Mardi 03 septembre 2019

Sabaton a eu un accident de voiture fin de semaine dernière, après avoir tourné un clip en Tunisie. Heureusement, il n'y a eu aucun mort malgré la gravité de l'accident. Les musiciens se sont vus contraints d'annuler leur concert en Pologne mais n'annoncent pas d'impact sur les dates de leur tournée débutant en octobre.

Jeudi 25 juillet 2019

The Great War, le nouvel album de Sabaton vient de sortir chez Nuclear Blast Records et s'écoute sur Spotify.

Samedi 29 juin 2019

Sabaton sera au Zénith de Paris tout 2020.
Bon OK en fait ils n'y seront qu'un seul jour (les pleutres) : le 7 février, accompagné de Apocalyptica et Amaranthe.

Lundi 24 juin 2019

Dernier jour du Hellfest avec une bonne nuit de sommeil ! Nous vous proposons de découvrir toutes les photos du 3ème jour par ici.

En complément, petit résumé de la conférence de presse du Hellfest d'hier :
- Le Hellfest est toujours une association (avec un budget de 27 million, soit le plus gros de France)
- 37000 personnes étaient présentes au Knotfest, contre 180 000 en cumulé au Hellfest
- Le Knotfest était un événement unique, pas de suite prévue
- Vu la demande, le Hellfest pourrait accueillir 2 fois plus de monde, mais ce n’est pas la volonté de l’association
- Le rôle du Hellfest, d’après Ben Barbaud, est aujourd’hui de devenir une aide pour les groupes à être les têtes d’affiche de demain, comme Gojira ou Architects. L’orga précise que cela fait partie des têtes d’affiche dont on aura besoin dans 20 ans.
- Concernant Manowar : l’orga assure avoir tout fait pour les faire venir. Un procédure est prévue, longue, mais pas d’infos divulguées (« langue de bois » assumée par Ben Barbaud).
- Sabaton était resté le vendredi pour voir Manowar, et le groupe s’est proposé de lui-même pour remplacer Manowar.
- Dates de l’an prochain : 19 au 21 juin, avec un projet de bar Hellfest à Paris (à la place du Dr Feelgood).

Concernant les concerts du 23 juin :
Alors que le soleil atteint son zénith, nous arrivons pour nous délecter du bain de fraîcheur Brutus. Mené par une batteuse-chanteuse dont on a déjà fait les éloges ici, le combo Belge a le mérite de dénoter sur la Warzone, dans le bon sens du terme. Stefanie Mannaerts nous happe tout de suite par sa maîtrise vocale, impressionnante de précision par rapport aux versions studio. Un vrai panel allant de la déclamation énergique aux vocalises arrachées nous est offert, habillé tantôt de notes claires et lumineuses, tantôt de départs furieux. Le groupe du plat pays semble carrément convaincre la Warzone, attentive et réceptive et lance avec brio cette journée en terres Hardcore.

Pour les plus sensibles au soleil, le rendez-vous idéal à l’heure du déjeuner de ce dernier jour se passait sous l’ombre de la Valley avec les très prometteurs Messa originaires d’Italie. Venant défendre leur dernier effort Feast For Water paru l’année dernière. Leur musique sait manier avec parcimonie les codes du Traditional Doom Metal pour y insuffler des nappes de Dark Jazz qui n’aurait pas démériter sur une bande originale d’Angelo Badalamenti, le tout sublimé par la voix enivrante de leur chanteuse. Pour une scène où les groupes ont tendance à trop se repomper entre eux sans apporter rien de neuf, voici une valeur montante qu’il faudra suivre de près.

Comment expliquer Cemican si vous n’y étiez pas ? D’une part, un guitariste-chanteur, un batteur, un bassiste, et une envie de bourriner une sorte de Thrash vénère. D’autre part, deux musiciens de plus qui alternent entre didgeridoo, flûtes en os ou en coquillage, cœurs polyphoniques, et percussions tribales. Tout ce beau monde est affublé de frusques de maya ou d’incas, et arbore des corpse paints vraiment pas dingues. Un résultat atypique, original, mais à l’exécution passable et offrant quelques longueurs, rendant l’expérience à peine « pas mal », malgré une dimension chamanique qui aurait pu rendre ça très cool.

On attendait Yob avec une certaine impatience. Ce qu’on attendait moins par contre, c’est qu’ils nous défoncent littéralement la tronche pendant une heure. Nous avions espéré une set-list planante, piochant largement sur Clearing The Path To Descend et Atma, on nous a servi tout l’inverse, un mur de son massif, parfois violent, souvent frontal et débridé. Le propos est différent, mais le résultat tout aussi incroyable. La palette vocale de Mike Scheidt est plutôt bien restituée, le son est très fort et parfois un peu brouillon, mais la chape sonore qui plane au dessus de nous l’emporte et prend le dessus. Le public est très vite conquis par cette musique purement sensorielle, qui ne parle qu’aux tripes, et applaudira très longtemps le groupe, espérant un peu de rab. Incroyable.

Trivium assume ses récents albums, et grand bien leur fasse. Leur setlist fera honneur aux deux derniers disques, mais on restera sur notre faim quant aux titres cultes d’Ascendency. En terme de fan-service pour les vieux de la vieille, on aura seulement droit aux titres Down From The Sky ainsi que In Waves dans une moindre mesure. Les autres ne nous diront rien, mais force est de constater que certains d’entre eux fonctionnent bien en live.

Nouveau round sous l’Altar, cette fois en présence de Vomitory. Les gars nous envoient un Death Old School très honnête, mais souffrant d’imprécision quant au son des deux guitares. Bon, on fait donc un peu moins la fine bouche des oreilles et on se raccroche au vrombissements saccadés par la batterie. Vient alors un souci sur l’une des guitares, libérant la place au gratteux rythmique et voilà que les lignes de six-cordes se dévoilent clairement. Nouvelle coupure de quelques minutes le temps de remettre tous les musiciens en selle (le groupe en profitera pour lancer des patchs à leur effigie dans la foule, sympa) et Vomitory revient de plus belle, cette fois avec un son clairement audible. Les gars balancent alors sur leurs deux derniers morceaux tous les patterns les plus efficaces existant dans le Death Metal : lourdeur, blast, d-beat, mid-tempo...Tout y passe et on oublie rapidement les quelques cafouillages, aidés par la bonne humeur des zicos.

Si le nom de Wiegedood ne vous dit rien, c’est que vous ne devait pas être familier avec la communauté de musicien Church Of Ra dont les membres du groupe, officiant initialement chez Amenra, Oathbreaker ou encore Rise And Fall, sont affiliés. Proposant un Black Metal atmosphérique sans compromis, les Belges viennent de terminer leur trilogie d’album De Doden Hebben Het Goed qui s’étale de 2015 à 2018, que le groupe interprétera en intégralité lors d’une tournée à la rentrée d’ailleurs. Si personnellement, leurs enregistrements studios me laissent sur ma réserve, il n’en est pas de même avec leur version live, bien au contraire, et leur son n’y est pas pour rien. Heureusement, le groupe n’est pas rare pour un sous, ayant régulièrement été programmé à l’affiche de divers festivals ainsi qu’en première partie de Yob sur leur précédente tournée. De bien nombreuses occasions de s'apercevoir du niveau scénique de ce jeune groupe dont les racines s’éloigne du Black Metal pour le Hardcore, le Doom et le Sludge.

Contrairement à Trivium, Testament fait complètement dans le fan-service. Après une ouverture sur deux conventionnels titres du dernier album en date, c’est un total retour en arrière : les thrasheurs joueront même plus de titres de leur second album (The New Order, 1988 tout de même) que de morceaux issus du plus récent opus, The Brotherhood Of The Snake. On notera aussi un petit “jingle joyeux anniversaire” en l’honneur des 57 ans du chanteur Chuck Billy, moment assez fun. Le frontman est tout sourire, toujours à animer le show avec sa manie du air-guitar sur son mini pied de micro. Bonne humeur, bonne setlist, bon son aussi, le Thrash de Testament est un grand “oui”. Plus mélodique que Slayer, plus bourrin que Metallica, la recette est au top depuis 30 ans.

Nasty : Bas du front, primitif, rentre dedans, primaire, … oui on peut coller tous ces adjectifs à la musique de Nasty. Mais quand on veut un défouloir c'est parfait. Évidemment le pit peut être qualifié des même mots, le tout mené par un leader qui va causer français entre les morceaux et des "c'est la guerre", "bisous bisous". Fun et régressif.

