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Biographie

Shirokuma

C'est dans la froideur de Söderhamn en Suède et d'un Screamo inspiré entre autre de Suis La Lune que naît Shirokuma en 2012. Le quatuor composé de Jonathan Lemberg (Chant), Victor Svensson (Guitare), Tobias Hedin (Basse) et Tomas Persson (Batterie) sort très rapidement une démo puis un ep pendant ses deux premières années d'existence. C'est surtout en 2014 avec une signature chez Dog Knight Productions et l'album Sun Won't Set que le groupe se fait connaitre.

Chronique

Clothes I Wear For The Space I'm In ( 2019 )

Shirokuma fait partie des groupes que les fans de Screamo de l’équipe de chroniqueurs connaissent forcement. Alors autant dire que dès que l’annonce d’une actualité du groupe se laisse entrevoir, c’est un petit frémissement qui se fait percevoir. Clothes I Wear For The Space I’m In prend donc le rôle difficile d’etre le successeur du split avec Suis La Lune, groupe tout aussi culte, mais aussi le second album du quatuor.

Techniquement irréprochable, Clothes I Wear For The Space I’m In amorce différentes facettes des Suédois. L’une de ces évolutions reste principalement celle des lignes vocales : d’un chant plus classique dans le registre Screamo, on passe à des sonorités plus Blackisées, rappelant parfois les Allemands de June Paik. De fait, c’est ainsi que Shirokuma se détache peu à peu de ceux à qui ils ont été souvent comparés, Suis La Lune. Etait évoquée sur la chronique du dernier Chaviré la question de l’héritage, elle est tout aussi justifiée ici : Shirokuma sort des carcans un peu plus traditionnels du Screamo Suédois, mais n’en dénature par le sens.
En parallèle, la partie rythmique se fait moins sautillante, moins catchy, semblant avoir pris dans l’assurance du chant un léger changement de dynamique et un rendu plus abrasif. Le tag « Screamo » reste attaché à Shirokuma, mais il y a un gap clair entre Sun Won’t Set et Clothes I Wear For The Space I’m In : plus sombre, digne d’un blizzard extreme (« Seven Candles » ou « Space ») et surtout un tempo qui se veut parfois ralenti jusqu’à devenir pachydermique (même si l’on reste loin d’un PostCore / Doom dans la posture). Néanmoins, sur la majorité de cet opus, Shirokuma n’oublie pas ses premiers amours (« Above the Noise ») avec des sons plus chaleureux.

Le groupe se fraie un chemin sans équivoque au sein des sorties actuelles, parmi lesquelles les nouveaux Drei Affen, State Faults et Long Distance Runner brillaient déjà. Du chant saturé aux arpèges et mélodies soigneusement mises en valeur sur Clothes I Wear For The Space I’m In, Shirokuma n’a plus à rougir face à ses ex-comparses. Du bon, voire même du très bon sur certains titres.