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Biographie

Shadow Gallery

Shadow Gallery se forme au milieu des années 80 en Pennsylvanie (Etat-Unis), d’abord sous le nom de Sorcerer. Pendant les premières années, le groupe stabilise son line-up, trouve son nom final (inspiré du comic V Pour Vendetta), et enregistre une démo qui permet de les faire signer avec le label Magna Carta Records. Leur premier album, éponyme, sort en 1992. Gary Wehrkamp rejoint le groupe en tant que guitariste / claviériste pour l’enregistrement du second album, Carved In Stone, qui est publié en 1995.
Le groupe se lie d’amitié avec James LaBrie, le chanteur de Dream Theater, à qui Shadow Gallery propose un featuring dans l’album suivant, Tyranny, en 1998. La même année, la moitié des membres de Shadow Gallery (Carl Cadden-James, Brendt Allman, et Gary Wehrkamp) apparaissent sur le premier album solo de James LaBrie.
En 2001, le groupe sort Legacy, le dernier album chez Magna Carta, et signe pour la suite chez Inside Out Music (Pain Of SalvationNeal Morse, Riverside…). En 2005, la suite et fin du concept développé dans Tyranny est publié dans l’album Room V.
En pleine préparation de leur sixième effort, le groupe annonce en octobre 2008 que le chanteur Mike Baker est décédé d’une crise cardiaque, à 45 ans. Shadow Gallery prend la décision de continuer avec un nouveau chanteur, Brian Ashland.
Digital Ghosts sort en 2009, et pour la première fois, l’album sera défendu sur scène (le groupe s’était alors toujours considéré comme un groupe de studio). Une tournée européenne d’une douzaine de dates a lieu en 2010. Depuis, les américains font maturer leur septième album.

Chroniques

Digital Ghosts Room V
15.5 / 20
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Digital Ghosts ( 2009 )

Le rythme de croisière de Shadow Gallery a toujours été assez lent. D’ailleurs, le successeur de Digital Ghosts se fait espérer depuis bientôt sept ans. Il aura fallu attendre le décès inattendu du très talentueux chanteur Mike Baker, en 2008, pour que les Américains proposent un album instinctif, “à chaud”. Après la disparition de leur vocaliste, la Gallerie Des Ombres hésite à splitter, puis décide de continuer avec un autre chanteur. Très vite, Brian Ashland est intégré, le disque est écrit, enregistré puis commercialisé. Mike Baker est mort depuis un peu moins d’un an, Digital Ghosts est l’hommage du groupe en sa mémoire.

La première chose qui frappe est évidemment l’absence du charismatique frontman. Heureusement, le nouveau tenant du titre n’essaye pas d’imiter Mike Baker, il ne pourait de toute façon pas avoir la même classe. On ne pourra éviter la comparaison entre les deux chanteurs : Brian Ashland a un registre moins tourné vers l’émotion et le vibrant, sa voix est légèrement plus rocailleuse, un peu à la Geoff Tate (Queensrÿche) mais avec une pointe de Russel Allen (Symphony X).
Certes, c’est bel et bien une fracture par rapport au passé de Shadow Gallery, mais les liens sont tout de même évidents. On imagine déjà les anciens titres interprétés par Brian Ashland, d'autant plus que son timbre colle tout à fait avec le renouveau du style d'écriture des Américains, forcément plus sombre.

Épiques, mélodiques, variées, mais toutes recouvertes d’un voile obscur, voilà comment on pourrait décrire les compositions de Digital Ghosts. On reconnaît la pâte du groupe derrière cet aspect endeuillé ; on remarquera même des airs de Manhunt sur l’intro de With Honor. Cet opus propose sept morceaux aux structures toujours très progressives, dont les durées oscillent de six à dix minutes. La virtuosité des musiciens n’est plus à démontrer, et les leads sont toujours aussi propres et créatifs. Digital Ghosts est brillant, tant par sa maîtrise du genre, que par la maestria naturelle qui s’en dégage.
Bien sûr, les titres évoquent presque exclusivement la douleur, la perte, la force nécessaire pour surmonter un deuil : Pain, Strong, With Honor… Dans ce registre, l’excellent Haunted s’impose clairement comme la pièce maîtresse de cet hommage posthume. À la fois triste et chaleureux, avec ses claviers émouvants et ses chants harmonisés, le morceau est un chef-d’oeuvre mêlant les sentiments, de la fragilité sincère à la résignation d’aller tout de même de l’avant.

Shadow Gallery continue malgré tout, et montre avec ce disque que c’est un processus complexe et douloureux. La décision prise par le groupe a dû nécessiter de longues introspections et des réflexions sur le sens de cet album. Mais dès les premières écoutes, les fans de SG doivent se rendre à l'évidence : ils ont fait le meilleur choix possible.

A écouter : Haunted, With Honor
15.5 / 20
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Room V ( 2005 )

Avec Room V, Shadow Gallery fait suite et conclut leur concept débuté en 1998 avec l’album Tyranny. On reprend l’action là où on l’avait laissée, dans le même contexte d'histoire d'amour sur fond de complot mondial et de trafic d'armes chimiques.

Le groupe réussit à donner corps à leur récit grâce à des compositions évocatrices et cinématographiques. L’intro Manhunt en est l’exemple type, en deux minutes remplies de leads et de breaks, on ressent la course, le danger, sans que le groupe ne tombe dans le cliché de placer des trucages sonores ou autres artifices. 
On peut également évoquer Comfort Me, magnifique power-ballad. Une déclaration d'amour réciproque, une promesse qu'on sera toujours là l'un pour l'autre. La piste est belle, pleine d'émotions et de lyrisme, simple bien que structurée de façon progressive ; sans jamais tomber dans la mièvrerie... Tout est là ! 
La moitié des morceaux de l’album tutoient les 7 à 8 minutes, sur lesquels les musiciens s’en donnent à coeur joie et ravissent les amateurs du genre. Ils proposent régulièrement des parties instrumentales alliant technique et feeling, sans jamais ennuyer, ni mettre de côté une certaine efficacité (le riff d’intro de The Andromeda Strain). Mike Baker au chant n’est pas en reste, tantôt chaleureux et sensible (Comfort Me, Vow), tantôt aussi hargneux qu'on puisse l'être sans growl (The Archer Of Ben Salem). De nombreux refrains sont des hymnes en puissance, à commencer par Room V qui met en scène le groupe au sein de leur aventure, démolissant allégrement le quatrième mur. 

Malheureusement, Shadow Gallery a jugé bon de placer au coeur de l’album des morceaux courts de deux minutes qui servent – et sont justifiés par – l’histoire mais qui alourdissent l’ensemble. On se surprendra à passer les pistes 5 à 9, des interludes pas toujours intéressants, notamment Seven Years ou Dark, après quelques écoutes du disque. D’autant qu’elles diminuent l’implication de Mike Baker dont le chant est pourtant une force majeure de l’album.

Malgré cette longueur donc, force est de constater que Shadow Gallery propose avec Room V un album intense, varié, et très bien exécuté par des musiciens surdoués. Les passages instrumentaux très progressifs sont parfaitement maîtrisés et ne tombent jamais dans l'excès, les refrains restent scotchés en tête, des passages catchy... Tout ce qu'on pourrait demander à un album de prog : accessible et impressionnant à la fois.

A écouter : Manhunt, Comfort Me, The Archer Of Ben Salem.
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Style : Metal Progressif
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