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Biographie

Sexypop

Sylvain: Batterie
Pier: Chant/Guitare
Raf: Guitare
Olivier: Bassiste

Formé à Angers en septembre 2000, Sexypop sort un premier maxi CD 5 titres Girls Love Electric Sheep, en novembre 2001, sur le label parisien Buzz Off.
Deux ans plus tard, le trio retourne en studio pour enregistrer sa toute première production "longue durée": Access To The Second Floor. L'album sortira en février 2003, et le combo enchainera tournées et compiles aux côtés des Uncommonmenfrommars, Dead Pop Club, Homeboys, Flying Donuts, et autres Second Rate.
2004 voit, une nouvelle fois, le retour des Angevins en studio, mais cette fois-ci sous la houlette du producteur suisse David Weber, et donc, à Genève. Il s'agit là de retranscrire, avec la plus grande fidélité possible, les prestations scéniques de Sexypop. Finalement, printemps 2005 rime avec lancement d'une nouvelle tournée à l'occasion de la sortie de ce nouvel opus: Strange Days.

Strange Days ( 2005 )

Strange Days. Voilà qui nous propulse en '96 avec ce film de S-F, esquisse d’un hypothétique Los Angeles de '99, où quiconque peut revivre, par procuration, une scène inoubliable de sa vie.
Mais quel peut bien être le lien avec l’œuvre de Sexypop, outre cette dénomination commune ? L’émotion tout d’abord, puis, sans conteste, le côté glauque et sombre que l'on perçoit à l’écoute de ce Strange Days, ambiance prépondérante à son homonyme cinématographique.

Il est temps de lever le rideau avec "Could I Change", hymne emo noise torturé dont le chant abrasif image cette volonté des Angevins de délivrer des compos percutantes. Leur dessein de marquer les esprits est des plus flagrants; les légères sonorités noisy, quant à elles, restent palpables bien qu'en retrait, en témoigne la première transition de pistes.
Largement mise à contribution, la basse d'Olivier atteste à merveille de la tonalité écrasante citée en introduction ("Blackout/Light"). Pour ce qui est du chant, celui-ci ne constitue en rien l'élément moteur de Sexypop; il ne fait, en réalité, que renforcer les mélodies du combo avec justesse toutefois. Au final, cet ensemble de "paramètres" s'entremêlent habilement sur des morceaux tout aussi entraînant les uns que les autres.

Seulement, à vouloir imprégner l'auditeur de façon trop expéditive, les mélodies risquent en définitive de le lasser assez rapidement. Bien que les morceaux ne soient pas excessivement longs (3' en moyenne), la regrettable sensation de "tourner en rond" peut se faire sentir parfois ("Time To Spend And Share"): une voix trop en avant, il en va de même pour les refrains associés à des structures simplistes, et un jeu de guitare vite répétitif. De plus ce dernier se voit agrémenté d'effets censés renforcer la mélodie ("The World Is In My Hand") et qui n'en a nullement besoin.

Second opus longue durée oblige, le combo ne s'est pas "contenté" d’uniquement nous resservir une sauce dont on ne connaît que trop bien la saveur. Sexypop s’égarent, et c'est là le piment goûteux de Strange Days. Ainsi, en milieu de parcours, "So Down", et son duo piano/guitare sèche, suggère une mélopée raffinée qui n'a rien à envier aux œuvres d’Archive, si ce n'est qu'elle se permet, en plus, de conclure sur une montée en puissance noisy intense.
Un Sexypop plus calme, mais aussi plus pop avec "You Will Love This Song" et sa rythmique de batterie rutilante, aux arpèges dissimulés dans des couplets encombrés de refrains. De fil en aiguille, le trio tente, avec plus ou moins de réussite, de nouvelles approches: power rock sur "Rock'n' Roll Is Written On My Bones"  qui plaira aux amateurs du dernier Full Screen, tout comme "Don't Want To Know If You're Lonely", reprise de Hüsker Dü (Candy Apple Grey).
Strange Days en arrive à sa conclusion avec le trop court "Is This The End" et sa typo' aux frontières du post-hardcore: introduction instrumentalisée s'enrichissant fonction des secondes passées, pour s'achever sur des guitares saturées aux cris démentiels, trop en retrait cependant, à croire que Sexypop craignent d'égratigner leur public.

En somme bien que l'album soit très plaisant à écouter, notamment de part les excursions musicales des Angevins, sa durée de vie n'en reste pas moins très limitée. Que cela ne vous empêche pas de profiter pleinement de son écoute, sans penser à revivre un quelconque moment, ou, le cas échéant, en compagnie de la délicieuse Juliette Lewis.

A écouter: 3 morceaux via un player.

N'hésitez pas à en débattre sur le forum.

A écouter : Is This The End ?; You Will Love This Song; Blackout/Light; A Second Chance
11.5 / 20
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Girls love electric sheep ( 2001 )

Dès le début de ce 5 titres on sent que le "père du groupe" Olivier et ses compagnons de DPC (eux mêmes fans de Girls Against Boys) ont marqué et ont été une influence certaine pour Sexypop; le groupe évolue dans le même style que celui de ses confrères, à savoir un mélange d'emo et de pop noise avec une touche d'indie "à l'américaine"; et la voix notamment n'est pas sans rappeller celle du dit Olivier.

"Prayer", le premier morceau n'est pas mauvais : une guitare au son légèrement crunchy et une basse qui n'a rien à lui envier de ce côté-là ! Un refrain et une voix assez posés rendent bien le côté emo. Néanmoins, on sent déjà une certaine simplicité dans les compos et le son du trio.
Malheureusement, on retrouve cette musique un peu trop simpliste à mon goût dans une bonne partie du cd. Les morceaux sont souvent basés sur le même schéma : couplet/refrain, même couplet/même refrain, puis une partie plus instrumentale et un retour au couplet/refrain pour finir la chanson. Les riffs de ces couplets et refrains se succèdent généralement assez brutalement sans trop de transitions, breaks, ponts. Cette régularité est un peu déroutante et lassante parfois car on a l'impression que la chanson écoutée est 'plate', sans trop de rebondissements ni d'artifices sonores.

Ceci est d'autant plus dommage que ce 5 titres renferme de réelles bonnes parties fortes interessantes (l'intro 'funky' de "I try" façon vieux album de Red Hot Chili Peppers!?!; celle plus lourde de "Intacte" qui fait presque penser à du metal et qui laisse la place à la douceur du chant féminin de Clémence; des riffs qui font preuve de plus d'émotion avec même quelques gueulantes par-ci par-là.)
Bref, selon moi les Sexypop ont les capacités pour faire bien mieux s'ils entreprennent un plus grand effort de diversification dans la composition (un plus grand nombre de riffs et plus variés dans chaque chanson) et dans l'exécution (plus de changements de rythme, de tons dans le chant à l'intérieur des moreaux). Les morceaux seront ainsi moins simplistes et plus 'prenants'. N'oublions pas non plus que ce n'est là que la première galette de Sexypop et que le groupe a, selon moi, une bonne marge de progression devant lui.
Enfin, tout cela n'est que mon avis, et je vous recommande tout de même vivement de prêter une oreille à ce cd qui n'est ma foi après tout pas désagréable à l'écoute, surtout si vous appréciez Dead Pop Club et la déferlante française de groupes emo pop noise.

A écouter : Delighted; Intacte; Prayer