I-MMO-LA-TION. La bande de New-York a ouvert un portail vers les Enfers cet après-midi, entraînant dans sa chute un pit bagarreur du début à la fin (avec quelques intermèdes où la valse était autorisée) et le reste des démons de l’Altar. Immolation a bénéficié d’un des sons les plus propres de la tente, laissant apparaître ses lignes de guitares infernales si caractéristiques du groupe. On a donc le droit à un exposé complet des talents du groupe avec une option Robert Vigna qui met carrément l’ambiance, fendant l’air de sa Flying-V et haranguant la foule dès qu’il le faut. Immolation n’a pas un seul titre à jeter et fait passer le temps vitesse grand (Flying-)V, faisant parfois penser à des élans du Morbid Angel des débuts. Plus de vingt ans après les débuts, les Américains sont toujours à un niveau exceptionnel.

Anthrax commence son set par l’intro de Cowboys From Hell (de Pantera bien entendu), avant d'enchaîner sur leur reprise culte de Got The Time : deux covers pour le prix d’une ! Leur set sera clairement orienté sur cette thématique, puisque les célèbres moshers ne peuvent pas ne pas jouer Antisocial, et qu’ils bouclent la boucle en concluant leur set par l’outro de… Cowboy From Hell.
Entre tout ça, Anthrax place une petite poignée de leurs compos, efficaces mais pas transcendantes non plus, en dehors du mythique Indians qui réussira enfin, en fin de set, à fédérer la foule sur un morceau qui ne soit pas une reprise.

Emmenés par leur nouveau chanteur (Jeff Gutt), les californiens de Stone Temple Pilots essaieront pendant une petite heure de faire souffler le vent des années 90, en enchaînant la plupart de leurs tubes grungy sur une Main Stage déserte. La sauce ne prend pas niveau public, et c’est bien dommage car la qualité est plutôt au rendez-vous. Les nostalgiques de cette époque, ils sont peu, repartent quand même avec le smile après un combo Plush / Interstate Love Song / Sex Type Thing.

Vltimas a attiré l’attention des fans de Death comme de Black avec un line-up surprenant : Rune “Blasphemer” Eriksen (Mayhem, Aura Noir…), David Vincent (Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy…). L’écoute de l’album avait révélée que le trio était parvenu à créer quelque chose d’intéressant. Il fallait maintenant savoir si la formation arriverait à assurer sur scène. Et la réponse est oui. Servis par un son très précis, Vltimas vont jouer leur premier album en entier et très bien, avec l’heureuse contribution d’un bassiste et un guitariste de session. Rune Eriksen est exceptionnel à la guitare, une véritable mitraillette à riffs d’une précision effrayante, notamment sur les syncopes. David Vincent s’en sort comme un bon frontman sans avoir une basse sanglée sur son épaule et impressionne toujours avec sa voix au timbre caverneux et grave. Il ne contente d’ailleurs pas de growler, il fait aussi du chant clair sur Monolilith et s’en sort bien, en plus d’ajouter un peu d’air frais aux compositions. Le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin du set, moment choisi par le groupe pour faire une reprise du titre éponyme de Black Sabbath, qui fonctionne vraiment bien avec la voix de David Vincent.

La prestation de Beartooth sera complètement, mais alors COMPLÈTEMENT occultée par un match de badminton. Oui, oui. Entre Nasty et Beartooth, deux festivaliers déguisés en sportifs des années 70s installent un filet tendus par deux complices, sortent des raquettes et un volant, et commencent des échanges endiablés pendant qu’un groupe de pom-pom-boys en uniforme les encourage. Le public qui attend le prochain concert se joint aux pom-pom-boys, une holà circule en boucle autour du match, les gens sur les gradins deviennent dingues et se lèvent pour applaudir à chaque point, la foule est plus en feu que lors des concerts. La partie s’arrête quand Beartooth commence, mais on est tellement halluciné que ce genre de situation se produise, que le concert sera anecdotique comparé à ce match incroyable et incongru. On pense que c'était bien.

La formation culte norvégienne Emperor est de retour au Hellfest cette année. Après avoir célébré les 10 ans de leurs albums cultes In The Nightside Eclipse et Anthems To The Welkin At Dusk, le set de cette édition 2016 était prévu comme un concert “best-of” et alors qu’on pouvait s’attendre à des passages de IX Equilibrium et/ou de Prometheus, le terme best-of est appliqué au pied de la lettre à savoir “le meilleur de” Emperor qui se trouvent être les deux premiers albums… Même si ce concert ne vient pas chambouler ce que le groupe a pu nous proposer en 2014 et en 2017, pour ceux présents lors de ces éditions, et que le son reste correct mais pas transcendant, on se laisse piéger à embarquer pour leurs ambiances si orchestrales et grandioses. I AM THE EMPEROR !

En cette fin d’après midi étouffante, c’est au tour des américains de Lamb of God de débouler sur scène, avec dans leur sac une palette complète de baffes format XXL. La bande à Randy Blythe met le feu à la Main Stage, pour le plus grand plaisir du pit qui répond présent au groove inimitable de la bande de Redmond. Le son est parfait, Randy Blythe est survolté comme toujours, et si on peut regretter qu’ils ne passent que très peu de temps sur les trois derniers albums, ils termineront leur set avec un Redneck d’anthologie… Une des plus grosses claques de l’après-midi, et une de leur meilleure prestation au Hellfest.

Le dernier album des Young GodsData Mirage Tangram, est une vraie réussite mais était suffisamment planant et atmosphérique pour créer un doute sur son potentiel à être joué sur scène sans créer d’ennui. Il a fallu à peu près 10 secondes au trio suisse pour nous rassurer sur ce point. En concert, ces nouvelles compositions prennent une autre forme, beaucoup plus psychédélique, particulièrement quand Franz Treichler empoigne sa guitare. Il n’y a que du bon à dire de ce set : avec un son d’une précision chirurgicale, des arrangements bien pensés servis par une palette de sons électroniques très organique, un superbe lightshow et une performance d’une intensité remarquable, The Young Gods ont conquis la Valley, tristement peu remplie à cause du chevauchement avec SlashTear Up The Red Sky est particulièrement marquante avec son explosion de guitare sur la deuxième partie du morceau, un véritable souffle qui emporte tout sur son passage. Kissing The Sun met le feu au poudre avec son indus dopé aux guitares samplées et fait danser le public. Un des plus beaux concerts du week-end.

Darkthrone ne fait plus de live depuis plus de vingt ans et n’est pas décidé à en faire. Très bien, Carpathian Forest est là pour y remédier, certes avec un bagou moins prononcé que le duo légendaire, mais ce fut un grand plaisir de voir ces joyeux drilles peinturlurés. Enfin, grand plaisir plus particulièrement pour les deux-trois premiers rangs clairement à fond dans le set, enchaînant toutes les postures les plus evil possible. Avec des têtes de cadavres mal faites plantées sur des piques, un sceptre façon crucifix en os, le groupe Norvégien a lâché du riff Black Metal complètement primitif tout droit issu des 90’s. Entendez des patterns dignes d’hommes des cavernes couplés à des guitares aussi basiques que possible. Hyper Punk dans l’attitude, Carpathian Forest va même jusqu’à nous lâcher un morceau limite Hard Rock, visiblement bien connu des fans. Très honnêtement, on ne partait pas gagnants en se dirigeant vers la Temple croyant juste y perdre quelques neurones, mais nous avons été (très) mauvaise langue.

Après le set de Cult of Luna hier, le deuxième groupe originaire de Umeå en Suède à se produire ce weekend est lui aussi un habitué des places de tête d’affiche. En effet, Refused en est à sa troisième passage à Clisson après 2012 et 2016. Peu de changement tant dans leur actualité que dans le choix des morceaux depuis leur dernier passage mais le groupe met un point d’honneur à proposer quelques variations dans la réalisation des morceaux ainsi qu’un nouveau titre dont on ne sait pas encore s’il s'agit de l’avant goût d’un potentiel nouvel album. The Shape Of Punk To Come reste malgré tout le plus représenté pour notre plus grand plaisir avec un final extrêmement attendu sur New Noise… CAN I SCREAM !?!

Cet ultime concert français (à l’heure actuelle) de Slayer a eu son lot d’insatisfactions. D’abord son début avec la setlist axée sur les deux derniers albums. Nous allions nous endormir quand soudain, War Ensemble nous met un coup de boule.. A partir de là, le quatuor va revenir à la raison en enchaînant les classiques jusqu’à plus soif, mention spéciale pour Gemini, Seasons in The Abyss ou Hell Awaits. Tom Araya s’est bien appliqué à faire le minimum à la voix, à l’exception du fameux cri d’Angel Of Death qui était particulièrement réussi. C’est l’occasion de saluer la contribution de Gary Holt au groupe, qui en intégrant Slayer a fait diminuer significativement leur moyenne de pains à la minute, particulièrement en soli. On peut aussi regretter que ce dernier concert n’ait pas été l’occasion pour eux de jouer au moins une chanson de chaque album, jetant ainsi aux oubliettes les quelques pépites de Divine InterventionChrist Illusion ou le légendairement mal aimé Diabolus In Musica. Enfin, Paul Bostaph a beau ne pas être en reste derrière les fûts, certains de ses fills moins réussis ont rappelé qu’il y avait un grand absent ce soir : Dave Lombardo. Pour le reste, il faut reconnaître que le quatuor a réussi à délivrer une bonne dose de violence sur la Mainstage, en enchaînant des riffs iconiques à un rythme qui en dit long sur leur impact sur la musique Metal, avec un son bien musclé.PS : il y avait des croix renversées en feu !

