX, nous voilà témoin de la première sortie officielle du groupe, en avril 1996, avec l’EP Lisa, le style restant grosso-modo le même. La machine de guerre est lancée, et il faudra attendre pile poile un an pour voir la sortie de leur premier album, Demoner en avril 1997. Changement au niveau du line-up en 1998, puisque Nisse quitte son poste aux fûts au printemps, remplacé alors par le guitariste du groupe, Chris. Le groupe fait alors appel à leur ami d’enfance, Pat, pour le remplacer à la gratte. Après un énième CD promo', contenant néanmoins de très bons titres tels que "Självupptagen", il faut attendre 1999 pour les voir réapparaître avec Böld pour un Split.

En 2001, Peder quitte à son tour le navire, laissant alors Linkan l'année suivante. Cette dernière verra la parution de 2 albums, avec tout d’abord Kågepunx, Folköl en février, précédant Det Vi Kan Bäst qui sort en septembre. Ce dernier contenant leur chanson phare "kompatibla", et qui sera reprise par la suite en anglais, le tout accompagné de son clip vidéo, dénué alors de tout propos suédois et de leur 'jag skulle vilja gräva ner dig i en grop' chanté en chœur.

Le groupe décide de poursuivre sur sa voie et de traduire quelques chansons en anglais. Le résultat les satisfaisant amplement, ils s’engagent à ce que leur prochain opus le soit entièrement. C’est ainsi que Skum Of The Land est mis en chantier. Une des raisons pour laquelle le groupe change de langue, est tout simplement le fait de pouvoir sortir des frontières et de tourner autre part qu’en Scandinavie. L'album sort en 2005 sur Morphine Lane Records, avec son style indémodable de punk rock mélodique suédois, un tempo légèrement ralenti et ses quelques influences ska. En 2008, le groupe devient trio avec le départ de Linkan mais ne cesse pas pour autant l'activité en sortant un split en compagnie de Hero Of Our Time.

15.5 / 20
1 commentaire (16/20).

Split avec Hero Of Our Time ( 2008 )

Ca peut paraître simple comme ça, mais dire "We fight for the misfits, Drink with the drunks, Dance with the outcast, Play for the punks" aujourd'hui, c’est pas rien. Derrière sa bonhomie apparente et sa musicalité smilique, Skumdum repositionne par ce genre de refrain le punk dans sa fonction première : la défense de la marginalité, de l’universalisme, de l’humanisme.
"Proud Minority" comme ils disent. L’expression annonce le propos. Et à ce discours fédérateur, les suédois y ajoutent des compositions qui le sont tout autant. Chœurs à foison, paroles marquantes, mélodies entêtantes, parties annonçant les circle pit en live. On retrouve ce qu’on avait tant aimé dans Skum Of The Land. Cet alliage de voix entremêlées et de salves de batteries plutôt linéaires mais délicieusement défrichantes ("Parasite"), le tout conduit et guidé par des guitares fusées qui lancent des grands signaux d’union à tous les auditeurs ("In Times Like These"). Et ce n’est pas l’utilisation de l’espagnol dans "Resaca en las chabolas" (comme c’était le cas dans "El Perro de la Muerte") ou l’addition de sonorités irish-punk/celtiques ("Proud Minority", "Hopeless Case") qui diront le contraire. Skumdum n’a ni patrie, ni partie, Skumdum dit "nous". "If we unite, stand side by side, We can give them a hell of a ride". C’est chose faite.

Pas facile de passer après l’excellence confirmée du trio de Skelleftea et pourtant Hero Of Our Time le fait et avec brio. Dès sa prise de parole, le jeune combo us claque probablement le morceau le plus efficace du split : "Appetit for consumption". Jeu skatecore rapide, technique, chœurs à chialer, timbre belvederien, modulations des phrases. Wow ! Quelque chose comme un poing levé, une tête balancée en arrière et le sourire aux lèvres. Mais sourire ne veut pas dire insouciance. Là aussi, l’engagement politique est de rigueur et c’est la société de consommation qui est visée. Les floridiens ne ratent pas le coche et enchaînent sur une pluie de morceaux speed as fuck à la manière des fantastiques Cigar. Une vraie cure de jouvence qui n'hésite pas pour autant à explorer des terrains plus sombres et plus complexes (chant trafiqué, parties progressives dans "Bubble Burst", ajout pianos/violon dans "Don’t lose focus") qui ne sont pas sans rappeler Strung Out dans leur technicité ("Right Here").

Voilà. Confirmation pour l’un, révélation pour l’autre, et un split au final à ne pas manquer pour tout amateur de punk mélo qui se respecte.
Skumdum vs Hero Of Our Time, 2 sides of the story. Tout est dit.

En écoute sur myspace, ici pour Skumdum et pour Hero Of Our Time.

A écouter : "Proud Minority", "Appetite For Consumption"
16.5 / 20
4 commentaires (16.38/20).

Skum of the Land ( 2005 )

Premier album en anglais pour les suédois de Skumdum et premier carton international. Formé en 1993 le groupe aura mis le temps pour se motiver à sortir de ses frontières natales et bien lui en a pris. Douze morceaux et presque autant de tubes, la machine est lancée et parait ne plus vouloir s'arrêter.

"I Gotta Go", premier morceau de l'album débute sur une intro "discours" qui voit petit à petit arriver guitares basse et batterie pour enfin exploser avec les premiers mots de Pierre, charismatique chanteur du groupe. La première chose qui frappe à l'écoute de l'album est la facilité d'assimilation des morceaux, deux ou trois passages de la galettre dans le lecteur suffisent à retenir le gros des refrains tandis que les rythmiques bondissantes des compositions prennent peu à peu possession de votre corps, vous transformant en orchestre sur pattes, alternant les rôles de batteur, de guitariste, de chanteur voir même de public (déchainé).

Fade-in, influence ska ("War Is Money" et son étonnant début sur un "Guacamole !" improbable), piano ("Take A Stand"), chant espagnol ("El Perro De La Muerte"), solo rock'n'roll ("Impeccable"), violon ("Tragic Distortion"), chœurs Bad Religionnesques, le punk-rock de Skumdum est faussement simpliste et est en fait agrémenté de quelques subtilités qui font tout le charme de cet album. Chaque instrument est parfaitement en place, apportant tour à tour son lot de bonnes surprises. Le chant tout à fait intelligible de Pierre transforme chaque morceau en véritable hymne, que se soit en parlant politique, société, femmes, alcool, expériences vécues et doute en l'avenir, les paroles des suédois sont simples (pas besoin d'être une bête en anglais pour reprendre en chœur chaque chanson) mais efficaces, chacun s'y retrouvant dans l'une ou dans l'autre.

Cet album rivalise (fait unique dans l'histoire) avec la cacahuète, rendant à l'instar de celle-ci le naïf humain que nous sommes instantanément dépendant. On croit toujours pouvoir s'arrêter après la première et pourtant on continue irrémédiablement jusqu'à arriver au bout...  Bien qu'orginalement destinées à une demoiselle (?) les paroles de "Your Way" résument bien l'effet Skumdum : "I try so hard to get away, from you and your addictive way, but I just can’t find the strength to break free from you, I try so hard to stay away, but I’m addicted I’m your slave, I just can’t find the strength to break free from you...". La Suède a décidément encore beaucoup à nous offrir.

Bon aller, juste une dernière...

A écouter sur MySpace : "Take A Stand", "El Perro De La Muerte", "Big Disgrace"

A voir sur YouTube : "Big Disgrace", "War Is Money"

A écouter : en mangeant des cacahutes