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Biographie

Saves The Day

C’est à peine âgé de 13 ans que Chris Conley va poser les premières pierres de ce qui deviendra Saves The Day, groupe à succès, et croisement musical entre un Lifetime poppy et un Jimmy Eat World adolescent. D’abord nommé Indifference, puis Seffler, la formation prend véritablement pied en 1997, lorsque Eben D'Amico (basse), Ted Alexander (guitar), David Soloway (guitare), et Bryan Newman (batterie) rejoignent Conley (le chanteur/guitariste donc), pour un résultat posé sur démo et un nouveau nom : Saves The Day (du nom d’une parole du titre "Hero" de Farside). 1 ans plus tard, Equal Vision Records prend la responsabilité de les signer le jeune combo et fait paraître Can't Slow Down avec Steve Evetts (Sepultura, Dillinger Escape Plan, Sick of It All) aux manettes et un enregistrement effectué durant les vacances d’hiver, vu que ses membres sont encore lycéens ! Through Being Cool suit deux ans plus tard et offre à ses auteurs un véritable début de succès dans le courrant emopunk/pop, ce qui n’empêche pas le groupe de passer par un remaniement de line up en 2001 juste avant la sortie de Stay What Your Are. La bande du New Jersey vient alors de signer avec Vagrant (Thrice, Moneen). Ce 3e opus se vend à plus de 200 000 exemplaires, assurant de fréquents passage sur MTV à ses créateurs et des concerts en première partie de mastodontes comme Weezer, Green Day ou Blink 182. Fort de ce succès, Saves The Day conclue un deal avec DreamWorks en 2003 pour sortir In Reverie. Association de courte durée puisqu’en 2006, le quatuor retourne chez Vagrant (qui de son côté avait mis en vente un disque de raretés/Face B en Aout 2004 : Ups & Downs: Early Recordings and B-Sides ). Sur la base de ce nouveau partenariat, STD se lance alors dans le projet d’une trilogie avec la parution de Sound The Alarm (2006), Under the Boards (2007) et Daybreak (prévu pour 2008). Durijah Lang (ex Glassjaw) entre temps est venu prendre la place derrière les fûts.

Chronique

12.5 / 20
2 commentaires (12.25/20).
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Under The Boards ( 2007 )

Avec plus de dix ans au compteur, Saves The Day est passé du statut de groupe adolescent fantasque (on se souvient de la célèbre teinture rose marque de fabrique de Conley) à celui de formation confortablement installée dans les hauts des charts emopop. Et sur le fond ?

Sur le fond, Saves The Day se présente depuis quelques disques déjà comme une entité fortement poppy, qui ne se donne par pour mission de bousculer l’ordre établi. Et si la terriblement tubesque "Can’t Stay The Same" pourrait être – dans les termes – l’annonce d’une évolution, la charpente centrale, elle, ne bouge pas d’un iota. Mélodies taquines, tempos fleurs bleues et enchaînements traditionnels dans la structure sont donc à nouveau au rendez vous (en atteste le coutumier "Hey everything’s ok" répété dans cette dit piste). La voix nasillarde de Chris Conley y défile toujours avec un certain bonheur (pour peu qu’on aime ce type de timbre), tandis que la mécanique du rythme laisse au couple basse-batterie le soin de fixer son flow gentiment calibré fm ("Radio" ; "Bye bye, Baby"). De quoi ravir (principalement) les amateurs d’emo-smooth.

Le manque général d’audace et d’innovation des 13 titres laisse tout de même aux premières écoutes une exaltation des plus réservées, avant que le travail des mélodies fassent son travail d’agrément pour les plus persistants. Au final, le problème d’Under The Boards est de ne jamais réellement décollé et d’échouer dans la tentative d’élévation auprès des étoiles qui semblait être la thématique de l’opus. Reste quelques touches gracieuses, des passages bien catchy et 2,3 emprunts savoureux au rock des décennies antérieures (comme l’atteste cette coloration Beatles présente dans "Stay" ou dans "Lonely Nights" et cette réverbération sur la voix très John Lennon).

Under The Boards n’est pas un mauvais album en soi, et finit même à la longue par créer une légère accoutumance. A l'examen final, il laisse pourtant un arrière goût amer, n’ayant ni la fougue de Can’t Slow Down ni la rayonnance de Stay What You Are.
Saves The Day peut tellement mieux faire.

5 titres en écoute sur myspace.

A écouter : "Can't Stay The Same", "Lonely Nights"