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Biographie

Sinking Ships

Paul Bettinson - guitare
Danny Hesketh - chant
Collin Horn - basse
Roger Kilburn - guitare
Andy Rice - batterie

Sinking Ships est originaire de Seattle (Washington) et plus précisément de la banlieue d'Auburn. Le groupe a été créé durant l'été 2004 par le guitariste Paul Bettinson, qui jouait auparavant dans une formation nommée Rosary, et le chanteur Danny Hesketh, qui n'est autre que le frère de Jim Hesketh, chanteur du très regretté Champion. Paul Bettinson et Danny Hesketh s'entourent du bassiste Collin Horn, du guitariste Roger Kilburn ainsi que du batteur Andy Rice, et enregistrent une démo cette même année 2004  chez Excursion Records, puis tournent avec Shook Ones, Engineer et Yossarian.
En 2005, le ep Meridian sort chez Run For Cover Records. Il comporte les chansons de la démo ainsi que six nouveaux morceaux. Sinking Ships joue ensuite avec The Distance, Youth Attack et Guns Up. En décembre, le groupe signe chez Revelation Records et dès février 2006, il apparaît sur la compil Generations : A Hardcore Compilation avec le morceau "Turn my Headphones Up". Le premier album de Sinking Ships, Disconnecting, est enregistré au début de la même année à l'Autopsy Room de Tacoma (Washington). Produit par Jesse O'Donnell, il sort en juillet. Le groupe part ensuite en tournée avec notamment Comeback Kid, Ignite, First Blood, Down To Nothing et Shook Ones avec lequel il viendra en France en septembre (Caen). Il fera également la première partie d'un concert de Gorilla Biscuits.
Le groupe asseoit peu à peu sa notoriété naissante. Considéré un temps comme le successeur de Champion, Sinking Ships s'affirme comme un groupe à part entière, un groupe de hardcore old school mélodique avec une pointe de mélancolie et un son qui lui est propre. Un groupe prometteur, cela va sans dire.
En 2007, Sinking Ships sort un ep 7" intitulé Ten, dernière livraison pour le label Revelation Records que le groupe fini par quitter. Il effectue ensuite de nombreuses tournées, avec notamment Comeback Kid, Down To Nothing, Shook Ones, Blacklisted et Shipwreck, et joue en France avec Ruiner (septembre 2007). Sinking Ships se remet au travail pour composer son troisième album. Fin 2007, un second 7", deux titres, autoproduit, Safe, voit le jour.
Ayant subi un changement de line-up, Nate remplaçant Andy à la batterie, Sinking Ships annonce à la surprise générale, sa séparation fin avril 2008. En mai, sort "à titre posthume" un split cd avec My Love et As We Let Go chez Alliance Trax. 

Chroniques

Ten 7" Disconnecting

Ten 7" ( 2007 )

Ten est la première réalisation de Sinking Ships depuis la sortie de Disconnecting (2006), album acclamé par les critiques et qui a propulsé le groupe sur les devants de la scène hardcore modern/old school. Ce 7", comportant quatre titres, était impatiemment attendu par des fans forts empressés de retrouver la bande à Hesketh.

Toujours aussi touchante, la voix écorchée de Danny Hesketh s'impose, emplie de rage, imprégnée de désarroi ; tempo rapide, breaks aigres-doux et moroses, riffs puissants, harmonies angoissées et déprimées ; prompte perception de tous les composants qui font de Sinking Ships ce groupe à l'identité si particulière. Réel saisissement à l'écoute de ces nouvelles compos, qui démontre combien cette formation a marqué nos esprits.
Les titres, dans la continuité de Disconnecting, sont parfaitement maîtrisés. "Wallingford Is Still Doomed" est à rapprocher du terrible "Auburn" alors que les deux premiers titres seraient plutôt dans la lignée de "Give Up". Ambiances amères et mélancoliques sourdent de ces trois morceaux, même s'il est vrai que l'intensité ressentie sur Disconnecting ne parvient pas à se déployer avec amplitude sur ce 7" trop succinct.
Le quatrième titre est une reprise du morceau "Losing Skin", extrait de l'album Four (1993) de Seaweed, groupe de rock/punk/grunge de Tacoma, actif de 1989 à 1999. Une cover excellente que Sinking Ships s'est totalement appropriée, très personnelle, beaucoup plus rageuse et peut-être beaucoup plus profonde que l'original.

