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Biographie

Samiam

Jason Beebout: Chant
Sergie Loobkoff: Guitare
Johnny Cruz: Batterie
Sean Kennerly: Guitare
Jeremy Bergo: Basse


Penser, voir ou écouter Samiam c’est comme se replonger dans les 90’s, années folles du punk rock, lorsque la scène, gonflée de second souffles et de nouvelles envies, explosait sous l’impulsion de ses fers de lance ( NOFX, Rancid). Samiam, formé en 88, s’est ainsi forgé sa réputation au cœur de cette époque, au rythme des tournées (Amérique du Nord, Australie, Europe, Afrique du Sud…) et des albums (6 entre 1990 et 2000). Inspiré aussi bien de groupes des années 80 (Bad Brains, Minor Threat), que de ses contemporains ( Dinosaur Jr, Sonic Youth), Samiam ne s’est poutant jamais enfermé dans un carcan, jonglant entre des sonorités hardcore, punk rock et pop, tout en se souciant toujours de préserver une approche indie de sa création. Soutenu par le label New Red Archives (Anti Flag, UK Subs) pour ses trois premiers efforts (Samiam (1990), Soar (91) et Billy (92)), les californiens signent chez Burning Heart (Refused, Millencolin) à partir de Clumsy (94), et pour You are freaking me Out (98) et Astray (2000).
Quelques temps après sortie de ce dernier, le groupe splitte brusquement, après plus de 12 ans de vie commune. Fin de partie ? C’était sans compter sur la ferveur du public et des tourneurs qui solliciteront tellement les 5 gars de El Sobrante, que ce dernier feront encore des tournées pendant 6 ans avec l’étiquette paradoxale de « formation sensée être séparée ». Aucun album durant ce temps cependant jusqu’à ce 26 Septembre de l’année 2006, et son Whatever's Got You Down, paru chez Burning Heart toujours. A noter que les californiens seront à Paris le 6 Novembre. A ne pas manquer.

14 / 20
1 commentaire (14/20).
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Whatever's Got you Down ( 2006 )

6 ans à attendre un album qu’on désespérait de ne jamais entendre (le groupe ayant initialement émis le souhait d’arrêter en 2000, voir la bio), 6 ans depuis Astray, la dernière sortie des studios, et cette époque où Samiam régalait les amateurs de punk mélodique. 6 ans de séparation. Langueur, nostalgie, on oublie tout ça ; place aux retrouvailles. "As-tu changé ? Qu’est ce que tu deviens ?"

Ouverture aux biceps, voix éreintée, premier cri qui râcle, cordes vocales à vif, Samiam ressort de sa torpeur, se dérouille et cherche illico à se faire entendre avec ce "When We’re together" lourd et rugueux. Un chant plus 'rough' qu’à l’habitude, une batterie moins vélivole, les vétérans semblent s’être endurcis musicalement. Apparences premières en fait. "Do you want to be loved ?" réaiguille l’écoute. On retrouve la mélopée de Jason, les chœurs 'pixiens' aux quatre coins de l’édifice et les volutes de guitare. Samiam s’est essayé au pique ("Anything") mais n’est jamais aussi bon qu’avec l’atout cœur. L’amour en filigrane de tout l’opus, les titres se dévoilent sur un tempo majoritairement posé comme l’attestent "Lullababy", "Come Home" ou "Believer" au registre lisse et délicate. On note d’ailleurs un nouveau penchant prononcé pour le rock plutôt que le punk rock. "Are you alright", "Holidays Parade", cependant se rappellent à nos bons souvenirs avec cette structure typique qu’on aime tant : couplet à tâtons, avancée mélodique, puis refrain qui surgit, plein d’aisance, catchy et auréolant.

Samiam ne s’est pas flétri donc et on l’enverra pas de si tôt au cimetière. Pour autant, il manque à ce Whatever’s Got You Down un brin de génie ou de folie pour le faire complètement décrocher la cime. Quelques morceaux un peu 'empreintés' ou manquant de peps, une ou deux sensations de passages forcés, moins aériens, moins inspirés que ce qu’on trouvait dans You Are Freaking Me Out par exemple.

Whatever’s Got you Down marque le retour d’un groupe phare des années 90 dont on comprend qu’il n’est plus dans ses toutes jeunes années. Un album qu’on pourrait qualifier de moins frais et moins vivifiant que les précédents, sans pour autant être dépourvu de saveurs. Charmant en somme, mais pas tout à fait irrésistible.

"Holliday Parade", "Take Care", "Do You Want To Be Loved?" et "Storm Clouds" en écoute sur myspace.

A écouter : "Storm Clouds", "Are you Alright", "Holiday Parade"
16.5 / 20
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You are freaking me Out ( 1998 )

Le punk rock sans mode d’emploi, juste au ressenti, avec ses propres (l)armes pour inspiration et un tracé tout en nuance. You are freaking me Out comme une ornière, une double lame qui creuse le bitume de l’histoire de la musique pour laisser un sillon encore visible des années plus tard.

Samiam en portrait ? Gueule d’ange d’abord, puis morsure carnassière. Le piège addictif par excellence. Le processus ?  Un couplet qui dit : « savoure, laisse monter la sève, prends ton élan », et puis le refrain : le grand saut, l’ouverture des écoutilles, le feu d’artifice. Le combo de Berkeley procède ainsi, avec alternance, laissant toujours des bouffés d’air pour ne pas asphyxier, tout en ne relâchant jamais la pression pour autant.
Contrôle du tempo,  impression constante de maîtrise, c’est là que You are freaking Me Out se démarque des albums précédents plus accentués « punk tout azimut ». Appuyé sur un travail de composition brillantissime, l’opus de 1997 met en place une pléiade de morceaux riches, dont les guitares travaillent sans relâche à mettre en place des mélodies constamment évolutives (« Factory », « If you say so »). Pas de « remplissage » donc avec les cordes, mais un méticuleux tissage auquel on y ajoute des chœurs discrets mais essentielles qui tapissent souvent l’arrière fond et donnent aux morceaux sa coloration cendrée.

Dire « la mélodie de Samiam », c’est un pléonasme tant les californiens en ont fait au cours de leur carrière leur marque de fabrique. Pour cela, le quatuor n’hésite pas à piocher dans le répertoire des années 80 et 90 pour y emprunter son groove ou ses tonalités pop-rock (« Cry baby cry », « Charity »). Comme si cela ne suffisait pas, le phrasé appliquée de Jason rajoute une couverture mélodique, par ce chant rythmé, ailé, d’où les mots se détachent pour s’agripper au cerveau. Conquis, on s’arrache les cordes vocales (ou le t-shirt au choix) sur « Full On », on se sent incapable de rester immobile sur « Good Enough », et on fredonne « Ordinary Life » de A à Z.

Samiam n’a pas eu besoin d’hurler pour se faire entendre dans sa décennie. Entre murmures et haussements de ton sincère, entre parties posées et parties punchées, le groupe a imposé sa propre mesure. Ainsi, You Are Freaking Me Out marqua cette manière de faire si singulière et éleva ses auteurs au rang de « grands » de la scène. Sam I am, Sam je resterais !

A écouter : avec le mme plaisir qu'hier
Samiam

Style : Punk Rock / Indie
Tags : -
Origine : USA
Site Officiel : gosamgo.com
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