Tool : Surprise, le groupe débute avec "le pipi c'est du caca mais avec une odeur différente", rendant ainsi hommage à Ultra Vomit. Les fans sont perplexes.
Non sérieusement, Tool ont débuté leur set avec un hymne, Aenema, et ont placé la barre très haut en terme d'intensité pendant 90 minutes qui sont passées comme un éclair. Le quatuor a sans doute eu le meilleur son des trois jours sur les Mainstage, laissant respirer la guitare d'Adam Jones, la basse de Justin Chancellor et la batterie de Danny Carey. Seul Maynard James Keenan est en retrait, à la fois physiquement et dans le mix, ce qui n'a pas été du goût de certains. Le seul vrai défaut de ce concert se situe d'ailleurs du côté du vocaliste, qui a fait le minimum syndical au chant, que ce soit pour interpréter The Pot plus grave ou en dissimulant sa voix derrière un mégaphone pour Vicarious. Les deux nouveaux titres dévoilés pendant la tournée US ont également été joués, révélant un vrai potentiel, particulièrement Invicible et son riff final dantesque. Heavydemment, l'aspect visuel a été une véritable orgie de créativité et d'ingéniosité : lasers, images de synthèse, visuels inspirés par Giger, heptagramme illuminé... Tool ne se contente pas de jouer des classiques mais dégaine également des titres plus rares comme Intolerance et surtout Part Of Me, un titre très musclé tiré d'Opiate qui n'avait pas été joué depuis une vingtaine d'années. La chanson est d'ailleurs un peu remodelée avec le prisme de Tool en 2019, à savoir une touche plus prog' et expérimentale. Il est amusant d'avoir entendu pendant ce week-end un titre vraisemblablement inspiré de 46&Two de Tool (ndr : The Alpha de Dool),  puis de voir l'originale jouée avec maestria. Finissant son set avec des classiques comme Jambi, Stinkfist et Vicarious, Tool conclut un concert magistral, maîtrisé et surprenant, de quoi contenter tout type de fan, ancien ou nouveau.

Top dimanche :
Bactéries : Tool, Brutus, Lamb Of God
Méo : Yob, Messa, Ddent
Flo : Tool, Yob, Cancer Bats
Lelag : Tool, The Young Gods, Lamb of God
SkaldMax : Yob, Immolation, Carpathian Forest
Pentacle : Enter Shikari, Slash, Beartooth
Neredude : The Young Gods, Tool, Yob
Nonohate : Tool, Refused, Emperor
Zbrlah :Manowar.

Samedi 22 juin 2019

Et voilà la première véritable journée de ce Hellfest qui peut commencer : et celle ci démarre en fanfare avec l’annonce par le festival de l’annulation de Manowar (présent la veille mais parti entre temps). Ca doit donc être ça le fameux “Other Band Play, Manowar Kills”, beaucoup de rumeurs circulent sur les raisons de l’annulation mais officiellement le groupe accuse les organisateurs et le festival laisse sous entendre que le groupe s’est barré sans véritable raison. La suite nous dira qui avait raison, en attendant les fans ont perdus l’occasion de voir cette tournée d’adieu; le créneau manquant est comblé par Sabaton (déjà là la veille, au Knotfest). Mieux que rien, ou double peine ? A vous de juger ! En parallèle de ce report, toutes nos photos sont en ligne par ici !

En ce premier jour de Hellfest, la Mainstage 2 ne met à l’honneur que des groupes français. Après Fallen Lillies, le groupe des gagnantes du tremplin Voice Of Hell, c’est Klone qui offre une trop courte demi-heure de Prog intense et à fleur de peau, massif et pourtant aérien. L’interprétation et le son sont incroyables de précision, rendant encore plus facile pour la musique de Klone de se charger en émotion. Un vocaliste peu loquace entre les titres et un jeu de scène très épuré (les musiciens ne se permettant que quelques coup de cervicales, servis avec parcimonie) finissent de créer un aura de magie autour de la performance du quintet, qu’on aurait volontiers laissé se prolonger.

La tradition du Hellfest qui programme des groupes français d’excellente qualité pour inaugurer chaque matin les “petites” scènes du festival est encore respectée cette année. Parmi ces groupes se produisent les parisiens de Sublime Cadaveric Decomposition en cette matinée timide de première journée. Véritables patrons de la scène Goregrind à tendance Brutal Death française, le trio réveille à sa manière les premiers festivaliers à se balader du côté de la Altar et par la même occasion nous communique sa bonne humeur, au beau fixe de plus de 20 ans d'existence du groupe.

Gloryhammer, c’est du Power-Heavy-Speed-Symphonique avec le chanteur de Alestorm, ici aux claviers. C’est moins ouvertement crétin que son autre groupe, mais on se dirige néanmoins vers la Mainstage 1 pour une dose de bonne humeur, histoire de bien commencer la journée. Et au final, on se laisse prendre au jeu ! On est venus en touristes, sans trop connaître autre chose que leur récent clip, mais en fait quand on a pas peur du kitsch, Gloryhammer c’est vraiment très bon ! Bon par contre, tous les clichés du genre sont là (et on conçoit que ça en freine certains), mais les Écossais semblent en être conscients et en jouer. Les titres s’enchaînent, et tous sonnent comme des hymnes en puissance. Encore un concert trop court.

Les conditions pour voir Cult Leader ne sont pas optimales, le groupe joue à 2 mètres de haut sous la Altar et ne bénéficie clairement pas d’un son à sa mesure. Les basses sont très fortes, le tout surnage dans le mix, et le batteur tape comme un sourd comme à son habitude. Donc vraiment, pour reconnaître les morceaux, faut être au taquet. Début sur I Am Healed / Curse Of Satisfaction : malgré tout on est dedans, le chanteur dégueule son mal-être, la basse claque autant que le batteur est à fond. Si on aime ce type de Hardcore / Metal chaotique et viscéral, difficile d’y rester insensible. Great I Am ou Suffer Louder du premier album sont également joués. Pas de temps morts, peu de pause, le maître mot reste la violence et les titres calmes du dernier albums ne seront pas joué aujourd'hui. Alors certes, le fait de voir Cult Leader sur ce type de scène en début de journée n’est pas le top, surtout après un concert à même le sol et avec un bon son à Rouen, il y a deux jours, mais il se dégage toujours ce truc méchant, violent et cathartique quand on les voit, et c’est bien là le principal !

C’est triste à dire, mais Gloryhammer a fait un meilleur concert de Sonata Arctica, que Sonata Arctica eux-mêmes. Les choix de setlists sont peu judicieux, seules Fool Moon et Black Sheep se démarquent comme vrais hits (alors que les Finlandais en ont à la pelle, où sont Wolf And Raven, Don’t Say A Word, Letters To Dana…?), les autres titres joués seront sans réel impact sur la foule qui attend que la sauce prenne, en vain. Le son n’aide pas, le synthé est trop discret, la grosse caisse est trop présente, le tout fait un peu “carton”. Tony Kakko semble aussi un peu fatigué, avec sa dégaine de vieux qui veut faire jeune et sa voix un peu poussive.

Originaire de Portland aux États Unis, malgré un son très emprunt à la scène polonaise, Uada n’aura pas laissé le public indifférent en ce premier jour de festival, réussissant à nous transporter dans leur ambiance glaciale et sombre malgré un contexte festival qui ne se prête pas souvent à cette atmosphère ; surtout quand on joue à l’heure du déjeuner. Malgré un aspect visuel qui peut rebuter les festivaliers qui passent par curiosité avec ce lightshow minimaliste (inexistant) poussé à l’extrême, le public s’était amassé en nombre pour profiter de ce Black à tendance mélodique, qui plus est avec un son excellent. S’il est exécuté ainsi, le « Black à capuche » a encore de belles années devant lui, et c’est tant mieux.

Si vous suivez un peu l’actualité du site et les chroniques que l’on y publie, vous n’avez pu passer à côté du raz-de-marée qu’a été la sortie de You Won’t Get What You Want, le nouvel album de Daughters. Unanimement encensé par la critique et les publics de tous horizons, les américains enchaînent les tournées suite à une demande toujours plus importante dont celle de l’équipe du Hellfest qui a été jusqu’à les faire venir sur notre continent pour une date unique, avant qu’ils ne refoulent le sol européen pour une vraie tournée des festival au mois d’août. Débutant sur The Reason They Hate Me, le groupe ne proposera aucun extrait de leurs anciens albums pour se concentrer sur You Won’t Get What You Want en enchaînant entre autres sur les excellents Long Road, No Turns, Satan In The Wait ou encore Less Sex. Malgré quelques problèmes techniques notamment au niveau de l’amplification du guitariste Nick Sadler qui était à deux doigts de quitter la scène de rage, le groupe livrera un set aussi excellent que frustrant de part sa durée et terminera de détruire ce qu’il nous reste de neurones avec le combo Guest House / Ocean Song sur lequel le chanteur Alexis Marshall profitera de faire quelques bains de foule assez chaotiques.