Aucune évolution notable sur Ten, mais il émane toujours autant de force des nouvelles compos même si la brièveté de ce 7" laisse quelques regrets tant Disconnecting nous a fait vibrer. Néanmoins, Sinking Ships est égal à lui même et c'est avec un plaisir non feint que l'on écoute Ten, en espérant le prochain album de ce groupe si sincère.

A écouter sur Myspace : Irish Wristwatch

A écouter : Wallingford Is Still Doomed
16 / 20
4 commentaires (16.5/20).
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Disconnecting ( 2006 )

La sortie du ep Meridian en 2005 avait été une bonne surprise, notamment pour les fans de Champion qui voyaient le frère de Jim Hesketh reprendre le flambeau. Il est vrai qu'alors, Sinking Ships était largement inspiré par son prédecesseur, bien que proposant un hardcore plus mélodique. Avec la sortie de son premier album, il était légitime de se demander si le groupe allait simplement poursuivre dans cette voie.

Disconnecting débute sur un faux départ et soudain la voix de Danny Hesketh se rue littéralement, soutenue immédiatement par un tempo très rapide et puissant, entrecoupé de breaks mélodiques, une lead guitare aux harmonies omniprésentes. Le rapprochement se fait aisément avec Go It Alone, autre groupe de la West Coast qui n'exploite pas uniquement la brutalité du hardcore. Mais la musique de Sinking Ships est plus enlevée et fluide. Surtout, il s'en dégage une atmosphère emplie de désarroi voire de désespoir qui laisse totalement désemparé et sans souffle au terme de l'album.
C'est au fil des écoutes que l'on ressent réellement l'intensité et l'émotion véhiculées par Sinking Ships. La voix de Danny Hesketh s'est faite plus expressive et écorchée, les mélodies et les harmonies, inspirées et surprenantes, s'insinuent, touchantes et poignantes, évoquant les affres de la vie. Les paroles ne sont qu'amitiés brisées, histoires ratées, combats perdus, isolement, découragement. Une rage désespérée qui prend aux tripes, notamment sur "Auburn", l'un des plus beaux morceaux de l'album où Jim Hesketh vient prêter main forte à son frère et nous ouvrir d'immenses plaines de solitude. Autre moment fort, "The Next Time I Go", lorsque la voix de Scott Freeman (Shook Ones) vient se joindre à celle de Danny et la compléter à merveille. "Ghost Story", "Shadows", "Comfort", "Wait", autant de chansons empreintes de profondeur, qui s'enchaînent sans se ressembler, ayant chacune sa part d'originalité.
Il émane de Sinking Ships tristesse et nostalgie mêlées de colère et d'impuissance, le sentiment d'être laissé pour compte, de ne pouvoir jamais s'en sortir, de n'arriver à rien. Cette ambiance désabusée, morose, mélancolique est renforcée par l'artwork, sobre et sans couleur. La cover est un cliché noir et blanc de gosses jouant dans un jardin (la tête encore pleine de rêves que la vie se chargera de casser). A l'intérieur du livret, d'autres photos (Stephen Fallis, Jessica Watson), présentant notamment des paysages solitaires, des maisons que l'on sent emplies de souvenirs d'enfance (il y a comme une réminiscence de la nouvelle "Stand by me" de Stephen King dans tout cela).

Ainsi, Sinking Ships se forge une forte identité et démontre en 30 minutes qu'il est en pleine évolution, qu'il s'est enrichi de divers styles de hardcore mélodique et qu'il a acquis un sens de la mélodie très distinct. Disconnecting apparaît comme l'un des meilleurs albums de l'année, mais Sinking Ships est un groupe en devenir, plein de potentiel qui laisse présager le meilleur pour l'avenir. Il pourrait s'avérer être l'un des groupes phares du hardcore, alors, vogue la galère sur les flots aigres-doux de l'amertume!

Télécharger "The Next Time I Go" , "Auburn" et "Ghost Story

A écouter : Auburn, The Next Time I Go, Ghost Story, Shadows
Sinking Ships

Style : Hardcore Old / New School
Tags :
Origine : USA
Site Officiel : legitimatebros.com
Site Officiel : revelationrecords.com
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