Biographie

Shiko Shiko

Rabbit aka Mysterious ??? from nowhere - Keys, Vocal, Tribal Stuff
Yamaneko aka Mister Z - Guitar, Electronics, Jump&Screm
Francis aka Rey Mi-Stereo - Noise, Bass, Noise
Arekushi aka The Taiko Drum Master - Drums, 3D Glass, Modified Toys

Shiko Shiko est un quatuor lillois un tantinet décalé (voir line-up). Avec plus d’une centaine de dates en France et en Belgique (Les rencontres Trans Musicales, Printemps de Bourges, première partie de The Ex, Vampire Weekend et bien d'autres), Shiko Shiko a su faire parler de lui grâce à son intensité scénique, au point d'aller jusqu'en Islande pour le Iceland Airwaves Festival en Novembre 2011. Point d'orgue à tout cela, Shiko Shiko sort le 12 décembre 2012 son tout premier album : Best New Bestiole.

Split avec Bison Bisou ( 2012 )

Bison Bisou ! Si ça n'est pas le nom de groupe le plus avenant qui soit. Et puis c'est le Bison qui inventa le bisou, en tout cas Amazon le dit ; ça ne peut donc que faire écho à notre enfance : notre envie de jouer, de tourbillonner, de crier, de sauter, de gratter, de taper sur des choses. Bref, tout simplement de se lâcher. Comme Bison Bisou justement !

En trois titres, les Lillois, composés de membres de Tang, Sexual Earthquake in Kobe, Das Model, X.b., histoire de racoler les sceptiques, sortent l'artillerie lourde à grands renforts de basse ronflante qui cavale qui cavale qui cavale ("Places") et d'arpèges aussi secos qu'hypnotisant ("Haus Musik"). Le tout sert des mélodies sacrément inspirées, ça voltige, la tête nous tourne autant que les CDs de Q and Not U, The Dismemberment Plan et Les Savy Fav.
Du gentil, du dansant donc, mais pas seulement car la hargne nordique n'est jamais bien loin; des riffs qui cisaillent la rythmique, un chant pas toujours agréable, mais qui respire la sincérité, surtout dans ses coups de gueule. Bref, la Scandinavie n'est pas bien loin elle non plus; il est même bien possible qu'un vinyle de Rumble in Rhodos ou JR Ewing soit bloqué dans le mange-disque de Bise Bise. C'te surnom. Désolé les gars.

Quant aux Shiko Shiko, les trois titres disponibles sur ce split sont tous disponibles sur l'EP Aquapark. Chronique ci-dessous. Une déception pour certains peut-être, un peu pour moi, mais l'album arrive très vite; une belle occasion de faire une double découverte pour d'autres.

En attendant, tournée général de bisous.

A écouter/acheter sur le Bandcamp d'Ideal Crash.

A écouter : caché dans un carton.
3 / 5
1 commentaire (15/20).
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Aquapark ( 2012 )

Cinquième courte salve pour les Shiko Shiko avec ce tout nouvel EP, Aquapark, annonciateur d'un tout premier album prévu pour l'automne. En attendant la confirmation sur format long, les quatre garçons poursuivent leur aventure qui les a récemment placés sur la scène du Printemps de Bourges, ou bien encore en première partie de Vampire Weekend, ainsi que de leurs compatriotes d'Underground Railroad. Deux formations dont les empreintes respectives sont palpables dans cette nouvelle prod'. La première pour ces mêmes sonorités caribéennes, perpétuelles bouffée de fraicheur chez les Lillois; la seconde pour l'influence des 90s, plus encore de Seattle, et de ce durcissement de ton qui fait d'Aquapark un mur d'eau. Et enfin, un soupçon de free jazz insulaire, à la manière des Natsumen, histoire de déjanter un peu plus le truc.