My Sleeping Karma et le Hellfest c’est une grande histoire d’amour qui dure depuis presque 10 ans maintenant. J’ai encore le souvenir de l’édition 2013 où les allemands débutaient leur concert sous une Valley au public clairsemé jusqu’à ce que la météo se gâte et que des trombes d’eau s'abattent sur Clisson et poussent le public à s’abriter sous une tente rapidement pleine à craquer. Sur scène les allemands n’en revenaient pas et marquaient de plusieurs temps d’arrêt leur set pour s’extasier de la réception dithyrambique de ce public surprise et nous remercier chaleureusement à répétition. Nous sommes en 2019 et le constat est à peu de chose prêt le même si ce n’est que la météo est excellente et que si la Valley est déjà bien remplie avant le début de leur set, ce n’est pas un hasard cette fois. Bien que l’actualité du groupe soit inchangée depuis la sortie de Moksha en 2015, très représenté dans la setlist aujourd’hui, on ne peut cacher son plaisir devant une si bonne performance. Espérons seulement que pour leur retour en terre clissonnaise, les allemands auront dans leurs bagages des nouveaux titres à nous interpréter.

Si la terre a tremblé près de vous et que vous étiez dans les dix kilomètres à la ronde autour de Clisson Rock City, vous avez sans doute subi les chocs et fracas causés par Power Trip et la bande de sauvages qui les ont acclamés tout au long du set. Leur Thrash Crossover en main, les Texans ont à peine eu à lever le petit doigt pour retourner la fosse, déjà chaude bouillante et acquise à leur cause dès les premiers morceaux. Marée humaine, gestes brusques et en rythme avec des coups de médiators aussi lourds qu’agiles, l’Altar a vu son sol solidement labouré. La faute à des titres beaucoup trop efficaces, déjà connus depuis un moment (Nightmare Logic en 2017) et qui ont fait leur chemin dans les caboches et les cœurs. Power Trip n’a pas démérité, et est reparti en fier vainqueur, lâchant au passage un nouveau titre qui ne présage que du bon pour l’avenir.

Enfin ! Il aura fallu quatorze longues années entre la sortie de Touched By The Crimson King et la présence au Hellfest du groupe Demons And Wizards récemment reformé. S’il était évident que les deux protagonistes seraient bien là, Jon Schaffer et Hansi Kürsch sont accompagnés pour le live par un backing-band de luxe, composé de membres de leurs groupes respectifs, Iced Earth et Blind Guardian. Le sextet propose d’ailleurs une reprise de chacune de ces formations (Burning Times de Iced Earth, et Welcome To Dying de Blind Guardian).
Un problème de guitare sur l’excellent Crimson King oblige Jon Schaffer à assurer seul les parties de six-cordes. Mais en dehors de cet incident, le son est excellent sur les autres titres. On aura droit à un best-of des deux albums (malheureusement aucun inédit), et un final en beauté sur Blood On My Hands et le poignant Fiddler On The Green. Vivement la suite.

Dream Theater : les papas du Prog n’ont pas de backdrop, rien à projeter sur les écrans derrière eux. En plus, James Labrie n’est vraiment pas en forme, sa voix est poussive, fébrile, et le frontman semble s’essouffler très rapidement. Et pourtant l'interprétation virtuose, fidèle à la réputation des gaziers, ainsi que la sonorisation optimale et les bons choix de setlists font que l’heure attribuée à Dream Theater est incroyable. L’excellent dernier album est mis à l’honneur sur la moitié des pistes jouées, les autres allant taper dans les vieilleries à la fois Heavy, efficaces, et relativement courtes (As I Am, Peruvian Skies, The Dance Of Eternity, et Lie). Lors du final Pale Blue Dot, le vocaliste semble mieux réussir à placer sa voix, pour qu’on parte sans regret, avec de vraies étoiles dans les yeux.

La palme du groupe cra-cra du jour revient sans hésiter à Impaled Nazarene, passablement pas très intelligent (bon, on était prévenus) et balançant des titres sonnant comme une lune de miel de bulldozers. Alors c’est rigolo quelques minutes mais dans l’absolu, pas facile donc de rentrer dans le trip, notamment à cause d’une prestation scénique proche du néant, avec un chanteur faisant les cent pas et arborant le charisme d’un gibbon malade. A tel point qu’il en perd son public, râle gentiment en ne désignant qu’un petit groupe de « vrais fans », ce qui n’arrange pas forcément la situation. Le concert décolle enfin un peu lorsque le son s’améliore et que la set-list prend un tournant plus Thrashy ou Rock n’ Roll (toute proportion gardée quand même), sans convaincre franchement.

On n’attendait pas grand chose du concert de Kvelertak. On se trompait. Le nouveau chanteur a semble-t-il redonné une âme au groupe et surtout une flamme ! Quelle patate ! Les vieux morceaux font plaisir à attendre. La foule est ultra réactive, ça pogote, ça lance même des walls of death. Tout le groupe est à fond et clairement le nouveau chanteur instaure une dynamique incroyable dans ce concert. Kvelertak c’est le Rock’n Roll, la bonne humeur, le Motorhead norvégien. Même les passages mid-tempo sont plutôt cool et ne font pas redescendre la température. On en attendait pas tant et on a passé un super moment !

Ultra Vomit, on aime ou on n’aime pas, mais ça ne laisse personne indifférent. Et visiblement ce soir le public du Hellfest a choisi son camp. Incroyable de voir autant de monde au pied de la main stage qui accueille en ce début de soirée les désormais (trop ?) célèbre nantais. Impossible de marcher dans ce bourbier, il vous faudra des chaussures de golf… Les blagues (pas toujours inspirées) fusent, fétus et ses comparses sont en forme, visiblement contents d’être là, et enchaînent leurs tubes pendant une petite heure. De Boulangerie Pâtisserie à Evier Metal en passant par Maïté Ravendark, on ne voit pas le temps passer tellement la bonne humeur semble s’être répandue à toute l’assemblée. Quelques guests (Tagada Jones, Black Bomb A, un sosie de Calogéro…), quelques surprises (une chorale de gospel sur Jesus), et on repart de la Mainstage, si ce n’est grandi ou plus intelligent, au moins les zygomatiques détendus...

Du côté de la Warzone Hank Von Hell (ex chanteur de Turbonegro) vient défendre son album solo devant une scène bien vide. Et à l’image de son album plutôt fade le concert peine à vraiment être fun. Dommage, on attendait Hank sur le live.

Possessed a remis les pendules à l'heure sur ce qu'est le Death Metal Old School. Avec un jeu de scène très statique et solennel lors des morceaux (n'empêchant pas de grands sourires du chanteur lors des interludes), les Américains ont déroulé un set bardé de riffs tous plus méchants les uns que les autres, combinant à merveille la vélocité du riffing Thrash aux gammes infernales du Death, sans omettre le quota de lourdeur par morceau. Possessed délivre un Death Metal racé, très classe et enlevé dans son exécution sans forcer quoi que ce soit. Le groupe n'est ni particulièrement mélodique, lourd, lent, rapide ou technique, des attributs sur lesquels misent beaucoup d’autres formations en choisissant particulièrement une voie précise. Les Américains de leur côté conjuguent à merveille toutes les facettes du genre avec des musiciens parés à toute épreuve et aidés par un son très fin et dosé sous l'Altar. Une leçon de Death Metal.

Pour cette fin d’après midi, une belle surprise nous attend sous la Valley. Si Uncle Acid And The deadbeats nous propose depuis quelques années déjà des albums de très bonne qualité, s’installant de plus en plus confortablement sur la planète Doom, nous avons été soufflé par leur prestation scénique. A mi chemin entre Rock psychédélique et Doom, les anglais jouent fort, très fort même, et choisissent bien leur setlist : sans jamais s’enfermer dans une succession de titres qui auraient pu tourner en rond, Tonton Acide transforme peu à peu la Valley en fournaise. Le déroulé du concert est assez fou : un premier titre assez timide, puis le soleil se couche, les lights s’installent, se mêlent aux extraits de films des années 70 projetés sur un écran, et la Valley au départ assez vide se remplit, les gens dansent, ferment les yeux, pendant que le groupe enchaîne les cartons Doom / Psyché avec une énergie folle. Un des meilleurs concerts de la journée, sans aucun doute...

