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Biographie

Second Rate

Les Bisontins ont commencé leur carrière sous le nom d’Unduly en 1997. Après quelques enregistrements et de nombreux concerts, la dernière démo du groupe fin 98 coïncide presque avec les premiers enregistrements de Second Rate qui sortent sur leur label : Vampire Records. Après 2 K7s démos et un split 45t avec Brainwash qui font grand bruit dans le monde des fanzines, magazines, radios... le groupe passe aux choses sérieuses en mars 2000 : c’est la sortie du premier 6 titres Nice Line Life sur Préhisto Rec. ! Second R8 devient subitement un espoir confirmé de la scène emopopcore qu’ils partagent notamment avec leurs potes de Dead Pop Club.
Les chroniques et les reconnaissances ne cessent de pleuvoir jusqu’à la sortie, en février 2001, de ce très attendu Grinding to dust... enregistré au Studio Pôle Nord avec Fred Gramage. Depuis, ben encore plus de reconnaissance, notamment du côté du public qui découvre à chaque concert des Second R8 un vrai talent ! Les 4 joyeux lurons ont également participé à des compils et samplers comme Emo*Glam*Connection qui a réuni le « gratin » du punk/ermo français, sampler Rock Sound... ou encore le split avec Scuttle (UK) au début de cette année 2002...

Chronique

Grinding to dust two years somewhat insane ( 2001 )

Je dois dire qu’à la première écoute de ce cd, moi qui suis très exigent, je me suis demandé ce que Second Rate avait de plus que Samiam, le fameux groupe punk/emo ricain qui reste selon moi la principale influence du combo de Besançon... Et puis au fil des écoutes, j’ai aimé de plus en plus et je suis davantage rentré dans les ambiances... en oubliant les différentes influences du groupe comme Samiam certes, mais aussi Sugar, Buzzcocks, Jawbox, Bushmen, Dead Pop Club ou encore les Pixies. Tout au long de ce Grinding to dust..., les guitares sont bien fluides et (presque) tous les morceaux coulent parfaitement telle une rivière assez calme... Une sorte de réverbe et un son crunchy permettent aux notes de ne pas sonner ‘tranchées’ et de durer, même sur les parties de guitares claires qui projettent des petites mélodies imparables dans nos petites têtes et nos petits corps tous soumis à la beauté de l’émotion véhiculée. C’est ce son et cette mélodie permanente dans la musique de Second Rate qui permettent de créer cette ambiance constante et particulière. C’est donc le talent des musiciens combiné à celui de Fred Gramage à la production qui nous offre ce petit bijou placé sous le signe de l’émotion. Les morceaux sont généralement mid tempo et accrocheurs (« Darkness slowly wraps me up », « Death takes me away », « 667 » même si quelques exceptions viennent étoffer le tout en le rendant moins uniforme. « Obsession », chanson exquise, ou « This morning » avec sa partie de clavier façon Get-Up Kids ajoutent une touche plus pop à l’ensemble tout en conservant ce côté hautement emo. Le titre éponyme « Grinding to dust... » constitue un interlude instrumental de milieu d’album absolument somptueux avec pour unique musique de jolies mélodies de guitares acoustiques et des bruits en fond sonore qui me rappellent ceux des vagues venant s’écraser sur la plage... (en ce qui concerne la dernière remarque, c’est peut être mon imagination qui a trop travaillé !). En tous cas, ce morceau laisse vraiment rêveur... mais après le calme vient la tempête ! La tempête, c’est le titre suivant « My tears are faked ». Il s’agit du morceau qui se rapproche le plus de l’emocore sur cet album. Sylvain laisse littéralement exploser sa voix grave et éraillée à la Bob Mould de Sugar pour nous délivrer un chant digne d’un groupe de hardcore dans une apothéose émotionnelle et énergique. Quant à « Close to you », c’est une superbe ballade emo avec voix claire et doublée à certains moments, guitare acoustique, basse sensuelle et solo de gratte touchant.

A travers les divers morceaux de cet album, Sylvain démontre sa capacité à moduler et adapter sa voix selon l’humeur transmise par la musique. Une voix dont le ton me fait d’ailleurs parfois penser à celui de Trever Keith, chanteur de Face To Face (mais là ça doit vraiment être mon imagination qui est trop débordante !). Mais malheureusement, c’est peut être ce travail sur la voix qui est également à l’origine du seul défaut notable, selon moi, de Second Rate, à savoir la batterie. En effet, Sylvain est en même temps chanteur et batteur du groupe et cela l’empêche certainement d’être aussi performant derrière les fûts qu’il ne l’est derrière son micro ! Le rythme est trop souvent simple et invariable, ce qui peut devenir lassant à certains moments.

En bref, mis à part cet inconvénient, Second R8 a tout juste et cela n’étonne personne qu’ils aient déjà conquis le public français...alors les 4 frenchies s’attaquent désormais à l’auditoire d’Outre Manche grâce à une tournée (avec Garrison) et un split CD (avec Scuttle) début 2002. Cela n’a rien d’étonnant quand on voit à quel point le groupe a été influencé par les combos punk et indies anglais pour nous délivrer sa musique qui se rapprocherait le plus du punk/emo si on devait nommé un genre musical actuel

A écouter : Darkness slowly wraps me up ; Obsession ; My tears are faked ; Blood stained dream