Bref, chez les Shiko Shiko, que ça barbote ou que ça fasse des plats, la constante est la même, les mecs s'éclatent. Un bordel sonore qui mixe allègrement une pop ray-ban, à une noise rock arachnéenne, pour constamment dévier sur un post punk bariolé façon Avengers in Sci Fi. Suréaliste.

A écouter : en apnée
15 / 20
1 commentaire (14.5/20).
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Best New Bestiole ( 2012 )

Roar ! Le voilà enfin ce premier album des Shiko Shiko qui troque donc les Panda (Pandi au pluriel ?) et autres Denver pour un majestueux Lion rugissant sur...un cône glacé à la fraise? Framboise? Zoomer à 300% n'aide pas. Mais l'idée est là, de la rage et du sucre. C'est ça Shiko Shiko, des Lillois à l'affut, patients, aussi véloces qu'un Bloc Party dernier cru, bondissant sur sa proie...I'm the Lion, you're dead ? Non, bien sûr que non, you aren't dead; les Shiko Shiko sont avant tout de jeunes lions qui ne veulent que s'amuser. Ils conservent ce côté enfantin et foutraque ("D.P.M.M.P.D" et "Aquapark" pour les connaisseurs), portés par des cuivres festifs suffisamment présents, et bien sûr ce clavier glucosé qui rappellera autant un jeune Ozma, que les plus anciens Flaming Lips/They Might Be Giants. En plus des x autres références citées dans les chroniques ci-dessous, ça va sans dire.
 
Ce gain en XP, cette maturité comme ils disent (quoi nous?) se fait également sentir à travers ce "souffle" inhérent à l'album, que ce soit dans les transitions entre les pistes, que dans l'ajout d'interludes. Et même si, malgré cela, Best New Bestiole demeure relativement court pour un album (31min), ces siestes digestives aideront très certainement à assimiler l'impressionnant fourmillement d'arrangements/idées contenues dans le disque. Ou alors, au choix, bien encaisser le chant qui peut parfois faire grincer des dents, oui ça arrive.

En tous les cas, et c'est peut-être là la grande réussite de cet album; cette ambivalence, cet équilibre, un peu précaire certes, donne à nos autres proies le temps de nous retourner, impressionnés par cette Nouvelle Bête, et appréciant chacun de nos derniers instants : "c'est super de bavarder avec toi, au revoir...2012".

A écouter : Comme une bête !
3.5 / 5
2 commentaires (15.5/20).

Ohayô EP ( 2011 )

Le plus simple pour se faire une idée de cet EP, c'est encore de l'écouter. Parce qu'en distordant constamment les lignes et en explosant les constantes, Shiko Shiko rend la chronique d'Ohayô ardue. La base est rock, mais c'est à peine si on peut l'affirmer avec confiance tant l'électronique l'infuse et le débauche. Ce qui est sûr en revanche, c'est que les Lillois 
1) sont fans de bizarreries sonores japonaises (entre autres choses),
2) ont bien pensé leur ovni.
Les transitions et les changements de cap sont parfois encore un poil raides, mais le quatuor parvient malgré tout à maîtriser son enchevêtrement stylistique sans virer au patchwork bigarré. "Xylophono", par exemple, allie l'hypnose de Battles à la folie disco rock de The Telephones pour terminer (comme souvent) sur une embardée punk rock synthétisée et à réverb'.

Arrêtons là cette chronique de l'absurde; car ce troisième EP emprunte, plus qu'il ne vole, un peu partout: math rock UK, electro, post punk, noise, J rock, disco rock, etc., si bien que le name dropping peut vite s'emballer dans le vide.
Il serait désormais intéressant de voir dans quelle direction et comment Shiko Shiko conduirait son vaisseau rapiécé sur un album complet. Car sous cette forme, le format court propice aux expérimentations variées lui est résolument plus seyant. La place du chant également (ici intéressant sur ses quelques lignes bidouillées, mais techniquement parlant un brin limite) reste à déterminer.

En écoute et téléchargement libre (ou contre don) sur Bandcamp.