Le concert de Triumph Of Death revêtait une importance historique certaine pour le Metal Extrême, tout simplement parce que Hellhammer n'avaient jamais pu faire de concerts et la plupart de leurs chansons n'avaient jamais été jouées sur scène. En connaissant Tom Warrior, on pouvait s'attendre à ce que cet hommage à son groupe devenu culte et pionnier du Black Metal ne se contente pas de baigner dans la nostalgie. Ces chansons ont donc été réimaginées avec un accordage plus grave et un rythme légèrement plus lent que les versions studio, ce qui fonctionne particulièrement sur The Reaper. Il est d'ailleurs presque étrange de les entendre avec une production « normale » de concert Metal, venant d'un groupe connu pour la qualité légendairement mauvaise de ses enregistrements. La performance ne fait pas un pli, les musiciens sont très appliqués et le son est excellent, massif. Les classiques comme Maniac, Aggressor sont joués, des titres qui ont donné leurs noms à des grands acteurs de la scène Black Metal norvégienne. Bien sûr, ce concert est un bon rappel qu'un certain nombre de chansons d'Hellhammer sont de piètres contrefaçons de Venom, et que leur meilleure sortie reste Apocalyptic Raids. De fait, c'est une interprétation qui reste fidèle à l'héritage du groupe, tout en y apportant une nouvelle approche.

On a déjà vu Sabaton hier soir, du coup c’est de loin qu’on jette une oreille distraite sur leur prestation d’aujourd’hui. La set-list est la même, et l’énergie (déjà pas bien dingue la veille) est plus basse. Le chanteur n’a plus de voix et assure le minimum syndical, ”parce que nous, on n’annule pas”. On le verra scotcher les paroles devant ses musiciens pour qu’ils l’aident à assurer les parties vocales, et les titres où la chorale militaire est présente riment avec absence du frontman.

Gojira : On rigole, on rigole, mais c'était la première fois que Gojira jouaient de nuit au Hellfest depuis un long moment, de quoi leur laisser un contexte plus propice pour envoûter le public avec leurs visuels soignés. Au niveau de la setlist, les landais ne prennent aucun risque et optent pour du classique et rodé : une ouverture sur Oroborus, suivie de Backbone et il y aura peu de sorties fantaisies, mis à part la plus rare et biscornue Blow Me Away You(niverse), qui sera pour l'occasion jouée dans une version allongée se terminant dans une sorte de jam psychédélique, un exercice assez surprenant de la part de Gojira. Le reste ne surprend guère mais fait très plaisir avec Clone, Terra Inc ou même le nouveau incontournable Silvera avec ses lignes de tapping harmonisée. C'est l'occasion pour Joe Duplantier de remercier le Hellfest et les groupes français qui ont partagé la scène avec eux pour cette journée spéciale « groupes français ». On a également droit à un solo de guitare de Joe Duplantier très planant, qui renvoie aux rythmes hypnotiques de The Shooting Star. On a presque envie de soupirer avec le final sur Vacuity, tant cette chanson a trusté leurs fins de set, mais c'est sans compter une dernière surprise du quatuor, qui balance The Gift Of Guilt très mélodique, toujours avec de belles lignes de tapping. On regrette juste ce moment gênant où le feu d'artifice a commencé à exploser pendant le final du morceau, venant ainsi le gâcher royalement. Mais ne boudons pas notre plaisir, Gojira est venu, a vu et a vaincu avec un son très musclé, une mise en place toujours aussi chirurgicale et une setlist qui aura mis le plus grand nombre d'accord. Un concert qui restera sans doute dans l'histoire du festival.

Sum 41 au Hellfest. Qui l’eut cru ?! Deryck Whibley semble toujours avoir 17 ans, à la fois physiquement et vocalement. L’énergie est au rendez-vous, mais la spontanéité pas toujours. Si les titres les plus récents ne trouvent pas forcément écho, les Still Waiting, Motivation, The Hell Song, Fat Lip, et autres In Too Deep fédèrent une Warzone complètement sursaturée de monde, au point d’en être tout à fait impraticable. Mention spéciale pour les reprises un peu WTF : Another Brick In The Wall (de Pink Floyd) vient ménager une pause dans le set avec son interprétation assez fidèle à l’originale, alors que We Will Rock You (de Queen) est accéléré à fond et joué le plus Punk possible. Un concert qu’on devait à l’adolescent qu’on était il y a encore pas si longtemps...

Tops 3 du jour :
Bacteries : Daughters, Uncle Acid And The Deadbeats, Diamond Head
Chazo : Gojira, Godsmack, Kvelertak
Florian : Fu Manchu, Descendents, Dropkick Murphys
Méo : Uncle Acid And The Deadbeats, My Sleeping Karma, The Necromancers
LeLag : Uncle Acid And The Deadbeats, Gojira, Daughters
Neredude : Possessed, Gojira, Power Trip
Nonohate : Daughters, Possessed, Gojira
Pentacle : Daughters, Possessed, Gojira
Skaldmax : Possessed, Daughters, Power Trip
Zblrah : Manowar.

Vendredi 21 juin 2019

Avant de démarrer réellement ce quatorzième Hellfest le festival clissonnais accueille le festival de Slipknot : le Knotfest. Créé en 2012 par les 9 de l’Iowa, d’abord en Californie il a ensuite été décliné au Japon / Mexique / Colombie, et c’est la première fois que celui ci fait escale en Europe (et utilise donc la structure du Hellfest en investissant les mainstages). Au programme : une succession de têtes d’affiche (de Amaranthe à Slipknot en passant par Rob Zombie, Ministry, Sabaton ou Sick Of It All), au total dix groupes (seulement) pour se mettre en jambe avant le Hellfest. Une scène pour les groupes ricains, une autre pour les Européens. Au rayon des nouveautés cette année, ce qui sera visible (la grosse amélioration aura été faites du côté des loges des groupes) : une déco devant les scènes (avec des flèches pour guider les wall of death ou circle pit), une partie restauration revue (pour y ajouter des décors, dont une fontaine), une immense horloge derrière la régie des Mainstages, et vers le camping des nouveautés avec deux tentes pour faire la fête avec deux ambiances (Metal ou moins Metal).

On a de l’avance. Après la pause du bracelet réglementaire, direction le « Off » sur le parking du Leclerc de Clisson. La logistique est bien gérée, avec un bar éphémère sur une partie de l’espace de stationnement réquisitionné, des stands divers, mais surtout deux vraies scènes (aménagées dans de remorques de camions), permettant une alternance de groupes sans temps mort. On arrive sur la fin d’un groupe de Stoner-Doom qui a dû se présenter alors qu’on n’était pas encore là.
Imparfait prend le relais, avec un Rock vénère au chant rapé. Même si le public est très clairsemé, la chanteuse ne lâche rien et s’efforce d’impliquer au maximum le peu de monde présent. Ça marche moyen, on est trop peu pour que ça prenne vraiment, mais la vocaliste s’y croit a fond, se donne à mort, à grand coup de pieds sautés, de gimmicks, d’apostrophes aux premiers rangs, de « est-ce que vous êtes chaaauuuuds ? » perpétuels. Ça fédérera d’ailleurs quelques personnes de plus, le public se densifie un peu.
Elyx jouera son récent EP Annihilation Partie 1 en entier, et même un titre de plus. Plus grand monde n’est présent pour écouter le quintet, mais ils délivreront néanmoins une performance pleine de patate, notamment de la part du chanteur qui poursuit bien la série des frontmen qui courent partout en rugissant. On sent que le claviériste n’est pas complètement dedans, suite à quelques soucis techniques en début de concert, mais le son s’avère finalement très correct.
Mind Whispers enchaine avec son Thrash aux influences Death Mélo et Black Metal, pour un résultat vraiment très cool. Le groupe est carré, technique, le son est propre, que demander de plus ? On quitte le « Off » après cette performance, pour rejoindre le site principal.

Premier groupe à fouler les planches de la Mainstage 2, Amaranthe joue du Amaranthe. Ça bouge bien, c’est Rock, c’est Pop, c’est Electro, c’est même parfois Metal, les trois vocalistes assurent le boulot en terme d’ambiance et de présence scénique. Après deux titres, le sextet semble subir un souci technique juste après avoir annoncé Amaranthine. Apparemment, les soundchecks sur la scène d’à-côté interfèrent avec leurs samples. Les musiciens sur scène vont jusqu’à huer les techniciens qui préparent la Mainstage 1 pour Ministry, faisant scander « Stop fucking playing ! » au public, en désignant la scène voisine. La blague durera cinq bonnes grosses minutes, et on devine que Amaranthe doit sûrement amputer d’un titre sa setlist. Les deux Mainstages n’ont pas de backdrop, mais un grand écran servant d’immense fond de scène. Sur certains titres, Amaranthe en profite pour animer leur logo, voire même pour diffuser un clip en synchronisation avec le morceau correspondant, mais globalement, le groupe sous-utilise cette possibilité.

