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Biographie

Scarve

Scarve se forme en 1994 dans l'Est de la France (Nancy plus précisément) de la volonté de Patrick Martin (guitariste) et Dirk Verbeuren (batteur) de monter un groupe de metal à la fois extrême, sombre et technique. Rejoint par Sylvain Coudret (guitariste) le groupe enregistre son premier MCD auto-financé Six Tears Of Sorrow en 1996.
Mais ce n'est véritablement qu'en 1998 que Scarve prendra son véritable envol avec l'arrivée de deux chanteurs dont Guillaume Bideau (chant clair). Les multiples possibilités offertes par la présence de deux chanteurs permettent rapidement au groupe de se démarquer. Translucence, leur premier disque, enfonce le clou et le groupe se permet le luxe d'enregistrer avec Daniel Bergstrand (producteur de Meshuggah, Strapping Young Lad ou encore In Flames).
Scarve attire alors les convoitises et Listenable Records signe le groupe via un contrat international. Cette collaboration donnera naissance à Luminiferous, second disque du combo. Il s'ensuivra les arrivées de Pierrick Valence (s'occupant des voix death) et Loïc Colin (bassiste) ainsi qu'une importante tournée avec des premières parties prestigieuses : Nile, Behemoth, Tiamat, etc.
La pièce maîtresse de Scarve sort en 2003 et s'appelle Irradiant. Bénéficiant d'un son toujours énorme concocté par Daniel Bergstrand et de featurings de Fredrik Thordendal (Meshuggah) et de Gustaf Jorde (Defleshed), Irradiant impressionne l'ensemble de la grande communauté metal par sa puissance et sa précision.
2007 est une année chaotique pour Scarve : départ de ses deux chanteurs (Bob de Watcha dépannera le groupe pour sa prestation au Hellfest), déménagement de son batteur à Los Angeles, un nouvel album (The Undercurrent) moins bien accueilli par la critique...

 

Chronique

11 / 20
2 commentaires (17.75/20).
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The Undercurrent ( 2007 )

Entre le départ de Guilaume Bideau dans Mnemic en pleine phase créative de ce disque, l'emploi du temps ultra-chargé de Dirk Verbeuren (batteur de Soilwork entre autres) ainsi que son déménagement à Los Angeles et la pression que le groupe devait avoir sur les épaules pour donner à successeur à Irradiant, il faut reconnaître que ce nouvel album des français de Scarve était attendu au tournant...

...Et malheureusement, ces attentes ne sauront être totalement comblées...

Scarve existe depuis plus de dix ans. A ce titre, le groupe vieillit, est censé prendre du gallon, gagner en expérience. Et pourtant, ce que l'on remarque à l'écoute de ce The Undercurrent, c'est que ses influences sont toujours aussi visibles. Pire l'ombre de Devin Townsend (et plus particulièrement de Strapping Young Lad) plane toujours autant sur Scarve.

Par ailleurs, les compositions, dans leur ensemble, manquent cruellement de clarté, et de limpidité. Certains morceaux s'oublient même aussi vite qu'ils ont été écoutés (Fathomless Descent). Ce sentiment est renforcé par la production de Daniel Bergstrand (pourtant excellent producteur, connu pour ses travaux avec Meshuggah, Strapping Young Lad, In Flames, Soilwork) qui ne fait qu'accentuer le coté presque brouillon de la chose. On pourrait penser qu'il s'agit là d'un disque difficile d'accès et qui demande de nombreuses écoutes avant d'être découvert, mais après l'avoir passé en boucle plusieurs fois, on en est toujours au même point : dans le flou.

Pour ce qui est du remplacement de Guillaume Bideau au chant clair, il faut reconnaître que son successeur, Lawrence, ancien chanteur de Darkane, s'en sort plutôt bien comme sur le très bon refrain de The Plundered, un des meilleurs titres de l'album. Là où on aurait pu croire à un retrait du chant clair au profit des voies death, Scarve décide au contraire d'utiliser à fond les possibilités vocales offertes par Lawrence. C'est même ce chant clair qui apporte parfois un certain éclairage aux morceaux (Rebirth). Attention notamment à ne pas trop en faire, sous peine de devenir indigeste (ses accélérations en chant clair sur Imperceptible Armageddon).


Alors, oui ce disque est une petite déception. On attendait un truc encore plus fort qu'Irradiant et on a au final un disque juste correct, avec cependant quelques bons titres. Espérons qu'il ne s'agit que d'une phase transitoire nécessaire pour franchir un vrai nouveau cap et pour passer les différentes épreuves auxquelles le groupe a été confronté (et qui semblent se poursuivre avec le départ peu après la sortie de ce disque de l'autre chanteur du groupe, Pierrick). Et puis après tout, mieux vaut susciter de la déception que de l'indifférence...

The Plundered et Endangered (les deux meilleurs titres du disque) en écoute sur la page myspace du groupe

 

 

A écouter : The Plundered, Endangered