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Biographie

Serpentcult

  L’histoire de SerpentCult commence sur les cendres encore fumantes de Thee Plague of Gentlemen, groupe de Doom barré dans lequel jouaient les vétérans de la scène underground Steven ‘LQW’ Van Cauwenbergh et Frederik 'Cozy' Cosemans (Leng Tch’e), respectivement à la basse et derrière les fûts, en compagnie de Steve Mac au chant. Le trio, actif depuis 1998, commençait à se faire un nom, ayant notamment sorti un premier album en 2005 chez I Hate Records. Cependant, la formation belge disparut de mort violente lorsque Steve Mac fut arrêté et inculpé du viol de plusieurs jeunes enfants. Autant dire que les deux rescapés cherchèrent à s’éloigner au plus vite de leur désormais ex-chanteur, mais sans pour autant abandonner la musique.
  C’est ainsi que SerpentCult prend forme en 2006 - du nom de l'ex-futur second album de Thee Plague of Gentlemen - avec le recrutement d’un autre baroudeur en la personne de Frederic Caure (Pantheist) au poste de guitariste, les deux autres se chargeant du chant. Cependant, n’étant pas vraiment à l’aise dans ce rôle là, ils font rapidement appel à Michelle Nocon, dont l’arrivée en tant que chanteuse marque l’évolution définitive du line-up de la formation.
  Il ne faut que peu de temps au groupe pour débuter l’enregistrement d’un premier EP, qui voit le jour en 2007 chez I Hate Records, sous le titre de Trident Nor Fire. L’accueil extrêmement enthousiaste que rencontre le disque permet à la formation d’enchaîner les dates avant de signer chez Rise Above Records début 2008.
  SerpentCult débute peu après le travail de composition pour un premier album avec Greg Chandler (Esoteric) aux manettes. Il en résulte un album intitulé Weight of Light, qui sort à la fin de l’année.

Chronique

Weight of Light ( 2008 )

  Thee Plague of Gentlemen mort et enterré, voici le retour de la vengeance de deux de ses ex-membres avec un nouveau groupe, SerpentCult, dont le premier EP Trident nor Fire avait été plutôt bien accueilli un peu partout.

  Premier constat, ce Weight of Light est dans la droite lignée de l’EP, à savoir un Metal assez lent, tirant parfois vers le Sludge (Screams from the Deep), et dont certains plans vaguement technico-complexes évoquent Meshuggah. La filiation entre les deux opus est d’autant plus directe qu’on retrouve un titre de l’EP, Red Dawn, sur l’album. Ceci dit, on note quelques ajustements tels que la prod’, qui est bien meilleure sur ce Weight of Light, ou encore le tempo qui est d’une manière générale nettement moins enlevé qu’auparavant, excepté sur le titre d’ouverture New World Order. On se rapproche ainsi de sonorités presque Doom Metal, notamment sur Weight of Light ou l’instru’ Awaken the Kraken, mais sans jamais vraiment franchir le pas ; on reste dans des gimmicks usées jusqu’à la moëlle à basse de gros riffs saturés et de basse sous-accordée.

  En revanche, l’époque Thee Plague of Gentlemen est à oublier ; tout au plus subsistent quelques riffs, quelques larsens éparpillés ici et là qui peuvent rappeler l’ambiance maladive d’un Primula Pestis (Arkanum), mais globalement on revient ici à des choses beaucoup plus classiques type ambiance un peu sombre et ésotérique, le genre vu et revu dans la scène Metal. Le vrai point de rupture avec TPoG intervient au niveau du chant, avec l’ajout d’une voix féminine qui, même si elle n’a rien d’original puisque proche de ce qu’on peut retrouver chez Mourn Acid King mais surtout Confessor, parvient quand même à tirer son épingle du jeu, notamment dans le contraste gros son / voix claire (Serpentcult).

  Néanmoins, le gros point faible de ce disque reste son uniformité ; tous les titres se ressemblent, le son est le même que chez bien des groupes, et d’une manière générale on peut déplorer un manque flagrant d’ambiance, comme si tout était trop clinique, genre « on s’applique à sortir un disque en jouant bien », point. De fait, rien ne reste particulièrement en tête après une écoute. Pourtant, il y a de bons moments, comme par exemple à chaque fois qu’une voix masculine vient soutenir le chant féminin, qui ne sonne au passage jamais aussi bien qu’en duo, Serpentcult étant l’exception qui confirme la règle (Weight of Light, Arkanum, Red Dawn, Templar). En outre, le groupe parvient tout de même à s’approcher d’une ambiance chamanique lorsque qu’il monopolise tous ses atouts, comme sur Arkanum ou Weight of Light, incontestablement les deux meilleurs titres du disque.

  Au final, SerpentCult franchit le cap du premier album avec ce Weight of Light sérieux et bien exécuté. On regrettera pourtant un manque de personnalité et de profondeur à ce disque qui n’aura du coup pas vraiment marqué l’année 2008. Ceci-dit, tout ça reste quand même prometteur.

Tracklist: 01. New World Order, 02. Screams from the Deep, 03. Weight of Light, 04. Awaken the Kraken, 05. Arkanum, 06. Red Dawn, 07. Templar, 08. Serpentcult

A écouter : Weight of Light, Arkanum, Serpentcult