Le concert de Ministry aurait pu être très efficace, car concentré sur des classiques de Psalm 69 et The Land Of Rape And Honey, si le son n’avait pas été très imprécis. En effet, les guitares ne sont pas du tout assez mises en avant pour profiter des riffs tranchants de la machinerie orchestrée par Al Jourgensen, qui était plutôt en bonne forme (selon ses standards). A noter que c’était également le premier concert français de Paul D’amour (ex Tool) dans cette formation.

La silhouette d’une carte de France sur l’écran en fond de scène, traversée par une croix renversée. Les choeurs d’enfants étrangement malsains qui résonnent, annonçant l’amorce du dernier méfait de Behemoth. Impossible de s’y tromper : la bande à Nergal n’est pas venue pour épiler les kiwis. Comme à l’accoutumée, le sens du spectacle est poussé au maximum. Le frontman arrive sur scène avec un masque de tête de mort noire et les premières pyrotechniques de la soirée sont déclenchées sans attendre dès Wolves Ov Siberia. Tout le set sera sans concession, et relativement diversifié (alors que Behemoth a souvent l’habitude de s’étendre longuement sur son album le plus récent). On notera par exemple un Conquer All (extrait de Demigod) qui convaincra les adeptes des Polonais, ou un Ov Fire And The Void toujours très efficace. Un des concerts les plus radicaux de la journée.

Papa Roach s’en fout pas mal d’avoir un nouvel album, les Américains ouvrent sur leur vieux tube Last Resort, et enchaînent sur le tout aussi âgé Blood Brothers, deux titres qui nous transportent quinze ans en arrière. C’est plutôt sympa comme sensation, surtout que l’interprétation est propre et bourrée d’énergie. Mais c’est aussi les seules vraies raisons d’aller voir Papa Roach, en ce qui me concerne (ce n’est pas la coupe de Jacoby Shaddix qui me retiendra en tout cas). Le troisième titre m’est inconnu et est de toutes manières moins péchu, il est l’heure de reculer un peu pour souffler et manger un grain avant la suite.

Ce n’est un secret pour personne, PuissanceLoup est le plaisir coupable de plusieurs d’entre nous, chez Metalorgie. Impossible pour nous de les rater, surtout que le groupe est dans une forme olympique. Fire And Forgive lance les hostilités, et c’est rapidement une succession de tubes : Amen&Attack, Demons Are A Girl’s Best Friend, Armata Strigoi, Blessed And Possessed, We Drink Your Blood… Attila Dorn se sent bavard aujourd’hui, et ne cesse d’apostropher la foule entre les chansons, en nous demandant de chanter et jugeant nos prestations comme “très magnifique” dans un français à l’accent exotique. La prestation est en plus soulignée par l’utilisation de nombreux effets pyrotechniques, qui donnent encore plus d’impact à l’excellent concert de Powerwolf.

Dans la famille Indus, après Ministry, je voudrais Rob Zombie. Le frontman débarque une dégaine mi-clochard mi-cowboy mi-rockstar (même si ça fait trois moitiés, débrouillez-vous avec ça), et lui et ses musiciens n’arrêteront pas de se changer entre les titres. De vraies divas ! John 5 utilisera une dizaine de guitares différentes, toutes plus fantasques les unes que les autres, le bassiste arborera au moins trois masques, une demi-douzaines de costumes, et autant d’instruments… Le show est autant visuel que sonore ! D'ailleurs, le son est pas si dégueu que ça et rattrape les guitares trop pauvres de l’autre groupe d’Indus précédemment évoqué. Si beaucoup de titres trouvent écho dans le public (Get High, Living Dead Girl…), les vrais points forts seront le final Dragula et la reprise de Hey Ho Let’s Go des Ramones.

Il est impressionnant de voir Amon Amarth sur scène avec une telle scénographie. Le batteur derrière un énorme crâne à corne, les fumées et les flammes qui crachent en rythme avec la musique et les musiciens calés devant la scène et un Johan Hegg charismatique comme à son habitude. The Pursuit Of Vikings est lancé, ça en impose tout de suite. La voix grave de Johan bien sûr, mais aussi tous ses riffs épiques et cette rythmique entraînante, c’est le tube pour lancer Amon Amarth. Le problème c’est que depuis 2013 on se fade des morceaux sans reliefs, composés par dessus la jambe et sans véritable impact. Ça se ressent vraiment en live car le titres comme The Way Of Vikings ou les derniers titres de Berserker, leur dernier opus, tels que Crack The Sky ont vraiment du mal à emporter les foules. On ne va pas se mentir quand, Amon Amarth joue des titres aussi épiques que Death In Fire ou même Guardians Of Asgaard ça passe vraiment bien et on voit la différence dans l’ambiance et le ressenti du public. Alors oui, c’est sympa mais le moment ou Amon Amarth est le plus effectif c’est sur les vieux titres, le reste est et sonne assez creux. Revenez avec de vraies compos, s’il vous plait, parce que là, à part le visuel et trois ou quatre morceaux cool, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

En pleine mutation de son line-up et, accessoirement en promotion de leur prochain album We Are Not Your Kind à paraître en août, Slipknot posait les valises de son premier Knotfest européen à Clisson aujourd’hui. Logiquement programmé en tête d’affiche de la Mainstage principale, il faudra attendre les premiers riffs de l’ouverture sur People = Shit pour découvrir ce qui se dissimule derrière ce gros drapeau-logo et on peut dire que les américains ont misé gros sur la scénographie. Très inspirée par les dernières tournées de Rammstein, le show se veut plus propre et lumineux, bien loin des anciennes tournées à l’aspect plus brutes. Cependant, malgré un chant de Corey Taylor plutôt en retrait, on n’a aucun mal à se prendre à l’ambiance bien aidé par ce déferlement d’anciens morceaux avec une forte représentation d’Iowa et de l’album éponyme. Pour le public familier avec les codes d’un concert de Slipknot, on retrouvera tous les éléments classiques des habituels échanges de Corey avec son public au fameux “jump the fuck up” sur Spit it Out en passant par l’ouverture de Duality scandée en coeur par les 40000 festivaliers amassés devant le concert.

Sabaton tourne en rond. Même pour ceux qui adhèrent, chez Metalorgie (et ils sont peu nombreux), oui, Sabaton tourne en rond. Après l’habituelle intro sur Ghost Division, force est de constater, assez rapidement, que si les musiciens sont en place, le chanteur semble peiner. Il reste juste dans ses phrasés, mais semble sans arrêt essoufflé. Quant à son jeu de guitare sur Resist And Bite, autant ne rien jouer. On ne restera pas jusqu’à la fin du concert, mais ce qu’on en a vu ressemblait trait pour trait aux précédents concerts de Sabaton auxquels on a pu assister ces dernières années, un peu de fougue en moins. Seul point d’originalité, la présence d’un chœur militaire sur scène qui habille quelques passages. Pourquoi pas.

Allez, à demain pour le compte rendu et photos du Hellfest 2019 !

Mercredi 12 juin 2019

Podcast :  Dans ce dernier épisode de la saison au format normal YCKM s'intéresse à Big Business et Deitus (Black Metal, UK).
Et niveau programmation musicale : Terrorizer, Judas Priest, Defeater, Possessed, The Order Of Israfel, SabatonGutalax, ...
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Troll In The Sky est officiellement fan de Sabaton. Le podcast s'écoute ici

Mercredi 24 avril 2019

Nouveau son et clip pour Sabaton avec Bismarck

Mercredi 05 décembre 2018

C'est la grosse annonce d'hier : le Knot Fest fait un arrêt en France le 20 juin prochain sur le site du Hellfest. On pourra y voir Slipknot, Rob Zombie, Sabaton, Amon Amarth, Papa Roach, Powerwolf, Behemoth, Ministry, Sick Of It All, Amaranthe (de la grosse tête d'affiche donc).
Cette soirée "du jeudi" n'est pas comprise dans le pass 3 jours, et coûte 66,6€ (pour ce genre d'affiche c'est plutôt un prix "raisonnable").

Dimanche 30 septembre 2018

Du côté de Sabaton, c'est Carolus Rex qui bénéficie d'un trailer pour sa Platinum Edition.

Mardi 07 août 2018

Le Wacken Open Air a annoncé une partie des groupes de son affiche 2019 : Sabaton (20ème anniversaire), Parkway Drive, Powerwolf, AirbourneRose Tatoo, Within Temptation, MeshuggahKrokus, Dark Funeral, AvatarDemons&Wizards.
Déjà 50 000 billets ont été vendu pour cette édition qui se tiendra du 1er au 3 août, ça sera la 30ème édition du festival.

Vendredi 04 mai 2018

Jordan Bonnevialle (Deathawaits - guitares) continue la publication de reprises Metal via sa page MBC. Cette fois-ci c'est Primo Victoria de Sabaton qui y passe. Les nécessaires coups de main sont apportés par Mickael Bonnevialle (AephanemerSimeria - batterie), Julien Badier (Simeria, Theopsya - claviers) Rémy Alarçon (Theopsya - basse), et la youtubeuse allemande Alina Lesnik au chant.

Vendredi 26 janvier 2018

Sabaton dévoile une vidéo pour The Last Stand, extrait de l'album du même nom. C'est que ça se passe.

Vendredi 08 décembre 2017

Les Français de Gojira ouvriront pour Iron Maiden le 14 juillet prochain à Madrid (une date à laquelle participe également Sabaton).

Mardi 21 novembre 2017

Nota Bene a enfin sorti sa vidéo sur l'histoire et le Metal (si vous aviez suvi notre twitter lors du Hellfest vous saviez !), si vous ne connaissez pas Nota Bene c'est un Youtubeur qui fait des vidéos de vulgarisations sur l'histoire (et c'est plutôt cool). Dans cette vidéo il évoque les groupes parlant de faits historiques (Croisades, Colonisation, Guerres, ...), comment ils adaptent l'histoire à leur art, comment ils font leurs recherches, et aussi un passage sur les liens metal / identitaires. Une approche fort intéressante, notamment sur les interviews lié de la fidélité de groupes s'inspirant de fait historiques (le Pagan par exemple).
En plus de cette vidéo agrémentée d'interviews vous pourrez retrouver les interviews des groupes en intégralité sur sa chaîne bonus, avec WardrunaTyr, Sabaton, Turisas, AlestormCorvus Corax et Christian Charbonnier.

Dimanche 20 août 2017

Sabaton a mis en ligne la vidéo de Primo Victoria issu de la réédition de l'album du même nom paru originellement en 2005.

Vendredi 18 août 2017

Chronique avec The Last Stand de Sabaton "The Last Stand n’est clairement pas ce qui s’est fait de mieux jusque là, j’en conviens mais il nous apprend une chose : quelle que soit l’adversité tu seras le dernier soldat de ton âme face à la multitude de terreurs qui peuplent ce monde [...]"

Samedi 11 février 2017

Live Report : Nous étions à l'Olympia le mois dernier pour voir Sabaton, Accept et Twilight Force à l'oeuvre. Une soirée à revivre ici.

Mardi 31 janvier 2017

Live report : Nous étions au Bikini le 18 janvier dernier pour voir Sabaton, Accept et Twilight Force. Retour en quelques mots sur cette soirée épique par ici.

Dimanche 22 janvier 2017

Les news les plus consultées de la semaine :
- Le nouveau single de Psykup
- Le Hellfest refait façon générique de Game Of Thrones.
- Des vidéos live de Metallica en Asie.
- Nos photos de Sabaton et Accept à Toulouse.
- Nouveau clip pour Walls Of Jericho.
Et les deux chroniques les plus lues : les deux derniers albums surprenant (dans le bon sens du terme) de Sepultura et Avenged Sevenfold.

Vendredi 20 janvier 2017

Les photos d'Accept et Sabaton mercredi soir au Bikini (Ramonville) se consultent dans la galerie. (Photos : Chazo)
accept au bikini Sabaton au bikini

Mardi 17 janvier 2017

Nous étions présents, ce dimanche, pour le concert de Sabaton et Accept à l'Aéronef de Lille. Photos de Michel Wieczorek par ici...

Dimanche 15 janvier 2017

Interview/retro : Sabaton déboute aujourd'hui sa tournée française aux côtés d'Accept et de Twilight Force :
- 15/01/2017 : l'Aéronef (Lille)
- 16/01/2017 : l'Olympia (Paris)
- 18/01/2017 : le Bikini (Toulouse)
- 24/01/2017 : Transbordeur (Lyon)
Les places sont en vente chez Digitick et Fnac Spectacles.
Pour l'occasion, on vous ressort l'interview que nous avions réalisée l'été dernier avec le bassiste du groupe, Pär Sundström. À lire ici.

Mardi 03 janvier 2017

Sabaton sera en tournée en France pour 4 dates en ce début d'année avec Accept et Twilight Force :
- 15/01/2017 - Lille (l'Aéronef)
- 16/01/2017 - Paris (l'Olympia)
- 18/01/2017 - Toulouse (le Bikini)
- 24/01/2017 - Lyon (le Transbordeur)
les places sont en vente chez Digitick et Fnac Spectacles.

Dimanche 25 décembre 2016

Concours : le Bikini, la mythique salle de concert qui ne cesse de marquer l'histoire du Rock toulousain, met en jeu deux places pour le concert de SabatonAccept, et Twilight Force, le 18 janvier de l'an prochain. On ne vous demande que la réponse à une petite question pour participer.

Mardi 20 décembre 2016

Bloodbound, Crystal Viper et Thobbe Englund (ex-Sabaton) seront en concert le 4 avril 2016 à Glazart (Paris). Les places sont en vente chez Digitick, Fnac Spectacles et Ticketmaster. Toutes les infos sur l'Event FB.

Mercredi 30 novembre 2016

Et voilà l'affiche complète de l'édition 2017 du Hellfest qui se déroulera les 16-17-18 juin à Clisson (44) : Deep PurpleAerosmith, Linkin ParkProphets Of RageFive Finger Dead Punch, Slayer, Airbourne, Rob ZombieAlter Bridge, Steel Panther, Apocalyptica, In Flames, Ministry, SabatonTrust, SaxonWASP, Kreator, Emperor, Devin Townsend Project, Opeth, Coroner, Autopsy, Obituary, Alestorm, Behemoth, WardrunaRacidDamned, Suicidal Tendencies, Primus, Electric WizardBlue Oyster Cult, Clutch... Et tant d'autres à découvrir ici !
Et comme indiqué dans notre liste de noël spécial metal : pour avoir un pass 3 jours il faut commander un pass 3J + Bus ici (ou attendre des reventes via Zepass), les places à la journée seront elles à la vente en 2017.

Mardi 29 novembre 2016

Et voilà l'affiche complète de l'édition 2017 du Hellfest qui se déroulera les 16-17-18 juin à Clisson (44) : Deep PurpleAerosmith, Linkin ParkProphets Of RageFive Finger Dead Punch, Slayer, Airbourne, Rob ZombieAlter Bridge, Steel Panther, Apocalyptica, In Flames, Ministry, SabatonTrust, SaxonWASP, Kreator, Emperor, Devin Townsend Project, Opeth, Coroner, Autopsy, Obituary, Alestorm, Behemoth, WardrunaRacidDamned, Suicidal Tendencies, Primus, Electric WizardBlue Oyster Cult, Clutch... Et tant d'autres à découvrir ici !
Et comme indiqué dans notre liste de noël spécial metal : pour avoir un pass 3 jours il faut commander un pass 3J + Bus ici (ou attendre des reventes via Zepass), les places à la journée seront elles à la vente en 2017.

Jeudi 03 novembre 2016

Civil War (Power Metal) sort vendredi son nouvel album intitulé The Last Full Measure. Pour en faire la promo le clip de Tombstone (ambiance western donc) a été publié. Pour rappel on trouve dans le groupe des membres de Sabaton.

Samedi 17 septembre 2016

Alors qu'Asking Alexandria va participer à l'album de reprises Decades of Destruction pour les 30 ans du magazine Metal Hammer (avec au menu Slipknot, Korn, Slayer, Metallica, ManowarAccept, Faith no More, ... repris par Korn, Sabaton, KatatoniaWilson, ... / tracklist ici), le combo a mis en écoute sa version de "Duality" de Slipknot. (Attention, petit bug dans la vidéo, il faut passer en 720p sinon le son se coupe à 3 secondes).

La lyric-video de Sabaton pour "Sparta" est à voir dans la suite.

Mardi 30 août 2016

Pendant que vous étiez à la plage cet été à vous dorer la pilule, nous on restait cloîtré dans nos appartements à bosser sur un paquet d'interviews qu'on a publié ses trois derniers mois. Voici un récapitulatif si vous avez manqué certaines choses. N'hésitez pas également à nous dire les groupes dont vous souhaiteriez lire des interviews dans nos lignes.
On a rencontré du beau monde au Download Festival :
David Ellefson (Megadeth)
Nameless Ghoul Alpha (Ghost)
Benji Webbe (Skindred)
Rob Caggiano (Volbeat)
Biff Byford (Saxon)
Taylor Lumley et Kamron Bradbury (Beartooth)
John Alfredsson (Avatar)
Laurent Lacrouts (The Inspector Cluzo)
Mark Tremonti et Eric Friedman (Tremonti)
Strange Bones (interview)
The Raven Age (interview)

Mais on a également échangé avec
:
Tim Millar (Protest The Hero)
Fred Leclercq et Joey Jordison (Sinsaenum)
Chrigel Glanzmann (Eluveitie)
Phil Rind (Sacred Reich)
Pär Sundström (Sabaton)

Du local 100% bio, qualité Française :
Jessica Rozanes (Fall Of Summer)
Wheelfall (interview)
Weaksaw (interview)
Eths (interview)

Et pour finir, notre dossier sur les tatoueurs (avec des bouts de Revok, Doctor Livingstone, Birds in Row, ...) et la musique par là.

Jeudi 25 août 2016

Sabaton dévoile une lyric vidéo pour le titre ShiroyamaThe Last Stand vient de sortir chez Nucleatr Blast Records. Et toujours notre interview a propos de leur dernier album à lire par ici.

Mercredi 24 août 2016

Changement de line-up chez Sabaton : le guitariste Thobbe Englund laisse sa place à Tommy Johansson. Plus d'infos.
Sabaton sera en tournée en France début 2017 avec Accept en invité :
- 15/01/2017 - l'Aéronef (Lille - Digitick)
- 16/01/2017 - l'Olympia (Paris - Digitick)
- 18/01/2017 - le Bikini (Toulouse - Digitick)
- 24/01/2017 - le Transbordeur (Lyon - Digitick)

Vendredi 19 août 2016

Interview : C'est aujourd'hui que sort The Last Stand, le huitième album de Sabaton. Et comme c'est bientôt la rentrée des classes, voici une occasion de réviser ses cours d'Histoire avec Pär Sundström, bassiste et fondateur du groupe, que nous avons pu rencontrer fin juin. Un entretien à lire ici.
Sabaton sera en tournée en France début 2017 avec Accept en invité :
- 15/01/2017 - l'Aéronef (Lille - Digitick)
- 16/01/2017 - l'Olympia (Paris - Digitick)
- 18/01/2017 - le Bikini (Toulouse - Digitick)
- 24/01/2017 - le Transbordeur (Lyon - Digitick)

Jeudi 11 août 2016

Le dernier clip de Pain pour Call Me est totalement WTF (et un peu NSFW), la preuve. On retrouve dedans Joakim Brodèn de Sabaton. Le titre est extrait de Coming Home prévu pour le 9 septembre
Les marionnettes sont inspirées de Spitting image (une sorte de Guignols britannique)

Mercredi 06 juillet 2016

Du trailer du côté de chez Sabaton. The Last Stand est attendu le 19 août chez Nuclear Blast.

Mercredi 15 juin 2016

Sabaton a annoncé quatre dates françaises pour 2017 : 
15/01 : Lille (L'Aéronef)
16/01 : Paris 'L'Olympia)
18/01 : Toulouse (Le Bikini)
24/01 :  Villeurbanne (Le Transbordeur)

Dimanche 12 juin 2016

En concert aujourd'hui :
- Troisième journée du Download Festival à l'Hippodrome de Longchamps, avec au programme : Rammstein, Megadeth, Volbeat, SabatonRival Sons, Trivium, Children of Bodom, Lofofora, Last TrainSkindredSkilettNew Years DayStrange BonesThe Shrine.
Les places sont en vente sur la billetterie officielle du festival et dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Samedi 11 juin 2016

Sabaton prépare l'arrivée de The Last Stand le 19 août prochain en partageant un nouveau morceau, The Lost Battalion.

Jeudi 09 juin 2016

Le nouveau numéro de Rock Hard vient de sortir, et c'est leur 15 ans à eux aussi. Bon anniversaire donc!
En couv' : Iron Maiden avec une couverture lenticulaire (quand vous bougez, ça donne l'impressin de bouger, cf ce gif de 26Mo, ah ah), et en seconde couv' : Gojira. Au Programme : Volbeat, Sabaton, Candlemass, Diamond Head, ...

Vendredi 03 juin 2016

Concours express : Le Download Festival débute dans pile une semaine ! Vous pourrez retrouver du 10 au 12 juin 2016 à l'Hippodrome de Longchamp :
- Vendredi 10 juin : Iron Maiden, Deftones, Ghost, Gojira, Anthrax, Tremonti, Avatar, BeartoothWe Came As RomansBlackrainThe Wild LiesRaven Ages.
- Samedi 11 juin : Korn, Biffy Clyro, Amon Amarth, Jane's Addiction, One Ok Rock, SaxonBaby Metal, Apocalyptica, Mass Hysteria, Twin Atlantic, The Struts, The Inspector Cluzo, Arcane RootsShinedown.
- Dimanche 12 juin :
Rammstein, Megadeth, Volbeat, SabatonRival Sons, Trivium, Children of Bodom, Lofofora, Last TrainSkindredSkilettNew Years DayStrange BonesThe Shrine.
Les places sont en vente sur la billetterie officielle du festival et dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.
Live Nation et le Download Festival vous offrent une nouvelle chance de gagner des places et mettent en jeux 10 x 2 places pour la journée du samedi. Pour participer, vous avez jusqu'à mardi prochain et ça se passe par ici. Bonne chance !

Mardi 31 mai 2016

Sabaton viennent d'annoncer les premières dates de leur tournée européenne 2017 en compagnie d'Accept, malheureusement aucune n'est prévue en France pour le moment.

Lundi 30 mai 2016

Le Download Festival c'est dans moins de deux semaines ! Du 10 au 12 juin 2016 à l'Hippodrome de Longchamp, vous pourrez retrouver :
Vendredi 10 juin : Iron Maiden, Deftones, Ghost, Gojira, Anthrax, Tremonti, Avatar, BeartoothWe Came As RomansBlackrainThe Wild LiesRaven Ages.
Samedi 11 juin : Korn, Biffy Clyro, Amon Amarth, Jane's Addiction, One Ok Rock, SaxonBaby Metal, Apocalyptica, Mass Hysteria, Twin Atlantic, The Struts, The Inspector Cluzo, Arcane RootsShinedown.
Dimanche 12 juin : Rammstein, Megadeth, Volbeat, SabatonRival Sons, Trivium, Children of Bodom, Lofofora, Last TrainSkindredSkilettNew Years DayStrange BonesThe Shrine.
Les places sont en vente sur la billetterie officielle du festival et dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Lundi 23 mai 2016

Le Download Festival c'est dans moins de trois semaines et pour vous mettre en bouche, un trailer est visible dans la suite.
Du 10 au 12 juin 2016 à l'Hippodrome de Longchamp, vous pourrez retrouver :
Vendredi 10 juin : Iron Maiden, Deftones, Ghost, Gojira, Anthrax, Tremonti, Avatar, BeartoothWe Came As RomansBlackrainThe Wild LiesRaven Ages.
Samedi 11 juin : Korn, Biffy Clyro, Amon Amarth, Jane's Addiction, One Ok Rock, SaxonBaby Metal, Apocalyptica, Mass Hysteria, Twin Atlantic, The Struts, The Inspector Cluzo, Arcane RootsShinedown.
Dimanche 12 juin : Rammstein, Megadeth, Volbeat, SabatonRival Sons, Trivium, Children of Bodom, Lofofora, Last TrainSkindredSkilettNew Years DayStrange BonesThe Shrine.
Les places sont en vente sur la billetterie officielle du festival et dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Vendredi 13 mai 2016

On savait que quelque chose se tramait entre Ozzy Osbourne et Slipknot. L'annonce a été faite jeudi par Sharon Osbourne : le Ozzfest et le Knotfest s'associent pour proposer deux jours de concerts les 24 et 25 septembre à San Bernardino (Californie). Le samedi sera la journée "Ozzfest" et verra se produire Black Sabbath, Megadeth, Disturbed, Opeth, Black Label Society, Children of Bodom et d'autres, tandis que le dimanche "Knotfest" mettra à l'honneur Slipknot, Slayer, Anthrax, Amon Amarth, Trivium, Sabaton...Toutes les infos sur l'event FB.

Lundi 09 mai 2016

Concours : Le Download Festival débarque en France du 10 au 12 juin 2016 à l'Hippodrome de Longchamps. Au programme :

- Vendredi 10 juin : Iron Maiden, Deftones, Ghost, Gojira, Anthrax, Tremonti, Avatar, BeartoothWe Came As RomansBlackrainThe Wild LiesRaven Ages.
- Samedi 11 juin : Korn, Biffy Clyro, Amon Amarth, Jane's Addiction, One Ok Rock, SaxonBaby Metal, Apocalyptica, Mass Hysteria, Twin Atlantic, The Struts, The Inspector Cluzo, Arcane RootsShinedown.
- Dimanche 12 juin : Rammstein, Megadeth, Volbeat, SabatonRival Sons, Trivium, Children of Bodom, Lofofora, Last TrainSkindredSkilettNew Years DayStrange BonesThe Shrine.

Les places sont en vente sur la billetterie officielle du festival et dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.
À cette occasion, Live Nation et le Download Festival s'associent pour vous gagner 5 x 1 pass 3 jours. Pour participer, ça se passe par ici. Bonne chance !

Dimanche 01 mai 2016

The Last Stand, le prochain Sabaton, sortira en août chez Nuclear Blast. L'artwork est visible ici.

Jeudi 14 avril 2016

L'intégralité du concert de Sabaton au Stereolux de Nantes en février dernier se matte dans la suite.